Les fidèles du Boukornine

mardi 11 septembre 2012

La Tunisie qui a noyé ses enfants...


J'ai remarqué que la majorité écrasante de mes connaissances utilisent des termes très durs pour qualifier les 7arra9a. 
Croyez-vous que les gens se jettent dans la mer pour le plaisir ? Croyez-vous que c'est un bonheur de risquer sa vie pour une destinée incertaine ?

"Ils ont toujours la possibilité de faire des petits boulots mais veulent à tout prix s'enrichir rapidement !" qu'ils se répètent ! 

Mais réveillez-vous ! L'ascenseur social est bloqué ! La Tunisie n'arrive plus à faire rêver ses enfants. Un jeune de 22 ans est condamné à faire des petits boulots, à toucher une paye minable, à fonder une famille qui l'étranglera dans des dettes qu'il mettra trente ans à payer. 

Il n'y a pas de terrains de football, pas d'endroits où les jeunes peuvent se faire plaisir, pas de maisons de jeunes qui offrent à cette jeunesse étouffée une bouffée d'air frais. 

La corruption bat son plein. Le favoritisme, le clientélisme, le népotisme... Il ne suffit pas d'être diplômé et compétent pour percer. Il faut surtout être l'ami ou le fils de quelqu'un. L'exclusion est le pire des maux. Se sentir étranger dans son propre pays, exilé dans sa propre nation. Quel déchirement !

Dés qu'il sortent dans la rue, ils se font humilier par les forces de l'ordre et gare à celui qui ose contester. 
La fin de feu Abderraouf Khammessi, le martyr de la torture policière en est l'exemple.


La révolution qui était venue pour recouvrir la dignité des tunisiens n'était qu'un leurre, un simple prétexte pour justifier la mise en place d'une dictature théocratique aussi pourrie que la précédente et même ses revendications sociales originelles ont été noyées dans la liste interminable des faux-problèmes identitaires. 

Le contexte tunisien est déprimant. Les comploteurs se partagent le gâteau. La nation paye de sa chair le tribut de leurs abus, au prix de la prunelle de ses yeux, ses enfants perdus...

Cette tragédie nationale dure depuis des décennies. La solution est pourtant claire, loin des lois répressives actuelles, le tout est de réapprendre à la jeunesse tunisienne d'aimer son pays et de s'y projeter dans cinquante ans. 

Soit nous repêcherons le corps de cette jeunesse dévorée par les poissons des profondeurs abyssales du désespoir, soit honnis nous vivrons, hantés par les cris atroces d'un enfant de cinq ans qui appelle au secours avant que ses poumons remplis d'eau salée ne s'arrêtent définitivement de respirer.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

un beau coup de gueule comme d'habitude mais ce titre est trop dur pour notre petite tunisie! Pitié quand même!

Hannah Ensaïbia a dit…

La Tunisie meurtrière oui.. nos pauvres jeunes, nos enfants, quel gâchis !

Hannah Ensaïbia a dit…

La Tunisie meurtrière oui.. nos pauvres jeunes, nos enfants, quel gâchis !

talha dalila a dit…

le problème c'est que la plupart des jeunes ne rèvent que de partir l'eldorado ils y croient encore alors que s'ils ne meurent pas en mer ils survivent dans ces pays qui ne sont aucunement des pays d'accueil dans des conditions inhumaines . En tunisie le système socio-économique doit repenser sa politique quant à la jeunesse de sorte qu'elle se sente intégrée et partie prenante de le dynamique du pays . Il faut arrêter de fermer les yeux . C'est notre faute si nos enfants Sont avalès par la mer , si leurs corps sont rejetés sur les rivages ou ( quand ils échappent) dorment sous les ponts et dans les cartons en europe .HONTE A NOUS .

Anonyme a dit…

C'est un gâchis!
Le gouvernement est coupable!
Il n'y a plus d'issue, c'est le désespoir!
L.M