Les fidèles du Boukornine

dimanche 29 août 2010

Les oiseaux sont partis...

 


Dans un moment de lucidité, je me rends enfin compte de l'éphémrité de notre existence.
Je descends en bas de chez moi en plein ramadan estival, un dimanche à sept heures du mat'. 
Tout le monde semble dormir, à l'heure qu'il est. Même les oiseaux en cage, en bas dans le garage.

Je prends la voiture, la démarre et roule prudemment. Esquivant je ne sais comment les voitures qui volent dans le sens inverse et qui ne sont en fait que le pur fruit de mon hallucination... 
Parce qu'à l'heure actuelle même les oiseaux en cage, en bas dans le garage dorment et ne volent pas...

Je prends la direction de la montagne et l'escalade patiemment omettant le voyant oranger qui clignote dans mon esprit pour m'avertir d'une soif insoutenable que je ne saurais étancher d'ici le coucher du soleil. Mais cela n'a pas d'importance... 
Parce qu'à l'heure actuelle même les oiseaux en cage, en bas dans le garage rêvent de vivre d'amour et d'eau fraiche en dormant.

Du haut de ma colline, je vois des convictions qui partent en fumée pour une poignée de dinars. 
Je vois des gens qui sont asservis par les dogmes et n'arrivent même pas à défendre une thèse, à argumenter, à débattre et à admettre que la divergence d'opinions n'est pas de l'ordre la grande criminalité.Je vois des escrocs qui portent des djellabas, des habits ecclésiastique ou une kippa sur la tête.
Ils sévissent au nom de Dieu, bénissent ou maudissent suivant où se trouvent leurs intérêts. 
Je vois des gens s'entretuer chacun pour sa vérité croyant à tort qu'il n'y en a qu'une seule. Plantant des lames aiguisés dans les coeurs de ceux dont ils jugent la vie imméritée.
Je vois des gens qui s'aiment crachant impunément sur les théories de la physique quantique, préférant l'alchimie et mettant en oeuvre les principes de la chimie organique.
Je vois des costumés cravatés qui pillent le peuple tout en étant adulés. Des infortunés qui volent de quoi subsister et qui sont jugés comme des criminels de guerre.

Pendant ce temps là, deux oiseaux dans une cage, en bas dans le garage sont surement en train de se lancer des regards profonds, authentiques, bienveillants résumant en quelques instants le bonheur et toute l'existence.

Je sortis, d'un coup de mes élucubrations matinales et revins chez moi. 
A peine rentré, je fis un terrible constat. 
En bas dans le garage, les deux oiseaux, seuls êtres au monde qui savent apprécier la vie à sa juste valeur, ne dormaient pas. 
Il étaient déjà partis... Etendus, silencieux, inanimés et incapables de poursuivre l'aventure sur une terre où l'on sème le sang en faisant mine de s'aimer.


mercredi 25 août 2010

يا غنايات "طَماطِم البُستان" و "ماكسويل هاوس" براس أمّكم أُخرجوا من مُخِّي

Après que j'aie repris contact avec la vie active et après avoir aligné des nuits blanches d'affilée qui font qu'aujourd'hui et à voir la tête que je fais, on se dit que mon visage n'a pas fait l'école des mines... C'est même flagrant...
D'ailleurs, on ne me "cerne" plus.

Un peu plus sérieusement, ces derniers jours, j'entends des voix.
Ces voix ne m'ordonnent pas de tuer quelqu'un et ne commandent nullement ma pensée mais envahissent et assiègent mon mental d'une manière très encombrante.

Il s'agit des chansons des spots "Tamatem el Boustène" et de "Maxwell House".
Pourtant je ne regarde presque pas la télé et encore moins la pub.
Aujourd'hui, j'ai été troublé par le fait que je n'étais pas le seul  à être "possédé" par ces chansons...
Chaque personne à qui j'en ai parlé, m'a révélé être dans le même cas de figure...

Cela me rappelle les histoires des messages subliminaux: Au ciné, il y a 24 images par seconde, insérer des images supplémentaires pourra être perçu à un niveau en dessous du niveau de conscience ce qui engendre un besoin inconscient et impérieux de l'objet incorporé dans ces dites images.
Tout de même, ce n'est toujours pas prouvé scientifiquement. Cela relève encore plus du domaine du mythe que d'autre chose...

Ramadan, le mois de la tolérance et de la piété, est aussi celui du matraquage publicitaire par excellence.
J'en suis la preuve vivante, je ne bois pas de café, jamais eu recours à des tomates en conserves ni ailleurs et je ne regarde presque jamais la télé.
Et pourtant, je fredonne à longueur de journée, "Tamatem el boustène" et "kollna farhanine Maxwell House..."

Dommage que Ramadan avec son ambiance unique nous soit pourri par ses publicitaires avides de ces billets que nous avons de plus en plus de mal à garder dans nos portefeuilles...

mardi 24 août 2010

Fares Belhassen a-t-il le droit d'incarner Tarek dans Casting?

Le mois de ramadan de cette année est arrivé avec son lot d'imprévus.
En effet, grande fut ma surprise quand je me suis rendu compte que l'acteur principal du feuilleton produit par Cactus prod' et réalisé par Sami Fehri, n'est autre que Fares Belhassen.
Fares Belhassen, pour ceux qui auraient raté ce feuilleton, incarne Tarek, le personnage principal. 
Jusque là tout va bien, me diriez-vous. Oui, mais voilà que les choses se corsent: Fares Belhassen, chers lecteurs, est un résident de chirurgie.

Les médecins en Tunisie et dans le monde entier sont soumis à un ensemble de règles au sein d'une confrérie qu'on appelle communément: L'ordre des médecins. 
Ces règles sont rassemblés dans un code à savoir le code de déontologie. 
Tout médecin qui viole l'une de ses règles encoure des punitions.
Le hic dans l'histoire, c'est que l'article 15 du code de déontologie tunisien stipule que 
Il est interdit à un médecin d'exercer en même temps que la médecine, une autre activité incompatible avec la dignité professionnelle.
Voici la source pour que vous puissiez vérifier.

Reste à vérifier que "l'activité" qu'a exercé Fares en parallèle avec son activité médicale est "incompatible avec la dignité professionnelle".

En sachant que le personnage de Tarek incarné par notre chirurgien a réussi jusqu'à ce 13ème épisode à avoir des rapports extraconjugaux avec une mineure de 17 ans, que sa femme l'a d'abord quitté quand il lui a tout avoué, qu'il a essayé d'étrangler la jeune fille quand elle a voulu lui rendre visite et qu'enfin, il a été écroué quand cette dernière, la fameuse Kenza, a porté plainte contre lui auprès du procureur de la république.

Je crois savoir que question "dignité professionnelle", on peut mieux faire qu'un repris de justice qui trompe sa femme avec une mineure avant d'essayer de l'étrangler.
Pourtant jusqu'à ce jour, aucune réaction officielle.
Tout le monde trouve cela plutôt normal, sinon valorisant qu'un médecin se prenne pour un acteur...

Pour finir, je me permets de donner mon avis sur le jeu d'acteur de Fares: Un piètre acteur est né, aucun naturel, aucune présence et aucun talent... Mais cela reste un avis personnel et peut-être subjectif.
Cependant, je trouve aberrant, vu le nombre très réduit de productions télévisuelles annuelles en Tunisie, de faire appel à des amateurs qui ne maitrisent aucunement l'art de Al Pacino, Robert De Niro, Marlon Brando, Fethi Haddoui et cie (oui j'ai fait exprès de mettre Fethi sur le même piédestal que ces dinosaures parce que cet acteur crève l'écran dans chaque passage)


سامحوني ساعات كي الواحد يحس بالعجب والغلبة يولي يرجع للغة أجدادو...
إذن، كيما قلنا تمثيل أدوار كيما هكا تتناقض بصورة واضحة مع مجلة واجبات الطبيب أصبح أمر عادي ويمر مرور الكرام. 
فعزيزي القارئ (نعرف روحي كثرت منها هاذي أما راني مغروم بيها)، نحب نعلم الناس الكل والحاضر يوصل للغايب انني قررت من اللحظة هذه باش نولي مزاودي نخدم العروسات، ونطيب في الطهورات، ونمثل روايات، ونكور مع الهمهاما، ونخدم ملتقط كرات كي يبدا الفيزيك غايب، ونعمل ضربات حجام إذا كان فما رؤوس يتامى يعرضوني في الطريق باش نستصين في المهنة... وكان بقالي وقت أهوكة نمشي نعمل طلة عل السبيطار نداوي ما تيسر من المرضى...

lundi 23 août 2010

Si je n’étais pas musulman, j’aurais été islamophobe…



Je hais les mouvements de foule, ces prises de position collectives, ces indignations à la pelle en des termes crus et incroyablement violents loin de tout discernement, loin de toute analyse objective ou de remise en question.
Une situation qui a empiré avec l’avènement de facebook, le réseau social qui donne une tribune à tout le monde, même ceux qui auraient mieux fait de la fermer.

Le dernier exemple en date ne déroge pas à la règle. Il s’agit d’une vidéo qui montre un pasteur américain qui appelle à brûler le coran en hommage aux victimes du onze septembre.
Bien sûr, moi aussi, je condamne fermement de tels discours aveuglément haineux et absolument terrifiants d’intolérance et de provocation vis-à-vis d’une communauté musulmane aux USA qui se sent déjà pointée du doigt et menacée dans sa liberté de culte…
Cela va absolument sans dire…

Mais, arrêtons nous un instant sur les raisons profondes qui ont mené la Suisse à interdire les minarets sur son territoire, la France à interdire le port de burqah et bien avant le port du voile au travail et dans les écoles comme étant un signe ostentatoire dans une république menacée dans ses valeurs les plus sacrées à savoir la laïcité.

Des sondages un peu partout dans le monde révèlent que la religion que l’on craint particulièrement, c’est l’Islam, que la religion qu’on croit être la plus violente, c’est l’Islam.
L’américain Time a publié des chiffres effrayants d’ailleurs sur ce qu’il a appelé clairement Islamophobie.

Aujourd’hui, je ne sortirais pas dans la rue pour crier ma rancune vis-à-vis des Etats-Unis s’ils laissent ce crétin brûler le Coran. (Mais c’est pour une autre raison, cf. Liberté de manifester…)
Aujourd’hui, demandons-nous pourquoi le monde a si peur de nous ? Pourquoi notre culture passe-t-elle si mal ? Pourquoi l’Islam plus que les autres ?

Bien sûr, il y a la séduisante théorie du complot, selon laquelle les médias détournent des informations pour dépeindre une religion agressive, anachronique, bête et inapplicable sous l'influence d'organisations secrètes et internationales qui vise à nous salir...

Je veux bien adhérer à cette alternative, mais quand vous voyez que ce sont des musulmans et au nom de l’islam qui décapitent les criminels et coupent les mains des voleurs sur la place publique en Arabie Saoudite.

Quand une femme est exécutée en plein stade bondé de monde en Afghanistan sous le régime Taliban.

Quand, en Iran, pays démocratique, une femme sera lapidée à mort rien que parce qu’elle est accusée d’adultère…

Quand pour des caricatures du prophète des millions de personnes sont sorties dans la rue proférant des discours belliqueux à l’encontre de l’occident et brûlants des reproductions en carton des visages de grands leaders occidentaux alors que Moïse et Jésus ont toujours été caricaturés sans qu’il n’y ait de réaction aussi violente.

Quand on sait qu’Oussama Ben Laden et ses disciples sévissent sous l’étendard vert de l’islam, qu’ils assassinent, cultivent le pavot, kidnappent les touristes avec une préférence pour les humanitaires et les égorgent puis envoient les séquences à la chaîne Al-Jazeera qui ne se prive pas de les diffuser…

Quand à Hyde Park, des réfugiés islamistes dont plus aucun pays ne veut entendre parler à part la Grande-Bretagne, se mettent à appeler ouvertement au Djihad contre l’occident et notamment leur pays hôte et à le saccager et qu’ils sont acclamés par une foule conquise…
Quand au nom de la liberté d’expression, l’Angleterre les laisse dire ce qu'ils veulent…

Quand les manifs qui sortent dans le monde musulman sont toujours violentes avec des slogans dignes de cris de guerre...

C’est nous qui donnons finalement matière à ces médias probablement malintentionnés pour manipuler les peuples occidentaux et créer un malaise profond vis-à-vis d’une religion qui prône en réalité paix, amour et fraternité plus qu’autre chose.

Le vrai problème des musulmans, n’est ainsi pas l’islamophobie en elle-même qui n’est qu’un épiphénomène à ce manque ou défaut de communication.

L’exemple le plus frappant est celui du mouvement de résistance islamique le HAMAS.
Au lieu de jouer le jeu, et d’être pragmatique pour amadouer les médias internationaux et user d’un langage enjoué et plaisant peu importe si c’est un double discours, les leaders de ce mouvement préfèrent fanfaronner pour à chaque fois causer de nouvelles pertes au peuple qu’ils gouvernent avec en prime un classement en tant qu’organisation terroriste.

Ils pouvaient très bien faire comme Israël et jouer l’infatigable carte de la victimisation, mais non ! Ils préfèrent passer pour des héros pour les gazaouis quitte à être considérés comme des enragés de par le reste du monde…

Soyons réalistes, si aujourd’hui ce pasteur appelle à brûler le coran et si cette religion n’inspire que la peur, c’est plus à cause de nous, musulmans modérés qui laissons faire ces extrémistes attardés…
Triste constat certes, mais là au moins, on connaît mieux le mal qu’il faudra combattre.
Il faut absolument faire de l’Islam une religion plus « in ».

vendredi 20 août 2010

Une vie oxymorique

C'est une vérité mensongère, d'une splendide laideur, terne comme l'or et armée comme un désœuvré immigrant pieds nus vers l'Afrique du Sud.
Venant de nulle part, pour aller je ne sais où.
Une vie au fond tristement belle.
Qu'elle nous donne spontanément l'occasion de pleurer de joie et de rire aux larmes... De jeûner 2 heures par jour et de les vivre avec un regard d'une piété étrangement ancrée.

La vie, vois-tu, ma chère interlocutrice, pourrait très bien se résumer à un sourire contrarié, un sourire machinal, figé et quelque peu oblique. Un sourire furtif, un sourire pétri de suffisance, laissant afficher une dentition grossièrement alignée, jaunie par le temps et ses aléas, la vie et ses méandres.
Cela n'empêche, que c'est toujours un sourire...

Une vie d'une logique irréparablement déformée, bizarre, incompréhensible mais parfois sublime.
Une vie qui te force à rêver, par des signes, par des rencontres, par des succès éphémères... Puis, aussitôt tombé dans le guet-apens, la vie te reprend sans sommation tout ce qu'elle t'avait offerte.

En une fraction de seconde, les fous rires cèdent la place à des rires nerveux, frénétiques, mettant en exergue ce qu'ils sont censés camoufler à savoir moins une déception que la surprise d'avoir tout perdu aussi rapidement.

Le savoir-vivre, finalement, c'est très loin de ce qu'on apprend dans les académies pour nouveaux riches, avec des règles aussi désuètes qu'antipathiques du genre ne pas faire de bruits en percutant couverts et assiette...
Savoir vivre, c'est apprendre à encaisser les coups du destin et laisser des plumes en arborant encore et toujours un sourire éclatant et invulnérable...
Peu importe les larmes que certains versent dans leur coin, l'important c'est de se souvenir qu'en cas de situations lacrymogènes l'unique remède est de sourire...

mercredi 18 août 2010

شعبنا كي قنديل باب منارة ما يضوي كان على البراني



يا بوك يسمعوا بفلسطين، بالشاشان، بالباكستان، بأمريكا، بفيضان في فينيزويلا، بواحد عندو الجاير في البرازيل، براجل عندو الغاز في مصارنو في بوركينا فاسو (وطني الثاني)، بجفاف في السويد تي صدقني حت باريس هيلتون (الهيلتون إلي وراء ستاد الزويتن) تسرقلها كلبها في حي الملاسين...
 الكلها تولي تساند وتتضامن وتذرف دمعاً وتسكب شمعاً (دايور، ما فهمتهاش هاذي يسكب شمعاً أما برا بركة) وتلعن العدو المغتصب الظالم...
الكلها تولي ثوريين، وكان جاء الأمر بيدها تو تشوف آش تعمل. وكلها تفهم في السياسة. تي كلها يطيش عليها النوم وكان تلقى تفجر روحها في تواليت دار الجيران إحتجاجاً...
وكلها تلوج باش تتظاهر في شارع الحبيب بورقيبة هازين لافتات فيهم برشة أغلاط بالفرنسية... ويعديوهم في الجزيرة. وثلاثة أرباع المتظاهرين عندهم شلاغم ومرايات شمس...
وكلها تندد، وساعات مش تنديد عادي وإنما تنديد شديد هاكلي تنديد يخوف برشة متاع وحوش مش متاع بشر. وفما حتى جماعة، يحكيو عليهم، أنا ما ريتهمش بعيني، أما واحد صاحبي يحلف ويتكتف إلي رأى شكون يندى له الجبين جملة واحدة... ممكن تطلع صحيحة الحكاية خاطر في زماننا هذا ما عادش تستغرب...

وما إن يكون الأمر يتعلق بأولاد بلادك... 
آآاه... لا وقتها تولي ما في بالكش... وما قالك حد و آش مدخلك... وأخطانا الحيوط عندها وذنين...
وآش مجبدنا في هالمعامع...
ولاهي تلعب في طرح رامي في قهوة تسعة أفريل... 
وتغمز بعينيك...
وخاصةً خاصةً الجبين متاعك ما ينداش... الجبين متاعك شايح. 
تعرفش علاش ؟ خاطر الجبين متاعك مقبل للقاع.
وبظاهرة كيميوفيزيائة فريدة من نوعها تلقى جبينك شايح كي تبدى الحكاية في بلادك. وكي تبدى الحكاية بعيدة تهز رأسك تضربو الشمس يندي...
فهمتا كيفاش...

الحاسيلو كم أنت كبير يا شعب الخضراء مثلك مثل  قنديل باب منارة، ما تضوي كان على البراني... وبقلة ليها إذا ولد عمك يدهدس في الظلام ما دامك قاعد قعدة مزيانة، وفي طرح الرامي مازلت ما قوستش...

mardi 17 août 2010

يا شهيلي الحرية، حرقتلنا أحلامنا



الأيامات معديها والحمدلله راقد صباحاً مساءً، ما نقوم كان كي تبدى الظروف مش ملائمة. عامل كيف. عايش حسب الريتم إلي قلتلي عليه الدقازة. (بون ما فهمتش علاش نحكيلهم فيها الحكاية والحال أنو مش موضوعنا والأرجح نكون ناوي نغزل إلي يخدم على روحو، والله أعلم)
المهم، يا سيدي بن سيدي أنا فقت من النوم ليوم وتهب عليا زنس نسمة متاع حرية، صرفقتني، رهوجتني، دوختني... ما فهمت شي !!
عشرات المواقع العالمية والمدونات التونسية المحجوبة (مشتقة من المدافع السابق للترجي محمد علي المحجوبي) تتحل فرد مرة. 
مواقع مسنسرة عندها سنين الله وليوم الكل تحلت فرد ضربة. الحقيقة من الأول، بهمت صحيح أما جدت عليا...
لأول مرة منذ مدة ليست بالهينة، حسيت بالحرية، نحل فالموقع تلو الآخر، وكان جيت نعرف نزغرد راني حربتها. 
يا وخياني ما أحلاها الأنترنات. جبري وفي باريز... فرحان، نغني...
ما عندك حتى فكرة... يا ولدي مثبت احنا في تونس ؟ راهو عمار أقوى من الوزراء، الحاجة إلي تتسكر يقراو عليها الفاتحة...
لا ! تي شبيك هكا عاقدها ومقينها... تي مو سبق الخير ! 
أكهاو تونس ولات تشجع على الإبداع وقررت في الآخر باش تحرر الأنترنات المحتلة.

عينيا زغللو بالدموع. 
والله عرفتهم يفدلكو مع الشعب. الكلنا نحبو بعضنا. الكلنا خوات. عملوا هكة تفصيصة، يتبولدو علينا وكان ناوين باش يرجعولنا حقوقنا في أقرب وقت. 
أيا قوم بوس خوك عمار عاد.

الفازة فاش وليت عندي مدة نحب نهج من ها البر نحو بلاد الكحلان بوركينا فاسو. ما نخبيش عليكم بلاد سمباتيك تستهويني بصفة خاصة. عبادها ناس ملاح. بلاد متخلفة وماهيش تكذب على روحها. 
ناس أميين ومقتنعين بحدودهم. الحاسيلو تيران (بطحاء) هايلة متاع إنسان يمشي ياخو كلمة ويعطي كلمة ينشر الأفكار المزيانة من الأساس. 

آكاهاو عاد، وليت قلت والله بلادي، كي تجي تشوف، ما عدى شوية بلادة وشوية بهامة على شوية مطالبات بسحب الجنسية وبمقاطعة مسلسلات، مش خايبة.
بلادي الخضراء كيف السلاطة المشوية، بلادي إلي فيها أهلي واماليا (ملا سجع، يخليهملي ما أقواني). بلادي الحنينة. آش مهزني نتغرب في بلاد الناس عقاب عمري...
إلخ إلخ متاع إنسان كان مدمر من الوضع وكبش في أول ضلفة هندي باش يقول أرضي خصبة ...
المشكلة فاش إلي يكبش فالهندي لازمو يستحمل الشوك.
الشوك طلع متمثل في أنها نسمة الحرية متاع وذني ليست إلا شهيلي يحرق الوجه، يطيب وما ياكلش. 
عمار عملها فينا المواقع إلي تحلت الكل مع بعضها رجعت سكرت الواحدة تلو الأخرى، وأنا نتغبن ونقول سامحني يا بوركينا فاسو شكيت فيك...

lundi 16 août 2010

"Baznes touristes"

Il a trente piges.
Sa mère l'a nommé Amine.
Mais  tout le monde le surnommait Gaddour.
Aucun lien n'existe entre les deux. Mais dans un quartier populaire, quand les gens te désignent un pseudonyme, tu ne peux que t'y faire ou au mieux essayer de l'assumer.
Il n'avait aucune qualification, aucun niveau d'instruction.
Il avait quitté l'école assez tôt pour n'en garder que de très vagues souvenirs.
Il a toujours été chômeur. Jamais essayé de s'adonner à la mécanique malgré les incitations répétitives de son voisin Hammadi.
Dés l'âge de quinze ans, il est entré dans la cour des grands.
Il abordait des touristes allemands en faisant jouer nettement plus ses sourires ravageurs que ses connaissances si restreintes de la langue de Shakespeare.

Il a eu droit aux plus belles femmes qui soient. Aux restos les plus huppés. Aux palaces les plus inaccessibles.
Tout ce que Hammadi gagnait en un mois, il pouvait l'amasser en deux heures de temps.
En plus, il ne faisait que ce qu'il aimait faire.
S'amouracher pour de l'argent. C'est un deal raisonnable, agréable, rentable et surtout quand tout se passe sur les plages de sable fin de ce légendaire golfe d'Hammamet.

A travers les yeux d'une blonde qui rentrera en Russie demain, à qui il déclare avec un naturel étonnant: " I love you!", il se sent vivre, il se sent puissant et enfin, il a l'impression de contrôler la situation.
Demain elle s'envolera chez elle.
Elle ne cherchera plus jamais à le contacter, lui non plus.
Tant que "la marchandise" est disponible en abondance, que faire des relations à distance ?

Des années se sont écoulées. Aujourd'hui, celui qui se présente à ses conquêtes en tant que "Gad, a tunisian engineer", se sent blasé.
Celui qui arrive par de simples mots, des ondes vibratoires qui secouent le tympan auditif de la personne en face, à faire succomber des dizaines de superbes créatures, se sent inutile.

Qu'a-t-il fait de sa vie finalement ?
A part vendre du bonheur éphémère aux gens au prix de sa dignité...
Il se la pète sur la plage, certes, mais comme pour masquer sa honte de n'être qu'un parasite, un arnaqueur qui vit aux dépens de celles qui l'écoutent.
Il envie ce Hammadi qui gagne durement sa vie, pour nourrir ses quatre enfants et sa femme qui n'est autre que sa cousine, arborant un sourire qui ne le quitte jamais que ne connaissent que les gens heureux.
Il n'a rien et pourtant il a tout...
Son sourire à Gad, il le laisse au pas de la porte. En enlevant ce masque de guerre, tel un clown qui rentre chez lui après une longue série de spectacles, n'emportant chez lui que quelques dinars et un coeur gros.

En se regardant dans la glace brisée de son studio vide depuis le départ de sa mère, il se dit que lui, qui a tout pour plaire, est aussi désert que cet appart jadis comblé par la présence magique d'une maman qui ne le verra jamais dans le fabuleux costume du marié.

Comment pourrait-il oser envisager de se marier ? lui qui n'a d'autre ressources que d'attirer des touristes peu fortunées dans son lit ou le leur pour être plus précis.
Mais aujourd'hui, Gad veut en finir une fois pour toute avec sa vie de vagabond.
Il veut bâtir un foyer. Penser à demain. Délaisser le business qui a fait de lui un gigolo pourri avec qui aucune famille n'accepterait de marier sa fille.

En se dirigeant ce matin vers le garage de Hammadi pour lui faire part de son souhait de se "ranger" il fut interpelé par une feuille dactylo collée sur le rideau métallique où était inscrit Allah akber, Hammamdi venait de décéder dans la nuit...
C'était aujourd'hui qu'on avait prévu de l'enterrer...

Gad se dit alors, que c'est peut-être un signe du destin, il rebroussa chemin et pris un taxi pour la zone touristique...

dimanche 15 août 2010

La déchéance de la nationalité






Avant d’entamer ce billet, je ne saurais occulter la censure sauvage et irresponsable qui a accablé un blog ami, d’un individu que je couvre de ma toute ma bienveillance.
Il s’agit du blog 3al-7it qui vient de subir la terrible sentence mais ce bloggeur qui, ingénieux comme toujours, vient de lancer un deuxième blog à savoir ta9tou9a.
Il va sans dire que je salue cette abnégation qui n’est pas étrangère à notre héro du jour.

Revenons à ce sujet ô combien sensible, j’ai nommé la radicalisation des peuplades.
Tout commence en France avec une série de commentaires racistes proférés par les plus hautes sphères du pouvoir avec notamment Brice (de Nice) Ortefeux et Sarko qui veut être à jamais calife à la place du calife tel son idole Iznogoud.

Avec une cote de popularité au plus bas, Sarko décide, comme il sait si bien le faire de détourner l’attention de son peuple en proposant une loi selon laquelle il pourrait déchoir certains criminels ayant la double nationalité de leur appartenance française.

Fait gravissime mais qui passe quand-même avec un discours bien rôdé et un peuple qui sombre à son tour dans la xénophobie encouragé par une Suisse qui a déclaré son inquiétude vis-à-vis de la « prolifération » de minarets sur son territoire à la suite d’un referendum fatidique.

Mais « cela ne nous regarde pas » comme dirait les inconnus dans un de leurs sketchs les plus populaires.
Je me considère comme étant citoyen du monde, mais entre nous, j’arrive à fermer les yeux sans tarder même en sachant que Sarkozy sera probablement réélu et que les tunisiens qui oseront demander le visa à l’ambassade française se verront traiter comme des chiens. (L’exemple typique du gardien de l’ambassade qui crie « Allez vous-en ici c’est le territoire français… »)

En Tunisie avec l’éclatement de l’affaire Mohsen Cherif et tous ces artistes qui ont opté pour la « naturalisation » des relations avec l’état d’Israël, on a compris que ce tsunami de racisme et de discrimination a fini par retentir sur le bon fonctionnement des neurones de nos concitoyens.
Facebook a relayé la révolte d’un peuple en mal de repères, de causes à épouser, d’ennemi à haïr, de valeurs à adopter et d’intellectuels à vénérer.
Un peuple endormi depuis des décennies qui a voulu dans un sursaut d’orgueil rétablir l’ordre des choses en sa faveur, comme au bon vieux temps.
La démocratie, c’est la dictature de la majorité. Mais quand la majorité est conne, le système ne tourne plus rond.
Des dizaines de milliers de tunisiens ont appelé à déchoir Mohsen Cherif de sa nationalité pour avoir trahi « la cause ».
Ce même peuple qui s’en fout royalement, au fond de ce qui se passe au proche orient. Qui se contente d’assister à une bagarre au quartier sans se donner la peine de composer le 197.
Qui s’arrête en pleine autoroute pour se délecter du spectacle d’un accidenté déchiqueté sans même appeler les secours et puis qui remonte tranquillement dans sa voiture avec au pire quelques nausées.
Ce peuple qui assiste tous les jours à un festival de « vendus » passés as dans l’art de la parlotte qui vient leur chanter des pseudo-convictions fabriquées de toute pièce dans l’unique but d’étoffer leur compte bancaire.

Jamais aucun individu respectable du Nafkhanistan n’avait osé hausser la voix.
Jamais, non plus, le peuple ne s’est insurgé contre ces pseudo-journalistes qui prennent à parti de pauvres personnes qui ont eu le malheur de l’ouvrir, de dire ce qu’ils pensent.
Pourtant, sur les colonnes de ces torchons on peut lire que leurs femmes sont des putes, que leurs enfants sont des drogués et qu’eux-mêmes sont des vendus aux services secrets étrangers.
Tout le monde sait que de toutes ces atrocités, il n’en est rien.
Mais Les nafkhanistanais dormaient confortablement sur leurs deux oreilles, jusqu’au jour où un certain Mohsen Cherif, les a « trahi » pour une poignée de dollars, il l’a fait le con.
Il a scandé « vive Bibi »
Netanyahou le criminel de guerre ? Oui c’est bien de lui qu’il s’agit.
Qu’on réclame une enquête sur ses artistes « vendus » qui vont pactiser avec l’ennemi et partager leurs joies alors que notre peuple subit les pires supplices en terre occupée. Oui je veux bien.
Mais qu’on vienne demander violemment la déchéance de la nationalité. Permettez-moi, ô grand peuple nafkhanistanais de vous demander gentiment d’aller chier.
La nationalité tunisienne.
Celle de Bourguiba, de Abdelaziz Thaâlbi, de Ali Riahi, de Ali Ben Ghedhahom, de Moncef Bey, de Mosbah Jarbou, de Chouchou (celui qui fait une ojja succulente prés tout prés du passage au centre ville), de Hattab (le célébrissime « Kaftejiste » de la rue du Ghana), celle de la yaourterie de la Marsa et d’Ennasr, celle du golfe d’Hammamet, celle du Boukornine…
Vous voulez priver un être humain de son identité ?
Décapitez-le, lynchez-le, agressez-le, ce serait moins douloureux que de lui enlever ce qu’il a de plus cher.

Ces derniers jours, le feuilleton Nsibti laâziza produit par Nessma tv avec un casting intéressant comportant entre autres Mouna Noureddine, Sofiene Chaâri et Kaouther Bardi et qui se moque ouvertement de l’accent sfaxien en reprenant grossièrement certains clichés mâchés et remâchés à propos des personnes originaires de cette région.

La diffusion de cette série a provoqué un tollé sur le net. Comme d’habitude la réaction a été disproportionnée.
Des milliers d’internautes ont manifesté leur mécontentement avec des répliques brillantes du genre : « Ils sont jaloux de nous parce que nous sommes la race supérieure », « on devrait instaurer le visa à Sfax »… (Je vais m’arrêter là, pour pouvoir continuer sans vomir ce que j’ai ingurgité au moment de la rupture du jeune)

L’accent du nord-ouest de la Tunisie et des tunisois a été surexploité par les humoristes tunisiens, jamais je n’ai entendu parler de mouvement de protestation.
Pourquoi Lamine Nehdi qui a toujours fait de ces accents là sont cheval de bataille, n’a jamais été contesté. Les sfaxiens (une partie) se prendraient-ils vraiment pour une race supérieure ?
Ou peut-être n’auraient-ils simplement pas le sens de l’humour ?
Parce que personnellement, je trouve la série très réussie avec parfois des accès certains de mauvais gout. Mais que voulez-vous ? Avec si peu de productions artistiques annuelles on est condamné à se contenter de peu.

Le pire c’est que chaque affaire qui éclate me fait redouter le futur. A chaque fois, l’avenir m’a donné raison puisque les réactions se radicalisent encore plus.
Si parfois mes mots sont durs, crus ou déplacés, comprenez que j’essaie de vous choquer pour que vous vous rendiez compte de la délicatesse de la situation.
Soyons indulgents. Soyons raisonnables.
Semons l’amour. Aimons-nous…

jeudi 29 juillet 2010

En marge de cet OM-PSG

L'affiche était alléchante. OM-PSG à Radés pour conquérir le trophée des champions.
Je pris la route deux heures avant et puis ce fut le bouchon du siècle. Deux heures à rouler à la première vitesse.
La route était archipleine, des vuvuzelas à perte de vue (et d'ouïe aussi).
Quand j'étais arrivé, le match avait déjà débuté.
Je n'avais pas réussi à trouver des billets du coté de l'OM pourtant j'éprouve beaucoup d'affection pour cette ville et ce club dont les habitants ont l'air forts sympathiques.
Mais tel un tiersmondiste dont les convictions politiques ne sont que le fruit du hasard, je me retrouvai assis du coté parisien, supportant Sarkozy corps et âme, moi qui le trouvait nullissime un jour avant. (et surement la journée d'après)

Pendant tout le match des supporters venus de Kabbaria, Ettadhamen, El Menzah et d'ailleurs ont tour à tour "sodomisé" Marseille puis le PSG à en croire les obscénités scandées par le public des deux équipes.
Le tunisien a une facilité déconcertante à applaudir celui qu'on lui désigne. Ce fut le cas du virage de l'Espérance qui supportait à tue-tête les parisiens sans même connaitre un seul joueur de l'effectif du club de la capitale.

A un certain moment, l'enfant du pays, Hatem Ben Arfa, fit une entrée fracassante devant 60.000 spectateurs qui l'acclamaient debout.
Il n'y avait plus de public parisien ici et de marseillais là bas...
Tout le monde n'avait d'yeux que pour notre Ben Arfa national.
C'était à vous donner la chaire de poule. Une belle revanche pour ce joueur qui avait été sifflé en France quelques années auparavant à l'occasion du match amical qui avait réuni son équipe nationale à la nôtre.
D'ailleurs, le joueur en question était hier la star incontestable de la soirée. Il était comme déchainé dés son entrée en jeu.
Il se jouait des adversaires avec une facilité à peine croyable.

Au beau milieu du match le virage de l'espérance qui était à ma droite commençait à chantonner des chansons propres à son équipe, oubliant qu'au début il avait totalement mué en spectateurs parisiens qui soutenaient farouchement les coéquipiers de Claude Makélélé.
Parmi les chansons scandées, une d'entre elles était particulièrement dégradante vis-a-vis des sahéliens qu'elle considérait, je cite "sales et impuissants".
Quatre sahéliens qui étaient assis juste là, et n'ayant pas supporté d'être insultés par la foule dans un match qui opposait deux clubs français, s'étaient insurgés contre cette injustice.
A peine croyable, le public entier s'était solidarisé d'un coup pour les attaquer à coups de bouteilles en plastiques, de gestes obscènes et de "rentre chez toi!".

Un ami d'origine sahélienne, m'avait mis en garde, une fois, sur ce danger qui guettait notre société.
Il me disait que sa communauté est haïe et que même à travers le foot on comprenait qu'il y avait une coalition à leur encontre.
Ces remarques me faisaient rire. J'ai toujours trouvé les théories du complot ridicules.
Mais là je commence à m'en inquiéter.
Les supporters dont je vous ai parlé ont du quitter le stade en catastrophe escortés par la police.
La foule ayant interprété qu'elle avait, finalement, eu gain de cause, se mettait à applaudir sa victoire méritée.
C'est tout simplement scandaleux.
Imaginez la scène... Une zone de non-droit, ou une foule d'ignares fait la pluie et le beau temps.
Me sentant outré, je me suis aussi levé de mon siège et quitté le stade sur le champ. Je ne pouvais plus rester sous peine d'être assimilé à ces cons de première qui prennent à partie quatre supporters parce qu'ils ont eu le culot de porter un maillot autre que celui du Club Africain ou de l'Espérance pour assister à un match-gala entre deux clubs qui n'en ont rien à balancer.

Nous sommes de la même ethnie, nous n'avons que très peu de minorités voire presque pas.
Nous sommes un pays tout petit géographiquement.
Pourtant on trouve le moyen de se haïr...
Honte à ces spectateurs irresponsables.
Je pense qu'on devrait prendre des mesures drastiques à leur encontre pour ne pas que se banalise de tels agissements dans un lieu public.
Quel exemple donnons-nous à ces jeunes enfants qui se délectent inconsciemment de ce spectacle sans comprendre la sauvagerie de la scène...
Ce problème de communautarisme n'est pas propre aux supporters de la capitale, en fait. On pourrait trouver les mêmes scènes à Sfax, Sousse et ailleurs... Ce qui rend la situation d'autant plus alarmante...
Sinon j'ai passé une soirée fort plaisante.


P.S: si je n'avais pas été invité à ce match il se peut que j'aurais refléchis à deux fois avant de faire le Don Quichotte et quitter le stade prématurément.

dimanche 25 juillet 2010

L’état des lieux

Un monde riche en rebondissements, des idées qui foisonnent là dedans mais aucune envie d’écrire et de meubler ce blog jadis fort animé.

Parce qu’envie de rien.
Parce que les verres des lunettes sont souillés et j’ai la flemme de les nettoyer.
Parce que ce putain de bas monde fout le camp.
Parce que le pain coute désormais 250 millimes au contribuable.
Parce que rien n’est clair dans la vie.
Parce que la lune nous boude.
Parce que l’UMP dénonce les moyens d’investigation « fascistes » de Mediapart sans discuter le fond de l’accusation.
Parce que l’ex brillantissime champion, adulé des foules, Lance Armstrong est un minable dopé qui finit sa vie comme une bête de cirque que tout le monde regarde mais à qui personne ne fait attention.
Parce que vous ne viendrez plus chez nous par hasard… (Vous n’aurez plus le choix, vu que les autres blogs sont censurés)
Parce qu’on a marché sur la lune mais que ce n’est pas vrai, en fait. Ou peut-être que si, même s’ils disent que non, à la télé et que pour faire intello et éveillé, je me dis que je n’y crois pas.
Parce que le Hamas interdit le narguilé aux femmes.
Parce que la fessée est désormais punie par la loi en Tunisie, même si bon nombre de responsables en mériteraient bien une. La loi est toujours au dessus de toutes les considérations, surtout quand il s’agit de nous et pas des autres.
Parce que beaucoup de principes se sont envolés.
Parce qu’en Tunisie, on trouve légitime la déforestation massive pour ériger des quartiers résidentiels de haut standing à Ennahli, Gammarth et ailleurs.
Parce que les gens sont indifférents.
Parce que je t’aime Tunisie, même si j’ai mal pour toi. Mal de te voir exploitée, incomprise, désarmée, détournée de ton orbite. Mal d’être toi.
Parce que le romantisme me tue, que la passion me consomme et que ma grandeur et ma candeur laissent souvent place à une haine farouche.
Parce que mes soupapes de sécurité ont explosé mais qu’on n’évoque même pas mon cas aux infos.
Parce qu’il fait une chaleur à s’encastrer pile poil dans le champ du climatiseur et à fermer sa gueule pour économiser son haleine.
Parce qu’on me spamme sur ce blog avec des commentaires chinois bourrés de virus.
Parce qu’on me pirate le compte facebook régulièrement, du fait d’une organisation secrète qui a des intentions maléfique à l’encontre de mon humble personne. Ou peut-être pas. Paranoïaque que je suis.

Voilà pour résumer pourquoi je zappe ces envies pressantes de m’exprimer, sauf qu’aujourd’hui je n’ai pas pu faire face à ce besoin impérieux de relater des faits qui me préoccupent.

A bon entendeur !

jeudi 8 juillet 2010

Dans mon monde idéal…




Dans mon monde idéal, Amazigh Kateb serait reçu comme un chef d’état.
Samir Loussif serait un dieu vivant, vénéré par tous les dépressifs du monde et même ceux simplement mélancoliques. (les alcooliques aussi)
Le lablebi serait traité avec respect de par le monde. Fini l'ère du caviar et du saumon fumé.
D’ailleurs, plus personne ne fumera du Cristal.
Toutes les plantes du monde pourraient être fumées sans risquer d’être inquiété.

On aurait l’occasion, à souhait, de se prostituer ou de se prosterner.
Il n’y aurait point d’intégristes. Les gens s’accepteraient en dépit de leurs différences.
Les blacks pourraient se marier avec des blonds aux yeux bleus sans pour autant craindre une éventuelle crise cardiaque dont serait victime la mère du marié aux suites immédiates de l’annonce de cette nouvelle électrique.

Dans mon monde à moi, il n’y aurait point besoin de police. Ce serait l’anarchie la plus totale, certes.
Mais une anarchie harmonieuse, car dans ma république platonique, les gens seraient très loin de leur état actuel.

Déjà, ils commenceraient par éviter, forcément de mastiquer des chewing-gums dans des salles de ciné délabrés de la région d’El Manar.
Ensuite, il n’y aurait jamais de différends à régler. Un télescopage de voitures finirait toujours par des accolades, des embrassades et de fou-rires à n’en plus finir.
Parce que l’argent, le bien maternel, c’est comme, me diriez-vous, la saleté de ce bas monde (cf. un adage tunisien)

Les citoyens de ma république hypothétique l’auraient compris.

Il n’y aurait jamais d’élections parce qu’il n’y aurait jamais personne pour représenter qui que ce soit. Toute personne douée de parole se devra de parler en son propre nom et de donner son avis sur à peu prés tout.

Dans mon utopie, les gens s’aimeraient. Les hypocrites ne seraient pas tolérés. Ils seraient soit bannis à jamais sans leur laisser une quelconque possibilité de se repentir, soit exécutés sur la place publique.

Par contre, ceux qui voleraient du pain pour subsister ne seraient jamais susceptibles de voir un jour, leurs petites mains innocentes coupées. Ce sera au tour de l’écume du peuple : Les costards cravates qui détournent des milliards de pâtir de ces peines inhumaines.

On aura un système économique à mi-chemin entre le capitalisme et le marxisme.

Tout le monde serait libre de dénigrer toute idée ou ébauche de pensée qu’elle soit politique, religieuse ou sociale.
Il n’y aurait absolument aucun tabou.

Il y aurait une vulgarisation sans précédent du baby foot et de la ps3.

Mon pays serait comme le Chili, réduit à une terre longeant une superbe côte sur laquelle belles filles et individus heureux feraient une fête non-stop ne s'inquiétant que rarement des nuits blanches qu'ils alignent.

Hammam-Lif serait naturellement le nombril du monde.
Le rap tunisien serait aboli.

Les couples qui s’aiment vivraient heureux éternellement. Plus jamais d’amoureux ne se quitteraient. Encore moins pour des futilités. 
Il n'y aurait plus d'histoires impossibles, plus de larmes versées et plus jamais d'incompréhension.

Il n’y aurait plus de mort sauf si l’on le souhaiterait fortement.
L’homme choisirait où et quand mourir et surtout de quelle manière.
L’homme serait Dieu et Dieu serait homme.
On vivrait tous une vie paisible loin du stress, des tensions, des ressentiments et en parfaite symbiose avec les éléments de la nature. 
Les baleines ne serviront plus à fabriquer des produits cosmétiques, parce que les femmes de ma république comprendraient finalement que l'on les préfère de loin sans maquillage.

On mourrait dans la joie, comblés, entourés de tous ses proches qui se remémoreraient alors en riant à pleines dents nos interminables mésaventures et anecdotes.
On nous chanterait pour requiem, la chanson espagnole Porque te vas puis cette demoiselle pétillante (saveur pêche) qu’on aura aimé, chéri, glorifié et honoré toute sa vie, prendra le micro et nous dédierait : Es la historia de un amor que no hay no otro egual… Avant de se préférer la mort à la vie, à son tour afin de nous rejoindre dans l’au-delà pour continuer infiniment notre histoire d’amour qu’aucune limite spatio-temporelle ne saurait contenir.


Dans mon idéal, la vie serait tellement différente de sa forme actuelle, trop morose, trop ennuyeuse, trop contraignante, trop réelle mais aussi parfois, il faut se l’avouer, passionnante, époustouflante et dépassant la fiction dans son évolution rocambolesque.

A défaut de faire de sa vie un rêve, il n’est pas interdit de la rêver comme on peut et de la dépeindre brouillement ou brillamment, selon les capacités, sous ses formes antipathiques en dents de scie dans un tableau de maitre, relativement s’entend. 

mardi 6 juillet 2010

Beb Saâdoun, au carrefour des civilisations




Midi et quart, à Beb Saâdoun, il fait tellement chaud que l’on se demande si Dieu ne nous envoie pas prématurément en enfer à cause notamment du dépôt de bière qui n’est pas très loin de ce portail à l’allure imposante qui fait partie des rares vestiges de ce vieux Tunis que feu Bourguiba a daigné nous laisser.

Un vieil homme qui apparait comme abasourdi, reste debout, le regard vide, fixant le néant. Le visage miné de tâches noires qui semblent s’être explosées en rides lui couvrant la quasi-totalité du visage.
Pourtant, il n’est semble s’en inquiéter outre mesure. 
A la Marsa, des vieux de son âge de ce début de millénaire auraient plongé sans se poser de questions dans un sceau de crème antirides de marque Yves Rocher (ou d’autres marques déposées que je ne citerai point par pure ignorance).
Mais à Beb Saâdoun, on sait pertinemment que les crèmes antirides sont faites pour les femmes et les pédés.

Il regarde ébahi ce rond-point peu commun pris d’assaut de toute part par des voitures de différentes envergures. Ici c’est la loi de la jungle.
Le lion, l’indétrônable roi est joué par les Isuzu et autres voitures à la carcasse solide et dont les pièces détachées se vendent même chez l’épicier du coin.

Les proies privilégiées dans cette arène où se joue des drames au vu et au su de tout le monde, ne sont autres que les voitures de luxe ou les nouveaux véhicules.

Notre vieil homme étend le regard et voit affluer des marrées humaines vers la colline supportant l’hôpital Salah Azaiez, l’hôpital d’enfants et l’hôpital Zouhaier Erraies.

Certains de ces patients marchent en donnant l’impression de danser, en balançant les épaules, assurés de la bénignité de leurs maladies et confiants quant au nombre d’années qui leur restent à vivre.

D’autres, arrivent la tête basse et la démarche lasse. Leur bourreau, c’est leur maladie. Ils le savent, ils le sentent et ils l’on déjà saisi.
A la buvette de Salah Azaiez, ils se gavent de Kaftejis… Ils n’ont aucunement peur de raviver leur acné juvénile.
Leur apparence, c’est aujourd’hui le cadet de leurs soucis.
Ils voient tous déjà défiler leurs enterrements. Au cimetière surpeuplé du Djellaz (pour les plus chanceux), il y aura tous leurs proches qui les pleureront, même ceux qu’ils n’ont vu que sur les photos de famille et leurs amis mais spécialement tous leurs ennemis qui viendront triompher sur leurs tombes sous l’abominable masque des larmes préfabriquées pour ce genre d'heureux dénouements.

Des fonctionnaires désabusés du ministère de la santé qui fait le coin, prendront tout leur temps pour se garer avant de répéter à tue-tête à ces citoyens crédules de « revenir demain » pour ne pas déroger à l’inévitable règle qui régit les interactions citoyen-administration dans tout le pays du Botswana (1.800.000 habitants, faut-il le rappeler et un succès fulgurant face aux poussins de Carthage) et d'ailleurs.

A bord d’innombrables Polos et 206 Peugeot (de couleur noire de préférence), des étudiants de médecine escaladent ce mont vert avant de tourner à droite pour accéder à cet édifice majestueux, qui abrite la plus prestigieuse des institutions universitaires du pays, j'ai nommé: La FMT.

Toujours est-il, que beaucoup se feront recaler faute de macaron. Vous savez, cette incroyable invention faite par l’être humain pour pourrir inutilement la vie de son prochain.
D’ailleurs, le gardien se fait un point d’honneur à faire baver ces étudiants arrogants, qui plus est, sont riches, beaux (Je sais mesdemoiselles, ce n'est pratiquement jamais le cas, donc disons charmants pour ne pas les froisser), souriants, et intelligents…
Il leur aurait volontiers explosé la tranche un par un. Malheureusement, ce n’est point permis.
Il se console comme il peut, arborant un splendide sourire brun-jaune digne des sadiques de la pire des races.

Le vieillard toujours stupéfait, lance finalement un regard furtif à ce petit commerce qui fait le coin à sa droite.
Ouvert 24/24. Vendant toutes sortes de produits alimentaires. Faisant presque constamment salle comble.
Il l’envie de toutes ses forces, parce que comme lui le proprio n’a pas du aller très loin dans ses études. Mais contrairement à son humble personne, le détenteur de ce projet a réussi.

Veuf, fauché et surtout sans enfants à la dernière ligne droite de sa vie. Il mourra certainement seul.
Mais ce n’était pas de sa faute. C’est cette femme qu’il avait choisi pour épouse qui était stérile.
Il en a la conviction même si aucun test objectif n’est venu étayer son diagnostic.
Mais, autrement ce serait lui le fautif et sa virilité en prendrait un vilain coup.
Comme si ne lui avoir jamais donné d'enfants n'était pas suffisant, cette bonne femme a eu le mauvais gout de le quitter prématurément pour un monde (présumé) meilleur.

Sous ce soleil, féroce, sournois et maladif. Irradiant le vieillissement des peaux et la cancérisation au lieu d’émettre la bonne humeur, notre héro du jour succombe à son insolation et tombe dans les pommes.
C’est ainsi, naturellement que s’achève notre récit. (Et aussi particulièrement vu qu’il est temps d’aller se coucher avec les nuits écourtées qui se succèdent. Mais cela, voyez-vous, ne nous regarde pas et ne figure ainsi, jamais sur des textes sérieux)

samedi 3 juillet 2010

Rubrique nécrologique des rêves de la semaine




On est au début du mois de juillet, le mercure avoisine les 50° au soleil sur Tunis et les régions avoisinantes.
La misère n’est pas moins pénible au soleil. Je le sais maintenant.
Les plages sont surpeuplées. Les terrasses des cafés sont bondés. Où que tu ailles, tu devras demander la permission à ton prochain avant d'inspirer un bon coup. 

Que tu aies une connexion internet à haut débit ou qu’elle soit de la troisième génération, la lenteur d’accès à certains sites te surprendra toujours.

Mon compte Facebook a été piraté plusieurs fois. Je ne sais quelle « organisation » maléfique se cache derrière ces manœuvres… (Etant quelque peu paranoïaque de nature)
Je songe sérieusement à déserter ce réseau social. J’en ai marre de ces cons qui nous mènent la vie dure.
Il n’y a presque plus de plateformes vidéo disponibles sur le net, ici bas.
La censure arbitraire bat son plein.
Aucune logique, aucune ligne directrice. On censure au feeling. 
C’est à te dégouter de cette vie virtuelle et de ses délices que beaucoup ne soupçonnent même pas. 

La Tunisie se fait corriger dans son (ex) fief d’el Menzah face à un inconnu du football africain, j’ai cité le Botswana.
1.800.000 habitants. Un pays avec 30% de prévalence du VIH. Une espérance de vie de moins de 40 ans. Mais une économie florissante grâce notamment aux ressources naturelles de ce pays.
On tombe bien bas.
On croit avoir touché le fond de la piscine mais on est très forts, nous autres tunisiens, on a toujours cette capacité de se surprendre et de creuser encore plus profondément le sol.
A ce rythme là, dans quelques dizaines d’années nous aurons un pont tout fait (nous qui vénérons les ponts et les échangeurs) qui nous mènera directement de notre chère pays vers l’antipode.

Pendant ce temps là, des gens d’une autre dimension, des personnes ayant une tout autre envergure jouent la coupe du monde en Afrique du Sud.
Le Brésil, mené par un Kakà qui aura toujours été, sauf rares exceptions, égal à son patronyme, se fait éliminer par les oranges pressées (d'en finir avec la malédiction de la CM). Mais on s’en fout, je l’avoue. 
Ce sont deux pays aux traditions footballistiques bien ancrées.

Par contre, le Ghana, un pays démocratique, un pays jeune, un pays qui sent l’espoir et la réussite sur tous les plans, perd une qualification historique pour la demi-finale après un match fou et un rendement exemplaire.
Nous y avons cru. En l’espace d’un moment, je me suis vu ghanéen. L’Afrique se révoltait.
Depuis toujours surexploitée par l’occident, cette terre mère de toute l’humanité et aux richesses naturelles inestimables spoliées impunément par « l’homme blanc »…  Peinant aussi, comme si ce n’était pas suffisant, à se frayer un chemin dans le monde du football.
Le Ghana rentre bredouille, le Botswana fait la fête.
C’est ainsi que va la vie. Au même moment un homme bien meurt et un bébé nait derrière les mûrs du même hôpital. Sous le soleil d'un même continent.

L’histoire suit son cours naturel. Inutile de regretter ou de se morfondre et encore moins de pleurer les coups du destin. Savoir vivre c’est savoir laisser des plumes tout en arborant le même sourire figé dans sa splendeur.

jeudi 24 juin 2010

هزيمة مشرّفة





المُتأمّل في تاريخ العرب فيسع ما يفهم إلّي أحنا أكثر حاجة نعشقوها هي الهزائم المشرّفة. ما إن يأتي قائد وإلا رياضي وإلا غيرو يعرف ينهزم في العزة يدخل لقلوب الشعب إلي يخرج للشارع ويبدى يهتف بإسمو ويوصل يعشقو إلى حد الجنون.

أقوى مثال في الحكاية هذه، جمال عبد الناصر. السيد خلق التغفيص ومني الجيش متاعو بخسارة متاع واحد يشد بعدها الحيط بقية عمرو وما عادش يحل فمو كان عندو غرام رجولية.
السيد هذا خاطر الريق متاع الدمغجة إلي يستعمل فيها باش يزكم عامة الناس كسب قلوب شعبو الكريم إلي تضرب فيه ضربة لا تقرا لا تكتب.
ونهارة الوفاة متاعو تقول يشيع في جثمان متاع المرحوم مايكل جاكسون والناس يهبطوا فيهم حيار والحزن مفتقهم من بعضهم والحالة حليلة.

أي عاد سيدي حديثنا قياس. امشي يا زمان (وبرا لغادي) وإيجا يا زمان، مو شعبنا المولع بالهدارة جاه المنتخب الجزايري متاع الكرة كيف الدواء فوق الجرح. 
منتخب ضعيف وعندو لغة وطنيين بالظبط، فهمتا كيفاش، وكي يبدا النشيد الوطني متاعهم يدوي تبدى دموعهم تسيل فوق الخد والكاميرا تصور و الشعب العربي تصلي على المصطفى ويعاود.
علاش تقول انتي المنتخب الجزايري بالذات ؟ ومش منتخب آخر ؟ 
زعمة كلو تضامن وتآخي وبلادة وركاكة ؟ 
لا يا سيدي ! وجملة زادة !
وإنما الواضح والجلي هو أنو هذا المنتخب عندو إمكانيات كبيرة متاع إقصاء من الدور الأول وقابلية باش يتحب ويتعشق حسب مقاييس العرب إلي حكينا عليهم آنفاً.
منتخب مخلوق للانهزام المشرف.
وكان للأمة العربية المسلمة ما تمنته حيث خرجت الجزائر وعادت محصنة ومضمنة من جنوب إفريقيا بخفيه حنين. 
فمبروك علينا هذا الإنجاز الإنهزامي المشرف الذي ينضاف لهزايمنا المشرفة التي لا تحصى ولا تعد وأعوذ بالله من كل فوز كبير لأن المشكلة متاعو ماهوش مشرف.
وآخر دعوانا للجنرال الباكستاني إلي الشعب العربي الكل يحبو، وسبقلو كان رئيس بلادو. أكيد عرفتوه برفاز مشرف.