Les fidèles du Boukornine

mercredi 28 octobre 2009

Offre alléchante au pays du bonheur absolu : un sidéen pour conjoint

Le Certificat Médical Prénuptial, à priori un gage de sécurité pour tous les chanceux de ce monde qui ont vu chez un être humain la douceur et l’amour que devrait fournir une moitié digne de ce nom.

En effet, il n’est délivré qu’après avoir pris connaissance des résultats d’examens cliniques et paracliniques destinés à rechercher une quelconque pathologie contagieuse que couverait l’un des présumés futurs-époux.

Jusque là, vous vous demandez probablement la raison d’être de ce texte vu que le commun des mortels est déjà initié à ce genre d’informations basiques.

L’immense problème, chers amis, comme l’indique le titre de ce billet, c’est que le dépistage du VIH, virus responsable du SIDA, (pour ne citer que cette pathologie) n’est pas de pratique courante en Tunisie dans le cadre du Certificat Médical Prénuptial.

Ce qui m’a poussé à tirer ce signal d’alarme c’est cette dame qui s’est présentée aux consultations externes du service d’infectiologie et chez qui on a retrouvé le VIH.
Il s’est avéré par la suite que même sa fille portait dans son sang cette bombe à retardement.
Et en poussant plus loin les investigations, on a compris que le mari avait reçu un certificat prénuptial affirmant qu’il pouvait se marier sans risques alors qu’il était séropositif pour le Virus de l’Immunodéficience Humaine.

Destin tragique pour une femme que le système sanitaire a trompé.

Cependant, tout le monde peut exiger que le dépistage du VIH figure dans la liste des examens à réaliser.

Exigez donc, votre droit de vivre !
Parce que le SIDA tue…
Parce que le système sanitaire tue…
Parce qu’un citoyen averti en vaut bien deux.
Parce que le SIDA n’a pas de visage ou alors celui d’un sourire éclatant voire même d’un corps alléchant.
Pour finir parce que… La confiance dans ces circonstances n’est qu’une bêtise d’une infinie naïfeté.

vendredi 16 octobre 2009

Songes et élucubrations

Porter tous les maux du monde, pâtir de toutes les peines.
Etre réduit au statut de simple spectateur impuissant d’un spectacle ennuyeux, d’une merde ornée de paillettes à laquelle on peine à prendre gout.

Marcher seul en silence avec pour unique compagnie un désespoir incommensurable et une haine démesurée.

Mâcher ses mots et les avaler parce que personne ne comprendra.
Parce qu’on parle une autre langue.

Voir dans tous les murs du monde, dans tous les entractes et des chapitres inachevés, des chansons tristes, un son mélancolique de piano vieilli et délaissé.

Ecrire pour unique amour.
Ecrire pour unique raison.

Ecrire comme pour mourir et renaître entre les dents des insectes nécrophages.

Aucune envie de pleurer car plus de force et plus de volonté.
Juste l’envie de marcher seul en silence, tout aussi désespéré.

Laisser un cœur qui ne sait de l’amour que la fougue des héros romanesques, communiquer avec une lune irréparablement navrée de l’écouter.

Se laisser prendre dans les draps de la solitude.
Ne surtout pas s’obstiner à quitter trop vite son exil.

Parce que dans son bagne on peut déguster du Brel, apprécier Baudelaire et trouver Aznavour trop joyeux de s’exprimer.

Demain est un autre jour, demain est un jour nouveau.
Dans son esprit anesthésié, sa créativité muselée ou sa liberté piétinée… Le mieux n’est-il pas de se laisser dévorer par l’insatiable envie d’exister ?

lundi 12 octobre 2009

La vie tranquille des gens des urgences…



Dans ce couloir lugubre truffé de chambres qu’on se plait à dénommer box, s’entassent des dizaines de malades.
Le lendemain, ils auront soit eu trop peur pour leur vie, soit eu le bon reflexe juste à temps soit pas assez de veine pour passer ce cap aigu en toute sécurité.

Mais la majorité écrasante s’accordera à affirmer que pour un pays classé premier au Monde Arabe et en Afrique dans un certain classement basé exclusivement sur la qualité de vie, c’est quand même curieux de se retrouver dans ces conditions tellement lamentables dans ce qui est considéré comme étant une grande artère du secteur médical du Grand-Tunis.

Ahmed un jeune habituellement souriant d’el Mallassine, simplement heureux de vivre qu’importait sa condition, se trouvait étendu aux côtés des innombrables Mohamed qui se tordaient de douleur en silence et des infinies Fatma qui piquaient leurs crises d’hystérie (ou crises H dans le jargon médical), tranquillement sous les regards à la fois effrayés et compatissants des Mehdi et des Samira qui les accompagnaient.

Il se faisait vraiment tard.
Dehors, ce n’eut été ces circonstances, on aurait pris un malin plaisir à apprécier une tasse de thé pour mieux être submergé par la quiétude de ce silence qu’on ne pensait jamais atteindre ce coin du monde malmené par les klaxons des taxis qui l’envahissent d’habitude, cette espèce de conducteurs hélas étrangère à toute forme de patience.

Ahmed perdit définitivement le sourire. Il fallait le comprendre le pauvre avec treize coups de couteaux qui lui ornaient l’abdomen et le thorax, on ne pouvait pas lui demander davantage de compréhension.

Pouls filant, tension imprenable, arrêt cardiaque… Réanimation acharnée…
Le patient récupère… Mais son cœur insiste pour avoir le dernier mot.
Heure du décès : 3h55.
Le braquage à l’arme blanche a eu raison de son âme.
Le médecin urgentiste impassible, coche la case obstacle à l’inhumation du certificat médical de décès et réclame de ce fait une autopsie.

Pourtant, à ses débuts, ce médecin pleurait toutes les larmes de son corps à chaque mort à laquelle il était confronté.
Le jour de l’aïd el kebir, il refusait d’assister à l’assassinat de cette créature innocente qui avait simplement eu le tort d’exister.
Aujourd’hui, le terme « mort » ne signifie plus pour lui qu’une place vacante de plus dans les lits du service. Ceci ne veut aucunement laisser croire qu’il n’était pas compétent ou qu’il se désintéressait de la vie de ses malades. Bien au contraire, il s’obstinait à donner le meilleur de lui-même pour assurer la survie de chaque patient qui le croisait.
Mais à voir autant de morts, c’en devient naturellement banal. La fibre sensible s’anesthésie et finit par succomber sous le poids de l’expérience.

Il est aussi des nouvelles apaisantes émanant de cet édifice plus angoissant que la villa d’Amityville, Les Mohamed n’avaient rien de grave et sont retournés chez eux avec une simple prescription d’antalgiques.

Les crises H et leurs spectaculaires théâtralisations ont fini par s’estomper. Les familles des malades ont compris que ce n’était autre qu’un signal d’alarme et un appel à l’aide.
Ils rentreront épaulés, se tenants les mains dans une ambiance des plus fraternelles.

La vie continue dans le service des urgences et suit son cours inéluctable sous le regard bienveillant des blouses blanches.

Le personnel au cours des rares périodes d’accalmies sortira prendre l’air et boire un café pour faire semblant d’adhérer à la tranquillité de ce qui reste de la nuit en attendant une autre vie à sauver…

jeudi 24 septembre 2009

Côtoyer la mort




Le matin d’un lundi qui ressemble drôlement au mardi qui suivra et à un mercredi ordinaire.
Le jeune stagiaire vétéran, remonte ce couloir bondé comme pas possible par des malades désespérés de voir leur plainte entendue un de ces jours.
En arborant cette blouse jadis blanche, jaunie et ternie par le poids des jours et du café et des excréments que les oiseaux se plaisaient à lui larguer de là haut…
Elle lui donnait de l’allure et même une autre dimension.
Il voyait dans leurs regards égarés, renaître un certain espoir en le voyant.
Mais il savait pertinemment qu’il ne pouvait à lui seul changer tout un système, répondre aux attente d’un peuple alors que sans juger bon de leur faire parvenir cette convicition

En entrant, il fut accueilli par un spectacle matinal des plus agréables.
Un premier cadavre et puis un autre…
Des victimes du destin.
Un jeune de 24 ans pris dans une bagarre et qui essayait tout bêtement de calmer les esprits…
Et un vieux de 72 ans qui s’excuserait presque d’avoir été aussi longtemps en vie à croire les tares qui s’entassaient sur son dossier médical depuis des décennies entières.

Et puis, ce fut chaque jour pareil.
Avec des pics d’une dizaine de morts.
On n’est ni en période de guerre ni de pandémie.
Mais, on a tout a fait le droit de mourir quand même, de se faire réanimer, intuber, ventiler, de faire un arrêt respiratoire ou circulatoire et d’avoir un certificat médical de décès remplis en bonne et due forme.
Même en période de paix.

A la longue, notre stagiaire, mi je-m’en-foutiste, mi consciencieux, en arriva à flairer la mort, à la percevoir de loin, à lui parler, seul dans le noir et aussi à la sentir mais cette dernière faculté, il ne s’en vantait pas trop, croyant fermement qu’il n’était pas le seul.


Chaque jour en apercevant les corps inanimés, il s’en allait très vite vomir sa peine, son angoisse et son profond dégout de la vie.

En vomissant, il omettait d’expulser ses questions existentielles et son mal-être.

Pourquoi vivons-nous, si c’est pour se vautrer au fond d’un couloir sous les regards désintéressé d’un corps médical qui aura tout vu et tout vécu ?

Pourquoi baisser la tête tellement de fois si une telle fin est inéluctable ?

Pourquoi se pourrir la vie de questions existentielles si on n’est même pas sûr d’exister et qu’on est au moins certain de ne pas perdurer ?

Si la vie est une maladie incurable, où trouver la force et l’envie de vivre pleinement sa maladie ?

Et les nausées repartaient de plus belles…

Il passa outre ces interrogations… Il s’efforça de sourire face à cette brune inconnue au salut matinal chaleureux et séduisant.

Mais ces efforts étaient vains.

Force était de constater, que tous ces aléas de cette maladie incurable de la vie lui prirent le sourire… et pour longtemps.

vendredi 18 septembre 2009

Sabra et Chatila… 27 ans déjà…



Pour les amnésiques ou les incultes, le 16 et le 17 septembre 1982 eut lieu au sud Liban dans les deux camps de réfugiés palestiniens Sabra et Chatila un véritable génocide.

Le nombre des victimes varie selon les estimations entre cinq cents et cinq milles.

Le jeudi 16 septembre au soir, des militaires israéliens trahissent la confiance des réfugiés palestiniens du Sud Liban dont ils s’étaient engagés sous la bienveillance américaine à assurer la protection vis-à-vis notamment des milices chrétiennes libanaises pro-israéliennes surtout que l’ambiance était pour le moins tendue…

Effectivement, encouragés par les hommes de Ariel Sharon, alors ministre de la défense, les phalangistes ont tué sans répit aucun… des hommes, des femmes, des enfants, des civiles, des combattants de l’OLP, des employés de la Croix-Rouge…

Le cauchemar se poursuivra jusqu’à samedi vers 8h du matin, au moment ou pratiquement plus aucun bébé ne pousse de cri, plus aucun homme ne gronde et plus aucune femme ne pleure sa famille partie trop tôt…

Le calme règne de nouveau sur Sabra et Chatila. Les deux scènes d’un crime ignoble tourné à huis-clos sous un ciel grisonnant avec une infaillible mise en scène signée Tsahal et pour anti-héros les Phalangistes…

Le monde entier s’indigne… Mais quand le monde s’indigne des crimes israéliens, il le fait en silence, gentiment…

La vie de plus d’un millier d’êtres humains ne vaut même pas qu’on s’y attarde…

Un peuple qui se tue à vouloir exister. Mais qu’on finit toujours par assassiner avant qu’il ne puisse y arriver.

A l’insolence et l’infinie arrogance des panthéons dans lesquels se vautrent les « grands hommes » de notre époque. Les légendes préfèrent de loin l’unité et l’humilité des fosses communes.

Ames volées, volez en toute quiétude, survolez ces terres qu’on ne vous enlèvera désormais jamais plus et n’oubliez surtout pas de reposer en paix !

dimanche 13 septembre 2009

Je pleure l'art urbain en Tunisie à commencer par ce foutu rap tunisien!

J’en arrivais même à cultiver ce rêve clandestin de faire comme mes idoles, de prendre un micro, de placer des rimes sur un rythme effréné, de faire bouger des têtes et marcher des neurones.

Encore fallait-il avoir la capacité de dire ce qu’on ne savait pas ou d’exprimer ce qu’on savait autrement pour se frayer un chemin et avoir un public qui daignera bouger la tête en écoutant.

Je m’enivrais d’écouter des chansons que beaucoup ne comprenaient pas ou n’y arrivaient tout simplement pas à discerner le moindre gout ou le soupçon d’art dans ce vacarme douloureux à entendre et indigeste pour l’ouïe.

Après tant d’années écoulées, force est de constater que le rap est resté un rêve qui a fini par régulariser sa situation dans mon esprit, au fil des années en tant qu’une ambition ô combien inaccessible.

Faire du rap ? Mais tu fais déjà médecine ?
Un médecin rappeur ! Tant que la thèse se fait attendre et qu’Hippocrate ne m’a pas obligé à suivre certaines règles à travers un serment vieux comme le monde dont l’interdiction d’allier deux boulots « contradictoires » vu qu’être médecin est jugé noble alors que faire du rap est présumé méprisable.

Pourtant, je me sens on ne peut plus tenté d’être une grosse gueule qui viendrait vomir sa haine et communiquer son spleen à des spectateurs déchainés en mal de rêve et de repères.

Ce rêve me hante toujours et même plus qu’avant… De peur que ce ne soit un regret de plus à noter sur son testament.
Surtout quand je vois où en est le rap tunisien aujourd’hui. Très loin de nous ces rappeurs aux textes qui feraient rougir un féru défenseur des classiques de la musique de variété par un niveau pratiquement littéraire comme ceux du groupe IAM, de Passi ou de MC Solaar avec ses rimes déroutantes.

Chez nous, je ne vois qu’une bande de ratés, qui crient mais ne chantent pas et même s’ils se permettent parfois de chantonner, les textes n’ont aucune portée, ou pire, des fois, ils véhiculent des idées vieilles comme le monde comme ce Balti qui nous gratifie de sa « perle » : « Okhty ». Cette chanson où il interdit presque à sa sœur d’aimer avec le ton paternaliste et avisé d’un arriéré mental.
Cependant, il faut l’avouer, il a eu par le passé des « illuminations » avec notamment un certain morceau intitulé « Pouvoir, sexe w flous »…

N’en parlons même pas du reste du troupeau qui fait mine de ne pas mâcher ses mots mais qui aurait tellement mieux fait de les remâcher voire même de les avaler pour ne pas briser un silence dont on se rend que rarement de la valeur.

Même si je désespère parfois de voir un jour ce domaine fleurir.
Un autre mouvement qui vient de naître en Tunisie bien longtemps après les states (bien évidemment), c’est bien sûr le Slam.
Cette poésie urbaine qui est encore très selecte en Tunisie. Le groupe Slam Alikom mené par le talentueux Hatem Karoui fait présager le meilleur.

« I have a dream » comme Martin Luther-King en avait un à son époque, relativement s’entend.
Si en Amérique après tant d’années le rêve de ce pasteur noir fut pulvérisé par une réalité incroyable avec l’arrivée de Obama à la maison blanche pour casser la « barack » (Pour reprendre un jeu de mots très utilisé), j’ose aspirer à percer un jour dans ce milieu et de m’accrocher à l’art pour ne briser les chaînes qui me musèlent.

Sauf qu’on dit qu’en parler porte malheur…
Tant pis, ne dit-on pas aussi que la chance, c’est pour les faibles…

lundi 7 septembre 2009

Le patriotisme à la tunisienne à travers l’exemple de l’équipe nationale de football

J’ai parlé à des individus de différentes nationalités, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, instruits ou incultes, riches ou pauvres…

Ils s’accordaient tous à vénérer leur pays d’appartenance, à aimer leur hymne national et adorer les couleurs de leur drapeau en dépit des innombrables reproches qu’ils auront à formuler quant aux différentes manières avec lesquelles il est géré.

Mais ô grand jamais, je n’ai pu comprendre comment des énergumènes comme j’en croise par centaines dans ce bled clament fièrement leur déni de leur patrie et leur haine de leurs couleurs.
Imaginez que même en regardant un match de foot d’une extrême importance dans lequel son équipe nationale est l’un des partis, on puisse s’attrister de la victoire des siens.

C’est une idée que je ne suis pas arrivé à concevoir.
Comment peut-on naître, vivre, se nourrir et à priori être destiné à mourir dans ce pays et n’avoir même pas l’infime sympathie pour cette terre ?

Quand je vois des palestiniens lutter témérairement pour que puisse exister un état palestinien…
Quand je vois comment des libanais sont bombardés nuit et jour, perdent des êtres chers et ne pensent même pas à s’exiler pour fuir le massacre…

Dés que tu parles à un tunisien lambda, au-delà de son irrésistible envie de quitter le territoire national, il arrivera très rarement à s’opposer à cet appétit gargantuesque d’injurier son propre pays.

Pire encore, n’a-t-on pas entendu parler de cette pièce de théâtre tunisienne dans laquelle la réplique dénigrant la nation « dinomm hal bléd » soit accueilli avec des acclamations à tout rompre d’un public en mal d’insultes vis-à-vis de son bled.

De quel patriotisme parlons-nous donc ?

Le patriotisme est une idée désuète dans nos contrées, un fantasme que le peuple ne pourrait jamais assouvir, une légende selon laquelle un jour on a pu aimer ce pays dont l’histoire est toutefois riches en pages dorées.

Pourtant, des gens sont morts pour offrir l’indépendance aux tunisiens.

Des hommes ont laissé leurs familles et se sont isolés dans les montagnes au péril de leurs
vies et ont été baptisé les « fellagas » pour que je puisse aujourd’hui fredonner impunément une chanson des Beatles.

Que l’on s’obstine à vénérer « Ettalien » et à cultiver ce rêve inaccessible de bonheur et de succès, on pourrait très bien comprendre en voyant les conditions dans lesquelles vivent certaines familles mais qu’on en arrive à haïr le pays et à ne voir aucun charme dans le drapeau couleur sang flanqué d’une étoile et d’un croissant, c’en devient sérieusement révoltant !

jeudi 3 septembre 2009

La guerre divine

Je combats au nom de Dieu le tout puissant.
Dieu ne me l’a pas demandé, mais je suis sûr que si on avait une petite discussion création-créateur, il m’encouragerait à y déployer tout mon génie.

J’insulte les mères de ceux qui ne sont pas d’accord. Les pères aussi y passent. Parfois les sœurs tant qu’on y est.
Surtout quand l’ennemi est orphelin. Les affronts sont alors plus exquis.

Depuis que j’ai connu l’islam. Je vis en paix avec moi-même. J’ai enfin connu la quiétude. Dieu m’a promis soixante-dix vierges.
Par contre, je me fais un sang d’encre pour corriger mon environnement à coups d’acide chlorhydrique, de crachats et d’urines avec lesquels je couvre les mécréants.

Je mène la guerre sainte et même si je meurs, j’aurais le rang tant prisé de martyr et je me gaverais de Boukha et forniquerais à longueur de journées avec uniquement des vierges dans mon harem.

Je ne cesse de sensibiliser le monde contre les dangers de cette laïcisation dont les méprisables défenseurs se multiplient à vue d’œil.

Je méprise les avis qui me contredisent et vois en l’islam l’unique voie du salut. Dans le cas contraire, ces athées trépasseront par mes soins et périront en enfer éternellement.

Il est vrai que je n’ai jamais lu le coran, je n’ai même jamais prié mais je crois savoir que l’esprit de l’islam est en moi. La preuve en est, cette barbe que je me laisse pousser depuis plusieurs années.


Au nom de la laïcité et de la liberté d’expression, je combats l’islam et son Dieu le tout puissant.
L’audition de versets coraniques provoque en moi une éruption cutanée allergique.
Je crois dur comme fer que tous les croyants sont des idiots qui n’ont pas su comprendre qu’on n’est que le fruit du hasard, ou pire encore des faibles qui se laissent docilement guider par les règles puériles d’une religion absurde.

Je lève mon verre de whisky en plein mois saint du ramadan pour provoquer ce troupeau dont les cerveaux sont en veille depuis leur naissance.

J’insulte la religion et clame mon soutien à tous les mouvements anti-islam.
Traite inconditionnellement les filles voilées de putes coincées qui ont peur de saluer de la main un homme de peur d’être envahies par un plaisir interdit.

Je hais cette religion. Je mets en garde contre l’islamisation de cette population et ses dangers.
J’y vois la fin de la civilisation.

Je clame forniquer et me saouler à longueur de journées et me moque éperdument de tous ceux qui s’en abstiennent pour des promesses que personne ne saurait leur garantir.

Je crois détenir la vérité et rit à me tordre le cou en voyant les autres se prosterner.
Je me fous de heurter la sensibilité de quiconque, je suis dans un pays libre et je me permets penser ouvertement !





Entre ces deux extrêmes je peine à trouver lequel des deux nous mènera plus vite à notre perte. Mais je suis au moins sûr que les deux combinés nous y guideront beaucoup plus simplement.

mercredi 2 septembre 2009

زبلة البلوغوسفير



توا مديدة كبيرة، البلوغوسفير تفتقت من بعضها. انقسامات، سبان، إتهامات، خلافات.
يا تكون من الحرافيش يا تكون من الناس إلي يفهمولها في كل شيء ويعرفوا الباهي والدوني وعندهم الحق يسبوا بإسم الدفاع على كرامة الشعب والهوية.

يا حسرة على بلوغوسفير زمان إلي كانت الحملات على عمار وغيرو وراء بعضهم والناس تنقش النقشة تلو الأخرى.

كانت بلوغوسفير عندها دور في تونس. توصل المعلومات للشعب، تساهم في محاربة التعتيم إلي مغروم بيه اعلامنا العزيز الغالي.

تبقى نهارين غايب ترصيلك سويعتين تقرأ وتتبنن.

توا تغيب حتى جمعتين، كي تجي، تحمد ربي ما خلطتش على الخرم والتفاهات.

هذا م
وش وقوف على الأطلال، خاطر مازال الخير في الدنيا. وروح التدوين مازالت ما طلعتش نهائياً إلى الرفيق الأعلى.

أما هاو رصاتنا في مصب الزبلة متاع البلوغسفير، نفرزو والريحة قاتلتنا. أهوكة مرة بعد قداش نطيحوا بقطعة ما صارتش.
والفائدة في آخر الأمر واحد يكون راضي على إلي يكتب فيه.

samedi 29 août 2009

Texte hallucinogène



A base de métaphores, de comparaisons, d’oxymores et d’autres procédés (douteux) d’écriture.

En employant le passé simple de l’indicatif et l’imparfait du subjonctif comme pour dire qu’il ne susse pas mais qu’il ne fusse pas innocent pour autant…

S’efforçant d’être objectif pour écorcher vive une vérité d’une hypocrisie inouïe en s’aidant d’un sabre trempé dans de l’encre de chine en guise de plume.

Un texte à mi-chemin entre la poésie et la prose qui pose des verbes, des noms masculins émasculés par la force des choses.

Un texte aux appas certains qui allèchent plus d’un. Un texte fait entièrement à la main avec du cuir de daim.

Un texte qui rend la liberté aux oiseaux emprisonnés pour peu qu’il les entende chanter et qui traite des plus grands maux du monde avec une incroyable légèreté.

Un texte intemporel qu’on lira dans mille ans pour dire que l’on ne comprend pas ces divagations blasphématoires.

Un texte que l’on psalmodie du bout des lèvres de peur d’être surpris à regretter le temps où les gens écrivaient leur peines mais ne pleuraient pas, ne trouvaient aucune gêne à retranscrire les dimensions de leur pas.
Pour que justement dans mille ans, un jeune ado boutonneux perdu dans l’amour d’une console de jeu sache à quoi ressemblait la face du monde à notre époque.

Texte très souvent porté vers la poésie qui sent le moisi et dont les méthodes de persuasion s’apparentent à celles des nazis.

Quelques mots subtils, fragiles mais non moins agiles qui s’étendent, attendent et prétendent pouvoir agir.

Sacrées maudites lettres, qui ont marre d’avoir du mal et ont tellement envie d’être.

Elles partent déjà pour de nouvelles pages et avant de s’évanouir dans la pénombre, clament avec rage : « A bas les syllabes qui nous enchainent, bandes d’écervelés laissez les lettres prendre les rênes »

mercredi 26 août 2009

Et si une fin heureuse était à considérer ?



On passe le plus clair de son temps à chercher ce qu’on croit éternellement inaccessible, ce dont on ne soupçonnera jamais la réalisation et à s’accrocher inlassablement à des chimères.
Mais on se plait à rêver, à s’évader d’un quotidien morose vers des songes magiques.

On s’en sert pour garder le sourire, pour ne jamais s’effondrer, pour être grand et fort comme un homme se doit d’être et de demeurer.

Cependant, qu’en est-il quand le plus fin des scénaristes à savoir le destin ou le hasard, selon les convictions, passé maître dans l’art du « dribbling », coupe court à toutes ces idées reçues du pessimiste endurci que je suis?

Comment nous sentirions-nous si la fin était vraiment heureuse ?

Si le paradis allait inéluctablement nous accueillir ?

Si la femme dont on a toujours rêvé existait vraiment ?

Cela revient à se demander si un prisonnier ayant passé sa vie derrière les barreaux saurait retrouver gout à la liberté ou si un palestinien saurait apprécier la paix après tant de décennies d’occupation sanglante…

Pour ma part, même pris de court, la question ne se pose même pas.

Je l’ai su le jour où j’ai découvert sa présence dans mon monde.

Elle.

Une jeune fille au sourire ravageur, au regard débordant de malice, à la sensibilité à fleur de peau et aux gouts raffinés.

Une personne digne de confiance.

Une créature féérique en l’apparence humaine mais seulement qu’en apparence.

Elle a su en un moment dissiper des doutes vieux comme le monde, déraciner des idées noires que je pensais aussi invulnérables que des mauvaises herbes qui savent résister indéfiniment aux diverses exterminations amorcées ou à entreprendre.

Elle qui sait inspirer. Qui arrive à l’aide d’un simple sourire à irradier le monde de paix et de joie de vivre.

A lui parler, on l’apprécie. A la regarder on l’admire. A l’écouter, elle nous subjugue.

Si vous pouvez évoquer des guerres, des famines ou une pandémie imminente avec un indétrônable sourire aux lèvres, c’est que vous tenez votre merveille.

Je souhaite à chacun de trouver son miracle et je me contente, quant à moi, d’apprécier le mien parce qu’une fin heureuse n’est autre qu’un commencement.
Et que même en achevant sa vie avec elle… On aurait pleinement la fraîcheur et le sentiment de débuter…

samedi 22 août 2009

Un peuple qui aime se féliciter…

Je fais partie d’un peuple qui voit le bien partout.
Qui s’illustre de mille manières pour se féliciter d’une nouvelle journée.
Qui se tord pour trouver des occasions parfois tellement surprenantes de s’embrasser et de se dire « mabrouk ».
Les SMS défilent, l’opérateur téléphonique jubile, le peuple rit aux éclats.
Nous sommes des gens abondamment heureux de vivre au point que l’on célèbre nos fêtes et celles des autres cultures pourvu que l’on ait l’occasion d’échanger des vœux de bonheur.
Peut-être parce que souhaiter est un acte gratuit et qu’ici bas on affectionne particulièrement la gratuité.
C’est probablement pour cela que dans le JT de 20 heures de notre chaîne publique vedette, j’ai cité la première/septième chaîne télévisée TV 7, on est toujours content de ce que l’on est même si l’on n’est rien… Mais la vie est trop courte pour qu’on la gâche à s'auto-critiquer…

Critiquer oui ! Vous savez cet acte diabolique qui ne dénote que d’un mauvais gout et d’une haine démesurée à l’objet de la critique.

Il ne me reste plus que de vous souhaiter joyeux ramadan, joyeuses fêtes, vive la Tunisie, premier pays arabe et africain du point de vue de la qualité de vie, premier championnat de football à l’échelle africaine et arabe, premier pays arabe dans la compétitivité de son économie…

Viens embrasser ton frère ! Mais lèves-toi ! Tu n’oublieras pas de saluer ta maman et ta tante au Canada !

« Devenez tunisiens et accédez au bonheur ! »

كلنا معاً لمقاومة التصحر، والقومة بكري للتسحر



سخانة موش كان تفطر وتجيبلها أسلحة الدمار الشامل متاع إسرائيل وأمريكا وتزيد سيتيرنة ماء مصكج... ما تقدرش عليها.

وزيد يصدم علينا شهر الصيام في قلب الصيف... يا بوقلب!!!

ساعة قبل كل شيء رمضان مبروك على كل من يحب رمضان بما فيه الجو متاع التقمير في الليل والسهريات للصباح والبريك وشربة الفريك واللمة العائلية والمسلسلات وبالطبيعة أولاً التوبة النصوح لله عز وجل كان خلطنا عليها من العمايل الزرقة إلي تتبع فينا منذ سنين...

وحتى الناس إلي تكره حاجة اسمها رمضان وما ترى فيه كان جملة من سلوكيات لا تعكس سوى نفاق المجتمع... حتى هما انشالله رمضانهم مبروك ويوسعوا بالهم معانا بركة.

مع العلم إلي حد ما ألزم على حد باش ما عادش يسكر وإلا ماعادش يملى أيام بالي نسميّوه في ألدين الموبقات.

وأما في ما يخص إلي عاقد العزم باش يصوم شهر كامل انشالله وفرحان بحلول رمضان كأنو باش يقسم شطارى مع مولى قهوة الحومة كيما العبد لله... كل تمنياتي بعدم السقوط ضحية صيام يبدو أصعب من الباك والطب والدكتوراه مع بعضهم.
وكلمة أخيرة، السحور والسحور ثم السحور... للبقاء على قيد الحياة على الأقل حتى نتعرّف على إسم المترشح إلى كأس العالم متاع جنوب إفريقيا.

وإذا لا قدر الله... فاتك السحور يا صايم... فلك الله... وإلي خلق ما يضيّع

vendredi 21 août 2009

الحوايج في الماكينة... أنشرها ولك الأجر



الجملة هاذي ولات تعملي الحساسية. عندي جملة من اصدقائي على فايسبوك وفي الإيمايل مرجولي الكبدة متاعي بحكاية أنشرها ولك الأجر.

ساعة بربي فسرولي، من عند شكون خذاو كلمة إلي كان ننشرها عندي أجر؟ أنا شخصياً عندي مشكلة مع الغشة... شكون يضمنلي حكاية الأجر هاذي. تمشيش تدور قلبة مبعد ؟

وسؤال آخر: علاش إستعمال نبرة متاع تهديد ساعات وتسميع كلام من نوع: "إن لم تنشرها فلا تستحق أجرها".
أنا ما نستحقش أجرها وإنتي ما تستحقش نجاوبك.

قريب باش يطيح يسبلي في أمي وإلا يتعرضلي في الدورة خاطر ما مشيتلوش في هواه؟
وزيد بالقدر معاه، مش تقول كورنا البارح وإلا عملنا طرح رامي.

ماهو كي قدر علينا ربي باش تولينا داعية، أحكي برجولية، وقلي أنشرها برأس الحنينة وإن لم تنشرها نورمال، وقتها نقلك صحة وممكن ياسر نطيح بأقرب شريطة، ننشرلك دبشك وما غير مزية.

أما باش ندوروها لغة أنشر لا نغلط معاك، راهو ما يجيش، وشيء ما قالش بيه ربي... وعواشر توا مش مليح.

أقول كلامي هذا مع العلم أن جميع حقوق البث وخاصةً النشر محفوظة.
وإن لم تنشر كلامي هذا فلك أجر من عندي، دينار لايت إن كنت تونيزيانا وألفين إن كنت تيليكوم.

الحياة الجمعياتية في بلاد الترنني



في بلادنا قد ما عرفت عباد، فما حاجة تقريباً تلقاها عند الناس الكل ألا وهي الطمع.
فين ما تبدى فما فلوس وربح، الريقة تسيل، والمخ يولي يخدم وتمشي القيم تعمل دورة وتحل محلها المصالح الشخصية الضيقة (ساعات تولي واسعة، انتي والربح).

ناس تدبر أسفار، امتيازات، وبرشة حاجات وخدمات بلوشي على حساب المجموعة، وزد على ذلك يظهروا هوما فايقينلها ويقوموا بأعمال ذات مصلحة عامة ويعلى قدرهم بين الناس والصحافة تكتب وتمجد، وهللوا وكبروا تكبيراً...

وكان وقفت الحكاية هوني، انجموا نقولوا آش علينا فيهم وربي يبعد علينا ولاد الحرام ونغمضوا عينينا. أما برجولية يجيني واحد امسخ، كان جات الدنيا دنيا راهو ما يتهزش بمقص النار، يعطيني دروس في الأخلاقيات ويدعيلي في آخر الكلام انشالله نولي كيفو...

هكة ما عادش نقدر نصبر ولساني ينتان في لحظة ويركح ضرب خنيفري..

شنية نولي كيفك ؟
تدعيلي باش نولي سارق؟ وأنا والحمدلله ما عنديش دخل في المعامع القذرة متاعكم.

عباد مرضى ما قراوهم في المكتب كان الضمير المستتر، الشيء إلي خلى ضميرهم يحضر ويغيب إنتي والجو والمقام.

المعضلة الكبيرة هو أنو ما فماش مراقبة للميزانيات متاع الجمعيات وإلي يشد منصب في جمعية يبدى منو للكاسة ولا من يحاسب خاطر في بلادنا الناس في طبيعتها تحب إتفتف وزيد كي تلقى الظروف الملائمة، يولي شوية من الحنة وشوية من رطابة اليدين.

الحاسيلو الله يهلك كل من تفتف في كاسة وعلى ديار وكبر كرشو بفلوس الحرام وبطبيعة الحال ما نعمموش، فما جمعيات تعمل في حاجات كبيرة برشة وفما ناس مقتنعين ب إلي يعملوا فيه وهاذوما يستحقوا كل خير.

ولي عودة للموضوع هذا لدراسة مثال حي، هو إلي فيقني على الوضع.
خلي واحد لا يخليلهم لا يبقيلهم..
ونحن للفساد بالمرصاد.