Les fidèles du Boukornine
mercredi 27 janvier 2010
Remise en ligne de l'archive du Boukornine
samedi 23 janvier 2010
Censure, étudiants(, merde) et ma schizophrénie
mercredi 20 janvier 2010
في بلاد العشرة ملاين مُنْتَصَر
فمة إسم مغرومين بيه الناس و موش عارفين الأبعاد متاعو.
بالفعل، فرق كبير ياسر بين مُنتَصَر و مُنتَصِر.
فالأوّل بمعنى المنهزم والثاني يعني الفائز.
وفي بلادنا ما نسمّيوْ كان مُنتَصَر.
واحد يجي يفوّل على ولدو و ينڤ فيها نڤَّة صحيحة وهو مازال عينيه ما حلّهمش مسيكن ملايكة.
عاد كان هكة الحكاية ما فيها باس نولّيوْ نسمّيوْ زادة ڤينية و همّ و فقري و بطّال و وطنيّة.
تقول إنتي وين المشكل؟ موش بالعاني والأعمال بالنّيّات.
إي مالا بابا خلّينا ننهزموا و نعطيوْ للذّل كارو والمهم بل والأهم نكونوا على نيّتنا والحمدلله
lundi 18 janvier 2010
Le fiasco vaccino-grippal
dimanche 17 janvier 2010
حتّى أنا مدوّن وطنيّ
توّة مديدة كبيرة و أنا غايب و موش لاهي بالخنّار إلّلي قاعد يصيرفي ها البرّ.
أما فمة كلام لازم يتقال.
من أقصى مظاهر التّخلّف تخوين الرأي المخالف و الإدّعاء إحتكار الوطنيّة.
توّة مدّة دخلوا معانا في البلوغوسفار جْمَيْعة يمثلوا في التيار التجمّعي و فيسع ما طاحوا يعطيوْ في الدروس للعباد ويخوّنوا و يعطيو في شهايد الوطنية لكل من ينضمّ فرحًا مسرورًا لظاهرة الشكر الأعمى.
أنا شخصيّا تْسَبِّيت ولكن والحمدلله لا تربيتي لا أخلاقي لا قرايتي يسمحولي باش نطيح للمستوى هذا.
فمة برشة ناس تدّعي حب تونس خاطر قاعدين يتمعشوا على ظهر الشعب و مساعدتهم الحكاية.
ملخص الحديث هذه تدوينة مساندة للمدون تيتوف و محاولة منّي باش نْعقِّل "المدونين الوطنيين" فماش ما يهديهم ربي و ينقصوا من التبوريب والرّيق البارد.
ماهمش يحكيو مع كمشة جُهّال باش تجد علينا لغة إلي الوطنيّة هوما خلقوها وهي حكر عليهم.
يا تقدّروا المخاطبين متاعكم و تقدّروا آراءهم يا أقعدوا سبوا العباد وأعملوا القائمات متاع الخونة في عوض ما تتلهاو بالرسمي.
يزّينا ما ضحّكتوا علينا عباد واحنا ساكتين.
ها البلاد المباركة مش متاعكم. ها التراب مش مكتوب باسمكم. تونس بلادي وبلاد كل التونسيين (تظهر بديهية الحكاية أما بالنسبة ليهم صعيبة فهمها)
هيا بخاطركم، عندي بزايد تحدّيات حتى أنا باش نرفعهم.
وانشالله تكون وصلت للمعنيين
vendredi 1 janvier 2010
Renaud - Manu... Une chanson sublime !
Y'a des larmes plein ta bière
Le bistrot va fermer
Pi tu gonfles la taulière
J'croyais qu'un mec en cuir
Ca pouvait pas chialer
J'pensais même que souffrir
Ca pouvais pas t'arriver
J'oubliais qu'tes tatouages
Et ta lame de couteau
C'est surtout un blindage
Pour ton coeur d'artichaut
Eh déconne pas Manu
Va pas t'tailler les veines
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui r'viennent
On était tous maqués
Quand toi t'étais tous seul
Tu disais j'me fais chier
Et j'voudrais sauver ma gueule
T'as croisé cette nana
Qu'était faite pour personne
T'as dit elle pour moi
Ou alors y'a maldonne
T'as été un peu vite
Pour t'tatouer son prénom
A l'endroit où palpite
Ton grand coeur de grand con
Eh déconne pas Manu
C't'à moi qu'tu fais d'la peine
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui r'viennent
J'vais dire on est des loups
On est fait pour vivre en bande
Mais surtout pas en couple
Ou alors pas longtemps
Nous autres ça fait un bail
Qu'on a largué nos p'tites
Toi t'es toujours en rade
Avec la tienne et tu flippes
Eh Manu vivre libre
C'est souvent vivre seul
Ca fait p't'être mal au bide
Mais c'est bon pour la gueule
Eh déconne pas Manu
Ca sert à rien la haine
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui r'viennent
Elle est plus amoureuse
Manu faut qu'tu t'arraches
Elle peut pas être heureuse
Dans les bras d'un apache
Quand tu lui dis je t'aime
Si elle te d'mande du feu
Si elle a la migraine
Dès qu'elle est dans ton pieu
Dis lui qu't'es désolé
Qu't'as dû t'gourrer d'histoire
Quand tu l'as rencontrée
T'as dû t'tromper d'histoire
Eh déconne pas Manu
Va pas t'tailler les veines
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui r'viennent
Eh déconne pas Manu
Va pas t'tailler les veines
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui r'viennent
Eh déconne pas Manu
C't'à moi qu'tu fais d'la peine
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui r'viennent
dimanche 27 décembre 2009
Bloggeurs mégalomanes
2009, une année où les stars se plaisent à décéder
vendredi 25 décembre 2009
La censure est une arme de destruction massive
Il y a l'art muet mais il n'y a pas de blogging muet.
تدوينة بيضاء ضد حجب المدونات و تقييد حرية مستعملي الانترنات
mardi 22 décembre 2009
L’amour d’un club…
Avoir un diplôme d’ingénieur ou d’apprenti médecin en poche et avoir comme passion un club sportif.
Accepter sans trop se poser de questions qu’on te fouille avant d’accéder à tes gradins de prédilection.
Tout y passe.
Aucune intimité.
Même les zones sensibles du corps humain sont palpés soigneusement de crainte de te voir faire passer des armes de destruction massive parait-il.
Il n’est pas rare non plus de se voir obligé d’ôter ses chaussures en plein hiver.
Sécurité oblige. (Encore parait-il)
D’après nos informations, c’est la dernière méthode en vogue pour déceler les armes chimiques à type d’odeur nauséabonde. (Bravo pour l’innovation !)
Ressentir un plaisir quasi-jouissif rien qu’en usant ses cordes vocales dans l’unique dessein de soutenir son club jusqu’au bout.
Avoir une voix enrouée pendant toute la semaine qui suivra.
En être fier.
Parler pour ne rien dire afin que les autres se rendent compte que tu es de cette espèce noble qu’on appelle communément : Les fans.
Les fans sont des révoltés.
Les fans n’ont pas peur d’avaler des coups sévères livrés en bonne et due forme par des « bac moins dix » voire même des moins que rien.
Les fans, en entrant au stade qui est leur arène, ne lésinent pas sur l’effort pour cracher leur haine du système, pour dire leur mécontentement que leur inspire leur quotidien.
Ils le font souvent avec humour.
Un humour très corrosif, qui ne serait pas du gout de tout le monde.
Surtout, il faut le reconnaître en employant des termes choquants. Des termes évoquant les organes de certains des protagonistes du match en cours ou de leurs mères…
(Ce ne sont que leurs mères footballistiques m’a fait entendre un ami, une fois)
L’arbitre peut en attester, en « tête de turc » officiel de tous ces fanatiques du ballon rond.
Le fan est un être viril. Mais qui ne sait pas cacher ses larmes.
Il pleure pour exprimer sa joie ou sa peine. Tout dépend des circonstances.
D’autres préfèrent s’évanouir.
Les gouts diffèrent ici bas. On n’est pas là pour les discuter.
Quand les 90 minutes finissent par s’écouler. Le fan n’a pas encore fini son match.
Sa rencontre à lui dure des journées entières.
Des semaines parfois, de bonheur, d’amertume ou de migraine résistante à toutes les thérapeutiques usuelles.
Le fan est un passionné qu’on se plait à réprimander parce que le fan lambda a des diplômes mais très rarement des connaissances qui stimuleraient le respect enfoui au tréfonds de nos amis bourreaux.
Les joueurs dans tout cela ?
Les joueurs se gavent d’alcool et de produits illicites et dorment en toute quiétude, qu’importent les résultats tant que la paye de la fin du mois arrive en temps et en heure.
Ils se foutent de marquer ou de mettre à coté une balle inratable.
Quoiqu’ils doivent parfois se mordre les doigts pour une prime de victoire qui leur est passée sous le nez.
Le fan n’est pas dupe, il le sait et vit avec.
Sa passion est une maladie incurable qui réduit considérablement son espérance de vie.
Le fan meurt jeune pris d’une « crise cardiaque » en plein sommeil ou au mieux dans des gradins archicombles entre les siens.
C’est alors l’apothéose, la fin en toute beauté. Le martyr, arrivent à affirmer certains.
La société voit ces fans comme des bandits des moins que rien voire des êtres dénués de toute raison et de toute politesse.
Au contraire, je vois ces fans comme un signe de vitalité pour la société qui se donne tout ce mal à les héberger.
Parce que contrairement à beaucoup de leurs compatriotes, les fans forment une catégorie qui est parvenue tant bien que mal à exister.