Les fidèles du Boukornine

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mardi 21 juillet 2009

A combattre la lune, on finit toujours par triompher



Il était trois heures du matin, je me réveillais en sursaut d’un cauchemar qui avait trop duré.
Trop de sang, trop d’obscurité, trop de ténèbres brouillant l’horizon.

Mon corps était crispé, paralysé par la peur de l’inconnu habillé de cette noirceur morbide qui fait que la nuit, nuit gravement à ma santé.

Je sortis ma panoplie de cow-boy vieille de treize ans comprenant avec exactitude une ceinture, un sabre qui avait tout l’air d’une arme à double tranchant, puisqu’elle avait le tort d’être à la fois très lourde à porter mais de n’être aucunement tranchante, un révolver en plastique et un fouet que j’avais perdu de vue depuis que j’ai eu la mauvaise idée de le prêter à notre jeune voisin. (vas savoir à quelles pratiques il est en train de servir actuellement)
Ainsi, je me rendis sur le champ de bataille sans trop tarder. Je m’étais fixé rendez-vous avec la lune, mais elle n’eut même pas le courage de venir en entier.

Elle m’envoya un minable croissant lumineux, comme si elle sous-estimait la puissance de mes coups.

Comme il était de coutume de le faire, j’ai commencé par lancer un « dieu est grand ! » pour que la lune sache à quoi s’en tenir.
Je me suis battu et débattu pendant des heures entières. Je transpirais et usais de toutes les techniques que j’avais apprises dans la rue.
Mais à mesure que le temps passait, mes forces s’affaiblissaient et je commençais à douter de ma capacité à rentrer victorieux de cette éprouvante et interminable bataille.

C’était sans compter sur l’on-ne-peut-plus précieux soutien de dieu le tout puissant !
Puisqu’à 5h16 très exactement, la lune a fini par abdiquer !
J’ai fini par gagner !
La lumière du jour prit définitivement place.
Personne ne le sut à part moi, mais j’étais à l’origine de toute cette modification de la morphologie du monde. J’ai réussi à chasser la noirceur de tout l’univers.
Désormais, la population mondiale tient son héro !
Je serai toujours là pour déloger les mauvais esprits qui viendraient en toute inconscience s’aventurer sur ma planète !

Je passais la plus belle journée de ma vie.

Mais, je n’eus même pas le temps de savourer…. Vu qu’à 19h37, si mes souvenirs sont bons. La planète commençait à récidiver.
La lune comprit qu’elle avait affaire à un adversaire coriace et m’envoya cette fois-ci un croissant encore plus volumineux que la veille.
Fatigué, usé, éprouvé et ne sachant plus à quel saint me vouer… J’ai fini par avoir la lumineuse idée que pour vaincre irréparablement la nuit, la seule et unique alternative qu’il y avait était de fermer les yeux dés que la lumière du jour commençait à disparaître pour empêcher que l’obscurité ne hante notre âme ne l’abandonnant qu’après l’avoir dénué de toute inspiration, ingéniosité et de toute son essence.
J’ai été qualifié de fou allié, voire de fou à lier… Certains sont même allés jusqu’à me juger bon pour la guillotine.

Mais je sais que quelque part dans ce bas monde existent des aventuriers de ma trempe, je passerais le restant de mes jours à les rechercher. Mais un jour, je le sais, on s’unira pour faire abdiquer la nuit à jamais !

mardi 7 avril 2009

Don quichotte des temps modernes…

Prendre le taureau par les cornes.
Défier les lois de la gravité pour aborder légèrement des sujets graves.
Combattre des moulins à vents.
S’approprier des causes justes où tu ne devrais même pas te sentir concerné.
Aimer la vérité au point de faire de ton corps un pont pour qu’elle puisse quitter définitivement l’horreur des ténèbres.
Etre toujours disponible, toujours présent à l’appel quand il s’agît de s’élever contre une injustice, de défendre un être indéfendable pour peu que tu sois convaincu de la légitimité de sa cause.
Vénérer des principes nobles tels que LIBERTE, EGALITE, JUSTICE.
Ne pas avoir peur de dire les vérités telles qu’elles sont, aussi crues soient-elles pourvu qu’à la fin tu arrives à faire changer la face du monde.
Avoir à l’idée que tel ou tel te cherchent à l’heure actuelle pour te demander des comptes à propos de ton engagement qu’ils jugent excessif, s’endormir, cependant, avec toute la sérénité du monde.
Avoir le cœur qui bat fort à chaque fois que tu es en présence d’un abus. Avoir l’esprit citoyen, laisser son stylo toujours à portée de main et ne jamais tarder à rédiger la révolte des laissés pour compte, les peines des démunis et la haine des oiseaux chassés illégalement de leurs nids.
Etre craint pour sa franchise, son franc-parler ou respecté pour son honneur, sa dignité.
C’est ainsi que tu es né, p’tit frère… Et c’est ainsi que tu périras !