Les fidèles du Boukornine
jeudi 2 septembre 2010
Ils viennent de finir de libérer l'Irak...
George W. Bush promettait au peuple irakien la "démocratie" dont il aura toujours rêvé. Au final, il lui permet la guerre civile qu'il aura toujours redouté.
Mais une guerre civile, ce n'est pas rien ! Il a fallu donc la payer au prix d'armes prohibées par toutes les conventions pendant l'invasion de l'Irak que ce soit pour la première ou la seconde édition.
Ce que le père des Bush(er) aura entamé, le fils l'aura achevé. Il n'en reste pas moins que le saint esprit agonise à l'heure actuelle.
Au départ, les fins crapuleuses de cette guerre n'ont pas manqué à tous les hommes libres de ce monde, mais même les hommes libres courbent la tête devant la force dissuasive d'une superpuissance.
Les states placent des présidents un peu partout, en destituent d'autres, financent des coups d'état suivant leurs intérêts et provoquent des guerres pour doper leur industrie d'armement.
Ils se moquent de la fillette qui allait tranquillement à l'école sous l'ère Saddam et qui a perdu tous les membres de sa famille et quelques membres de son corps sous le bombardement "salvateur" de la US Army.
Saddam Hussein est aussi un criminel de guerre, il ne faut pas se leurrer. Au même titre, d'ailleurs, que Milosevic, que la famille Bush et que plein d'autres bêtes sanguinaires...
Je ne peux pas m'empêcher de penser que les kurdes et les chiites d'Irak qui ont assez pâti des frasques de leur leader, avaient cru un tant soit peu à la "mission civilisatrice" des USA au cours de cette guerre, même si la civilisation irakienne est dix fois plus importante que celle des states... Ou du moins les avaient-ils accueillis à bras ouverts parce que l'ennemi de mon ennemi est mon ami,
Aujourd'hui l'armée américaine rebrousse chemin quittant le bourbier dans lequel elle s'était faite piéger...
"Le deuxième Vietnam", ils l'ont dans la poche... La guerre ils l'ont déjà gagnée en dépit des apparences...
Le pétrole est désormais sous leur emprise. Ils ont un allié de poids dans la région. Ils ont corrigé un leader qui leur tenait tête et donné par la même occasion une leçon à tous les dictateurs qui auraient la mauvaise idée de faire pareil.
Quant à leurs morts c'est rien comparé aux milliards de dollars qu'ils auront amassé en écoulant leurs armes et en détournant le pétrole et qu'il continueront à empiler en reconstruisant un semblant de pays à partir des vestiges de leur passage meurtrier.
Mais que laissent-ils finalement aux irakiens ?
Sept ans et demi de dévastation, d'affrontements, de chaos, d'insécurité ont eu raison de ce pays qui, rappelons le, il y a une vingtaine d'années et plus, ravitaillaient généreusement le peuple tunisien (entre autres) de vivres et de livres...
Quoique l'on puisse dire de l'Irak de Saddam, c'était, en tout cas, un pays uni autour de son dictateur non par un rêve ou une utopie mais par l'insoutenable crainte des représailles des hommes de main du parti du baath.
Ce n'est pas une vie, me diriez-vous... Mais dans cette mosaïque ethnique comment pouvez-vous prétendre tenir en haleine ce pays autrement ?
C'est triste, mais c'est comme cela. Il y a des régions qui sont faites pour la dictature, elles ne s'épanouissent que dans les poings fermés d'un homme intransigeant. Il ne faut qu'observer l'histoire contemporaine de l'Irak pour s'en rendre compte, faite de coups d'état incessants et de prises de pouvoir sanglantes.
Aujourd'hui, comment oublier Abu Ghraib et son affreux scandale ? Comment passer outre l'humiliation des arabes en exécutant Saddam le jour de l'aïd el kebir ? Comment oublier les scènes de vol du grand musée de Baghdad sous les regards bienveillants des soldats américains ? Comment oublier que Bush W. a pissé sur l'ONU et la France (son droit de véto compris) et toute la communauté internationale? W. qui a plus que jamais ravivé le sentiment d'injustice de par le monde, W. qui a fait des centaines de milliers de victimes au cours des différentes guerres qu'il a amorcé ? Comment oublier que l'immense histoire d'un pays comme l'Irak, pays du Tigre et de l'Euphrate et Pays de Hamourabi, a été piétinée par des rangers boueux portés par les soldats ricains...
Telle une jeune fille qui se fait violer par un étranger dans une impasse au vu et au su de toute la planète et qui se fait aussitôt lyncher par ses proches pour le déshonneur causé à la famille, l'Irak, se lèvera, redressera ses habits, séchera ses larmes, apprendra à pardonner d'abord à ses proches, ce peuple exemplaire mais bien trop occupé à faire sa guerre civile...
Tout le monde omettra les effroyables cris de désespoir de cette jeune fille qui n'était pas heureuse, mais qui n'aurait jamais osé songer au suicide auparavant. Cependant, l'histoire n'oubliera jamais qu'elle a été la triste victime d'un viol qui restera impuni par indifférence ou par impuissance de tous les spectateurs d'une scène à vous glacer le sang.
Pis encore, demain les agresseurs seront accueillis en grandes pompes chez eux, tels des héros de guerre...
Pour finir, il faut dire que les USA, implantés comme il se doit dans ce pays, ne le quitteront plus jamais maintenant.
L'envahisseur est (presque) parti, certes... Mais, ils nous lègue un pays désert, une déferlante de violence et tout de même, faut-il se l'avouer, la liberté... d'enterrer nos morts ou de les faire incinérer...
lundi 18 janvier 2010
Le fiasco vaccino-grippal
mardi 26 août 2008
La mort aux trousses
Vous pouvez parler cinq langues, vous prendre pour la montagne du Boukornine ou posséder une Hummer… Mais le jour où la mort vient frapper à votre porte, toutes les notions que vous avez apprises et tous les biens que vous aurez acquis ne vous sembleront plus que des futilités…
Le fameux tunnel au fond duquel jaillit une lumière éblouissante… C’est ce que la plupart des rescapés rapportent.
Mais toi, tu ne vois rien… C’est un grand gouffre dans lequel tu t’enlises…
Tes amis, ta famille et tous ces gens que tu as toujours chéris font semblant de te pleurer en t’enterrant six pieds sous terre. Tu leur demandes, effrayé, « À qui me laissez-vous ? » Personne ne te répond. Seule ta voix qui résonne à travers cette terre fraîche vient briser ce silence si pesant.
Pourquoi mourrons-nous ?
D’un point de vue politique, mourir est un heureux évènement parce qu’une personne morte est une personne utile au développement d’une nation beaucoup plus qu’une personne vivante parfois. Notamment quand ladite personne est inactive et qu’elle n’est là que pour alourdir le bilan du chômage.
Nous mourrons parce que nos corps sont programmés pour vieillir et que la mort n’est que l’aboutissement inévitable de cette vieillesse. Le corps s’use avec le temps. Les cellules s’oxydent et chaque bouffée d’oxygène n’est autre qu’une injection de ce poison vital qu’est le dioxygène. (D’ailleurs c’est peut-être pour cela qu’on n’a pas encore enregistré de cas de suicide à l’oxygène.)
Mais si on pense à observer le côté social de l’évènement, la mort devient un fait absurde. Comment peut-on accepter qu’un être qu’on a côtoyé des dizaines d’années décède et que du jour au lendemain on soit contraint à l’ensevelir de terre et de pierres ?
Il est impossible pour un esprit dépourvu de toute croyance d’accepter le décès tel quel. La religion est venue en appui pour donner une certaine logique à cet extraordinaire phénomène. Elle dit que cette fin n’est en fait qu’un passage vers l’au-delà, un monde meilleur où règne la justice et où l’on serait soit récompensé de ses bonnes actions, soit châtié pour tous nos méfaits.
Certains choisissent de fuir… et trouvent la réponse à leurs questions au fin fond d’une bouteille de vin rouge en attendant des jours meilleurs… ou en s’attendant à ce que le pire survienne à tout moment.
On a beau choisir une des voies, la mort demeure la pire des expériences, l’ultime crainte, la plus grande douleur… On la fuit tous, en sachant que pour chacun le tour viendra un de ces jours.
Mon stylo tremble à la simple évocation du mot FIN.