Les fidèles du Boukornine

Affichage des articles dont le libellé est médias. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est médias. Afficher tous les articles

mercredi 19 janvier 2011

Ne serait-on pas en train de nous voler notre révolution ?



Moins d'une semaine écoulée après la journée légendaire du 14 janvier 2011, retour à la lucidité et à la nature glaciale d'une réalité toujours floue et indécise.
Après le grabuge, les "Hip Hip Hip Hourra", les cris de libertaires en plein couvre-feu, les lynchages de pourritures ( Actes que je suis loin de cautionner) et les intarissables larmes de joie, force est de constater que nous baignons encore et toujours dans un flou très inconfortable. 


L'après 14 janvier sent la manipulation à plein-nez, je m'explique: 

Commençons par le commencement, Mohammed Ghannouchi qui déclare à tous les tunisiens que devant l'incapacité TEMPORAIRE du président Ben Ali à assurer ses fonctions, il se voit dans l'obligation de le remplacer TEMPORAIREMENT avant de se rétracter le lendemain et d'annoncer "la vacance définitive du poste de président."


Les évasions massives de prisonniers partout dans le pays dont notamment les dangereux criminels de la prison du Nadhour à Bizerte...

Les tentatives de brûler des points vitaux de notre économie et de notre société comme les hôpitaux qui ont été souvent pris à partie.

Quel intérêt aurait une bande organisée à attaquer un hôpital ou de libérer des détenus dangereux, sinon  de semer la zizanie dans le pays pour légitimer l'inévitable main-mise de certains cons sur notre devenir et laisser à d'autres truands l'occasion de quitter le pays alors que l'armée est occupée à rétablir la sécurité et pourchasser ces criminels armés.







La télé nationale, défunte Tv7, qui diffuse des appels à l'aide et décrit des situations d'insécurité totale et dramatique avec des échanges de coups de feu alors que ce n'est pas toujours le cas sur le terrain. Allant même jusqu'à relayer des rumeurs et parler d'un ton grave d'évènements d'une violence inouïe, appelant même l'armée en direct à intervenir dans tel ou tel endroit comme si nos militaires avaient besoin de la télé pour en être informés. Cette chaîne a une grande part de responsabilité dans le climat de terreur qui a sévit au sein de la population avant d'appeler les gens à garder leur calme.
Mais tu demandes au peuple de rester calme alors que tu lui chantes à longueur de journée qu'on a retrouvé de l'explosif dans des voitures abandonnées et que les snipers sont partout?  


Ainsi que la diffusion de faux reportages sur l'arrestation théâtrale d'une bande de casseurs "armés jusqu'aux dents" en pleine avenue Habib Bourguiba. Déclarations infirmées le soir même dans une vidéo sur Facebook où un des jeunes présumés coupables explique avec hébètement qu'il était juste allé acheter du pain au centre-ville de Tunis et qu'il a aussitôt été relâché...

L'exclusion de certains journalistes des dernières conférences de presse ne fait qu'aggraver cette crise de confiance et amplifier des doutes déjà fondés...



Le retour du 404 sur le net tunisien dont parle Tunivisions dans cet article. Nous, qui croyions comme des cons à l'émergence de la liberté dans notre pays... 


Les médias en général (malgré une liberté de ton quelque peu retrouvée) qui en évoquant les dernières manifs qui naissent spontanément un peu partout dans le pays réclamant la tête du RCD, la décrivent tous comme un appel populaire à démettre les ministres qui appartenaient à l'ancien régime occultant totalement l'aspect fondamental de cette ultime contestation où les manifestants scandent pourtant clairement: "A bas le RCD ! A bas le bourreau du peuple !" 

Hier, la police réprime violemment la manifestation anti-RCD qui a eu lieu à l'Avenue Habib Bourguiba. 

Une marche pacifique qui a eu droit à un nuage de gaz lacrymogène et des coups de matraque qui n'ont épargné ni les quinquagénaires présents en nombre, ni les grand-mères trop crédules pour se douter de la persistance d'une telle répression. 

Qu'en est-il des proches du président qui auraient été arrêtés ? Pourquoi aucune image ne filtre ? Aucune vidéo ? Le peuple a besoin d'apaisement, il a besoin qu'on le mette au courant, il a besoin d'être sûr qu'on n'est pas (comme d'habitude) en train de le duper... 
Cette guerre est aussi et surtout une guerre des images. 
J'invite d'ailleurs l'armée et le gouvernement tunisien à nommer deux porte-parole dignes de ce nom pour mettre un terme à ces rumeurs qui ne font que rendre insoutenable un équilibre psychologique populaire déjà précaire.


Des gens nous ont offert au prix de leurs vies l'opportunité de parler librement, dignement et sans crainte de se faire exploser la tranche pour nos idées. 
N'insultons pas leur mémoire, restons vigilants, ne laissons pas tomber la lutte !
Sauf qu'il est vrai que le pays a besoin aujourd'hui de revivre de ses cendres, de se remettre sur pied et c'est là, l'urgence vitale à laquelle nous devons faire face actuellement. 
C'est notre responsabilité de reprendre une activité normale, de ne plus avoir peur.
La peur, on l'a laissée pour les autres peuples. 

Quand on s'est mobilisé sans boucliers, les poings nus face à des hordes d'oppresseurs prêts à nous descendre pour la gloire de leur gourou Ben Ali, on sait que plus rien ne pourrait nous atteindre, ni les rumeurs d'Al Jazeera, ni les projets malveillants des comploteurs ni même les balles perdues.


Il est évident que des personnes à qui le système a profité pendant des décennies entières s'obstinent aujourd'hui à protéger leurs avantages et qu'ils se servent des médias, en diffusant des rumeurs, en finançant des milices et en organisant des mises en scènes rocambolesques. 


Mais, n'ayez nulle crainte, notre révolution et notre abnégation ont sonné le glas de votre réseau mafieux. La Tunisie aux tunisiens ! Gloire aux martyrs et à bas les intrus ! 

Cependant, j'appelle une dernière fois à bûcher en cours de semaine pour que le pays ne sombre pas et manifester en nombre le weekend pour que le système corrompu jusqu'à la moelle continue sa décomposition avec le moins de dégâts possibles pour ce pays que nous aimons, ce pays dont l'intérêt demeure notre unique préoccupation.



A bon entendeur !

lundi 20 décembre 2010

بلادي قمة في الإغتراب وغرغر يا غراب...




Sidi Bouzid s'embrase pour faire comme Mohammed Bouazizi. (Individu tunisien hautement digne et inflammable désespéré, exaspéré et nullement apeuré)
C'est bien connu le feu se propage rapidement dans les régions où la flore est épanouie.
La police réplique.
Et puis, on ne sait plus rien.
Les médias étrangers en parlent.
Les médias locaux esquivent, se taisent et traitent encore de la réponse du ministre des affaires religieuses quant à la pollution sonore de l'appel à la prière.
On s'en fout royalement.
On veut des Fahem Boukaddous partout sauf dans la cellule comme celle dans laquelle il gît.
On veut des Hommes dans les médias. On veut être pris pour des Hommes.
On veut être pris pour un peuple et non pour un troupeau.
Le summum de l'aliénation est d'apprendre les nouvelles de ton propre pays, de ton propre gouvernorat et parfois même de ton propre quartier par le biais de journaux russes, français ou anglais.

Des fois, je me demande si les gens qui se croient permis de diriger notre destinée avec un paternalisme stalinien, ont encore à l'esprit que nous avons des droits, que nous sommes des êtres vivants capables de discerner et qu'à trop insulter notre intelligence, elle finit par imploser pour faire naître des ondes négatives qui seront délétères au pays entier.


Je ne peux pas me targuer de boycotter tous les médias tunisiens à l'occasion de cette nouvelle mascarade, vu que c'est déjà le cas depuis quelque temps.
Hommage à Sofiene Chourabi, au passage, qui fait un excellent boulot à ses risques et périls.

Ce soir, j'ai mal à mon Sidi Bouzid, comme j'ai eu mal à mon bassin minier et à mon Ben Guerdane, il n'y a pas si longtemps.
Ce soir j'ai mal à mon pays. Une contrée dans laquelle, les diplômes et les êtres humains ne font plus le poids face à la répression et aux abus qui sont monnaie courante.

Dernière chose, qu'on arrête de poursuivre ces infortunés. Si l'économie souterraine, si nocive soit-elle aux chiffres que l'on présente fièrement dans les classements, est en plein essor c'est que le gouvernement n'arrive pas à fournir un travail à une jeunesse qualifiée et diplômée.
Un maîtrisard en informatique ne vend pas des clémentines pour le plaisir, messieurs les jurés !

lundi 27 septembre 2010

Le(s deux) petit(s) train(s) train(s) de la vie à Bir el Bey...




Dans ce billet, je ne parlerai pas des deux trains qui se sont suivis ni du deuxième qui s'est naturellement mis à l’infinitif.
La faute n'est pas à une défaillance, ni aux pluies diluviennes... La faute à Bescherelle.

Dans ce billet, je ne parlerai pas des médias qui se sont foutu de la gueule du peuple ni du peuple qui ne s'en est même pas rendu compte, rendant par la même occasion un vibrant hommage à l'étrange odeur de pisse à toutes les victimes de la tragédie de Bir el Bey.
Parce que tout va toujours bien. Même (et peut-être surtout) quand ça va mal.

Dans ce billet, je ne parlerai pas de ces passagers qui ont frôlé la mort pour atterrir dans le JT de 20h de TV7 arborant un splendide sourire reconnaissant et louant les efforts fournis pour les sortir de là. D'aucun n'a pensé à leur crier que l'on réclame en tant que beau peuple d'un beau pays que les responsables soient jugés pour que de tels incidents ne se reproduisent plus.
Les transports en commun tuent en Tunisie chaque année plus que ne le fait le SIDA.

Dans ce billet, je ne parlerai pas de BendirMan, un artiste engagé, un jeune bourré de talents qui n'a pas le droit de se produire sur des scènes décentes rien que parce qu'il tient un discours inférieur à 99.99% langue de bois.
12% de langue de bois étant un pourcentage trop bas pour un pays où les responsables semblent être plus imprégnés par Pinocchio que par Voltaire. Dans une contrée, où l'on manque cruellement de cellules de Leydig et de Sertoli (Cf. testicules)


Dans ce billet, je ne parlerai pas des erreurs d'arbitrage du match qui a opposé le CSHL à la JSK. Peut-être parce qu'il n'y en a pas eu. Ou pire parce que les autres ne veulent pas. (Hein ? qui sont les autres ? Mais ferme ta gueule !)


Dans ce billet, je vais me contenter de sourire avec hébètement, de fermer les yeux en m'allongeant sur un lit jadis douillet et rêvant aujourd'hui de prendre congé. 
Pourvu que je m'assoupisse pour rêver d'un monde meilleur et advienne que pourra...

dimanche 22 novembre 2009

Football, sexualité et fraternité algéro-égyptienne

Je déclare solennellement à tous ceux qui ont accédé à ce billet exclusivement attirés par le terme « sexualité », qu’ils peuvent dés à présent se rhabiller et aller voir ailleurs.

C’était simplement un artifice pour faire, pour une fois, un titre captivant, aguichant, qui fait vendre comme savent si bien le faire les torchons et autres tabloïdes qui minent le monde du journalisme.

Je le reconnais mon humour peut bien s’alourdir des fois et pondre des sottises de ce genre. C’est surement mieux que beaucoup d’autres sots et qui sont en plus inconscients de leur idiotie.

La transition étant toute faite, il est naturel d’évoquer l’évènement qui a secoué le monde ces dernières semaines.

Il ne s’agit pas de la famine dans le monde, ni des innombrables mutilés de guerres ni même de la pandémie de grippe A qui commence à bien faire.

C’est, comme vous l’avez tous deviné : Le match.
ZE MATCH comme diraient nos amis français.
L’Algérie, l’Egypte, la Coupe du Monde, les médias, la guerre, Amr Adib, Ech-Chourouk algérien, le sport, la diplomatie, la politique, les mouvements de foules…

En d’autres termes, notre désarroi, nous autres arabes avec un minimum d’instruction qui voyons impuissants deux pays « frères » se jeter des pierres et des accusations invraisemblables pour un match de foot.

Des millions de gens accusés de terrorisme, des ambassadeurs rappelés, des jets de pierres.
Mais où va le monde ?

« Le football est l’opium du peuple », si Karl Marx était vivant, c’est ainsi qu’il reformulera sa célèbre expression.
Plus qu’un opium, c’est de plus en plus vers la LSD que vire le sport roi surtout dans le monde arabe.
Parce que la LSD déforme la réalité étant la substance la plus dangereuse qui soit.

Nous faisons peine à voir avec nos excès dans tout ce qui n’a pas d’importance et notre légendaire indifférence dans tout ce qui est capital pour notre existence en tant qu’êtres humains.

Les médias étrangers suivent, interloqués, l’évolution de cette guerre dont la seule origine fut un vulgaire ballon rond.

Des artistes égyptiens qui promettent de ne plus se produire en Algérie, la Fédération Egyptienne de Football qui se retire de la Fédération Nord-Africaine de Football, le journal Ech-chourouk qui déclare que huit morts algériens sont revenus du Caire à la suite des violences perpétrées par le public égyptien déchainé, des talk-shows quotidiens qui prêchent impunément la haine et la cassure orient-maghreb comme jamais auparavant. Des violences d’une infinie barbarie qui éclatent dans les deux pays à l’encontre de ressortissants qui n’ont que leurs prières pour ne pas en être atteints.

Des médias maghrébins à l’instar de Nessma TV , qui ont le mauvais gout de rétorquer.
Il y a des cons partout, mais jamais je n’aurais pu imaginer qu’il aurait pu y en avoir autant par m².

Marre d’entendre Amr Adib et consorts, marre de voir des algériens lancer des menaces aux égyptiens. Marre d’assister à une telle férocité sous le regard bienveillant de leurs sécurités nationales.

Si seulement j’avais mon mot à dire, je déclarerais ces journées comme pages noires de l’histoire arabe et bannirait le football à jamais de nos vies.
Peu importe si comme substitution, le peuple se rabatte sur les cigarettes, l’alcool ou autres produits nocifs pour la santé.
Au moins je n’aurais plus le supplice de voir les journalistes de France 24, CNN et autres sourire sournoisement en nous évoquant.

mardi 30 juin 2009

Comment anéantir un King of Pop, expliqué aux nuls


Sali, dénigré, rabaissé dans les médias de tout bord.
La vérité a tout de même fini par éclater.
En respect, à l'âme de l'unique King of Pop je fais l'écho de cette nouvelle qui m'a glacé le sang.
Au moins, maintenant tout le monde le sait.
L'homme au visage d'enfant a fini par rejoindre les rangs des anges.
Qu'il puisse reposer en paix.
Interprète de l'inégalable Billie Jean… Paix à ton âme!