Les fidèles du Boukornine

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vendredi 11 juin 2010

Quand le monde se fait sa coupe

On oubliera les victimes de Gaza et d'ailleurs.
On oubliera la crise financière.
On oubliera la famine et les métastases osseuses.
On oubliera la banquise qui fond.
On oubliera le manque cruel de liberté.
On oubliera les dépassements, les abus et les favelas qui se terrent dans une misère irrécupérable.
Le monde entrera dans une amnésie et une cécité des plus totales durant ce mois saint qui verra 32 nations s'affronter sur un terrain rectangulaire sous les yeux préoccupés d'un monde qui part en vrille.
L'euphorie est à son paroxysme.

Les arméniens oublieront leur génocide, les kurdes oublieront Saddam, Les palestiniens se vautreront dans leurs fauteuils peu confortables.

Silence, le coup d'envoi est donné.
Une à deux passes ou une passe à dix.
Cela ferait cher la passe, Ribery ne nous contredira pas.
Puis, une passe aveugle.
Le défenseur trébuche mais l'attaquant trépasse.
On était effondré, mais ça nous passera.

Et puis ce fut un centre tir venu d'une autre galaxie qui nous mena tellement prés du but... Sauf que l'attaquant palestinien fut victime d'un véritable attentat de la part du défenseur israélien.
Peu importe l'arbitre laisse jouer. 
Le juge de touche, originaire de Lahaye a d'abord annoncé un pénalty avec nécessité de sortir le carton rouge.
Mais sous la pression incessante de la défense, quintuplée par l'appui du public étasunien, le juge de touche a fini par céder et a même décidé que l'attaquant était en position de hors-jeu.

Bonne coupe du monde !
Gavons-nous d'opium tant qu'à faire ! 

vendredi 27 novembre 2009

Le berger et ses moutons

Je reste perplexe devant cette peuplade de moutons dirigée par un berger mal-rasé, à la mentalité carrée, à coups de bâtons pour qu’ils suivent la trajectoire qui leur est dessinée préalablement à main levée.

Ce qui expliquerait probablement les courbures imparfaites que prend naturellement cette trajectoire.

Certains moutons bêlent… d’autres pas…
Les moutons qui bêlent dérangent parce qu’ils réveillent les voisins.
Les voisins pourraient nuire à la santé d’un berger par un simple coup de fil.
Quand la nuit habille le monde, notre berger s’en va régler leurs comptes à ses brebis égarées qui ont la mauvaise idée de bêler.

Le berger ne comprend pas ce qu’ils ont, ces moutons, à bêler.
Les moutons se tuent à lui expliquer que c’est leur seule raison de vivre.
Il finit tout de même par les croire, en leur ôtant la vie en même temps que le droit de bêler.

Demain, le prétexte sera tout trouvé. Sur le certificat médical de décès, il cochera « Aïd el kébir » comme cause de décès.

Demain, des moutons périront, très peu garderont la vie sauve.
Même ceux qui ont gardé le silence tout au long de leurs vies s’en iront.
Dans deux jours, les têtes carbonisés, ils se ressembleront tous. Il ne restera plus que le berger qui n'aura aucun mal à adopter et éventuellement à battre une autre peuplade…

samedi 22 août 2009

Un peuple qui aime se féliciter…

Je fais partie d’un peuple qui voit le bien partout.
Qui s’illustre de mille manières pour se féliciter d’une nouvelle journée.
Qui se tord pour trouver des occasions parfois tellement surprenantes de s’embrasser et de se dire « mabrouk ».
Les SMS défilent, l’opérateur téléphonique jubile, le peuple rit aux éclats.
Nous sommes des gens abondamment heureux de vivre au point que l’on célèbre nos fêtes et celles des autres cultures pourvu que l’on ait l’occasion d’échanger des vœux de bonheur.
Peut-être parce que souhaiter est un acte gratuit et qu’ici bas on affectionne particulièrement la gratuité.
C’est probablement pour cela que dans le JT de 20 heures de notre chaîne publique vedette, j’ai cité la première/septième chaîne télévisée TV 7, on est toujours content de ce que l’on est même si l’on n’est rien… Mais la vie est trop courte pour qu’on la gâche à s'auto-critiquer…

Critiquer oui ! Vous savez cet acte diabolique qui ne dénote que d’un mauvais gout et d’une haine démesurée à l’objet de la critique.

Il ne me reste plus que de vous souhaiter joyeux ramadan, joyeuses fêtes, vive la Tunisie, premier pays arabe et africain du point de vue de la qualité de vie, premier championnat de football à l’échelle africaine et arabe, premier pays arabe dans la compétitivité de son économie…

Viens embrasser ton frère ! Mais lèves-toi ! Tu n’oublieras pas de saluer ta maman et ta tante au Canada !

« Devenez tunisiens et accédez au bonheur ! »

jeudi 13 août 2009

Je chante la femme tunisienne

Je ne peux m’empêcher d’être fier d’appartenir au seul pays au monde qui fête la femme et ce depuis plus de cinquante ans où le code du statut de la femme a vu le jour exactement le 13 août 1957.
L’un des rares pays où, pour un travail équivalent, la femme est payée identiquement à l’homme.

Aujourd’hui, je suis fier de cette femme tunisienne qui sort travailler, qui envahit les universités et qui bûche jour et nuit pour y arriver.

Même si dans nos rues, la femme est encore taxée de prostituée pour peu qu’elle ait envie de porter une mini-jupe ou de se faire belle avant de sortir.

J’aime toutes les femmes de ce pays.
Je les admire.
Je les estime.
Elles me passionnent.

De l’étudiante à la femme au foyer, la femme émancipée en passant par ces femmes qui triment à longueur de journées pour faire de ces terres fertiles des mines d’or ou de ces usines grisonnantes une source inépuisable de richesse.

Des brunes, aux blondes en passant par celles qui se teignent les cheveux avec du henné.


Vous égayez nos vies.
La moindre des choses est de vous en remercier.
Plus encore comme le chantait Julien Clerc : « Femmes je vous aime ! »

Une petite pensée aussi à feu Habib Bourguiba fondateur de la Tunisie moderne, celui grâce à qui nous marchons la tête haute où que ce soit dans le monde.

lundi 9 juin 2008

البارح كان في عمري عشرين


غير البارح كان في عمري عشرين كانت الضحكة أسهل من أي كلمة أخرى. كانت الدنيا أشبه إلى منام أكثر من أي شيء آخر ...
البارح غنينا وسهرنا، ضحكنا وصفقنا. عشنا الحاضر وما خممنا لا في ماضي ولا في مستقبل...
البارح كنا نعيشو احلى لحظات العمر مسلحين بأغاني سمير لوصيف، علي الرياحي وغيرهم وبمئة مليم قلوب كحل كانت عندهم نكهة خاصة...
البارح كان الحلم كبير والتفاؤل أكبر...
البارح كان كذب من نوع المغرب العربي والوحدة العربية يجدوا علينا...
البارح كانت القيم فرشكة في المخ والتمسك بيها شديد...
يا حسرة...
اليوم زدنا على العشرين تشيشة كيما يقولوا...
اليوم بدأ الشعر يشيب والأمور تتخلط... والباطل ديما ملصق روحو مع الحق وما عادش نفهمو شكون النحاس وشكون الذهب...
اليوم فهمنا إلي كذبوا علينا في نسبة كبيرة من إلي علمونا... إلي الحقيقة ما تلقاها لا في الكتب لا بين الأسطر... الحقيقة ؟ شكون الكذاب إلي قالك نعرفها؟
اليوم الحمدلله الضحك مازال هو إلي معيشنا هو والحلم إلي حارمنا من النوم...
نكبرو ونعيش ونفهمو كل مرة أكثر أسرار بحر الدنيا وحبنا لحمام الأنف و بوقرنين ما يحركوش الزمان...
ربي يكبرنا في طاعتو انشالله...