
القلب حزين والعين تذرف دمعاً و حين تعجز الكلمات على التعبير، يصبح الصمت أحلى العبارات...
كلنا ولادك يا تونس!




Je suis un enfant de GAZA. J’ai eu l’enchantement de voir toute ma famille sous les décombres de notre maison tombée en ruine après le passage de l’armée israélienne.
A quatorze ans j’étais le plus aîné de mes orphelins de frères et sœurs. J’ai quitté l’école pour pouvoir répondre aux exigences de la vie. Je travaille comme mécanicien. C’est en effet l’un des rares métiers qui rapporte encore quelques sous pour ne pas mourir de faim. Malgré tout à chaque fin de mois je suis obligé d’envoyer mon tout petit frère Hassan qui a huit ans demander l’aumône car il a une gueule de mendiant. D’ailleurs, même moi je n’arrive à lui refuser aucune requête tant il a cette capacité d’apitoyer les gens. Il faut dire qu’il a grandi dans la misère et que ce n’est finalement pas du cinéma.
Depuis mes débuts dans ce monde, j’ai choisi d’épouser la religion de la pierre. Je ne fais confiance ni au HAMAS ni à FATH ni à aucune institution d’ailleurs. Je m’en fous de savoir que le conseil de sécurité s’indigne de nous voir renfermé dans ce petit patelin. Ils n’ont jamais rien fait pour nous sauver du naufrage. Et maintenant je ne suis même pas sur que je vis encore.
J’ai comme hobbie principal de tirer des pierres en prenant pour cible des chars de « tsahal » et je me sens tellement fort quand je m’oppose à ce tas de mécanique invulnérable. Quand je réussis à toucher le véhicule, au meilleur des cas, j’arrive à laisser une égratignure sur une des portes ou sur le toit. Vous pourriez comparer cet effort monstre que je livre et ce risque impensable que je prends à la légende de Sisyphe tellement c’est chimérique de penser qu’on va arrêter la plus grande puissance militaire mondiale avec de simples calculs. Mais dans ma tête, c’est suffisant. Je ne crois plus en rien. Ni à la paix d’Itzhak Rabin, ni à la belle vie ni à ce monde. Je ne crois qu’en moi. Quand je me lève et que je fais face à ces chars, je sens le monde m’appartenir. Et même s’ils avaient la lâcheté de tirer, je ne serais qu’un mort de plus dans le registre des victimes de cette révolution perdue d’avance. C’est fou comme on a pu s’engager dans cette impasse tête baissée sans penser à l’avenir de ces bambins. Maintenant on y est jusqu’au coup. Personne n’est prêt d’en sortir d’ici la fin des temps. Vous me parlez de paix ? Il n’y aura jamais de paix. Je ne sais même pas ce que c’est. Je suis un enfant de la guerre. Ce sont les tirs de mortiers qui m’ont élevés et je ne vous garanti pas que je ferais bon usage de cette paix éventuelle. Je serais perdu ne sachant plus comment agir.
Ils pourront tous nous inhumer. Ils pourront déverser du napalm et carboniser nos corps, user de bombes à fragmentation, d’uranium et de tout ce qu’ils voudront. L’essentiel c’est que je ne quitterai jamais mon pays. Ma patrie la terre où ma famille, mes joies, mes peines et ma vie sont enterrées côte à côte.

Je joins ma voix à celles de tous les bloggeurs tunisiens en ce jour bénit pour écrire un texte en faveur de cette union qu'on a toujours attendu et qu'on risque d'attendre encore pour longtemps.
Le principe est donc simple: Cinq pays adjacents qui se complètent: certains se démarquent par leurs ressources naturelles, d'autres par leur organisation exemplaire. I have a dream...
Je rêve de ce jour où je circulerai sans aucune contrainte de Tripoli à Nwadibou en Mauritanie en passant par
En ayant vécu quelques années au Maroc, je m'étais imprégné de la culture marocaine. Je voulais tout savoir « d'eux »... J'achetais plein de magazines, de livres... J'écoutais leurs musiques. J’essayais toujours de comparer entre « Nous » et « Eux ». Je ne peux nier l’évidence que quelques différences caractérisent chacune de nos cultures. Mais la ressemblance reste troublante entre les deux frères marocain et tunisien. Tellement de blagues, de proverbes, d’expressions, de traditions de manières de voir et d’être qui dénotent de l’unicité de la provenance. On dirait même qu’on est dans le même pays mais dans des régions différentes. J’ai aussi côtoyé au Maroc des mauritaniens, et toujours la même constatation de cette proximité des traits culturels avec il faut dire plus de conservatisme (par exemple des métiers comme chanteur et footballeurs sont encore marginalisés et l’esclavagisme bien qu’aboli des échanges commerciaux reste encore présent dans les esprits).
Il m’a donc fallu de me passionner pour le groupe mythique de Nass el Ghiwane (gens de la errance) et leur inégalables« allah ya moulana » et « Sinia » entre autres, Abdelwahab Doukali et le rap marocain avec l’éternel Bigg comme chef de file. Je dévorais les magazines « tel quel » et « Nichane » pour ne citer qu’eux… j’ai adoré le cinéma marocain si fertile et si touchant avec notamment la symphonie marocaine, Marock et tellement d’autres…
Et ce serait pure injustice si je ne terminais pas mon texte en parlant de Marrakech la ville rouge avec ses palmeraies, son ciel bleu et sa montagne l’Okaimden visible au loin enneigé même pendant le mois de mai. Plus exotique tu meurs ! (Je maintiens quand même et toujours que le Boukornine reste la plus belle montagne au monde.)
C'est donc seulement après cela que j'ai commencé à réaliser que dans une certaine mesure
« nous » étions « eux ».
Bref, nous aspirons tous à voir cette parcelle de terre unie à jamais pour le bien de toute la communauté maghrébine ne perdant tout de même pas de vue que là haut ce n’est pas aussi facile. Les responsables n’ont pas tous eu la chance de comprendre que nous dérivons tous de la même mère et que sans union nous dériverions tous non pas de cet ancêtre commun mais vers un avenir tellement moins beau que prévu. Heureusement qu’il est permis de rêver particulièrement en ce jour de célébration. Vive l’UMA. I still having the same dream…

Je m’insurge contre l’usage intempestif du nom « vieillard » en médecine. On sait tous la connotation dépréciative du suffixe « -ard » comme par exemple dans les adjectifs froussard, trouillard, vantard... (Et la liste est longue)
Mais on utilise quand même ce terme à outrance… Que ce soit dans des cas cliniques, dans des données épidémiologiques ou dans des polycopiés, vous trouverez toujours les vieux malmenés par ce suffixe dévalorisant comme si leur âge et leurs tares qui se décompensent n’étaient pas assez pour meubler leur vies tranquilles.
Rien que pour les aléas vécues, rien que pour cette brillante existence qui vire doucement vers l’ennui et au moins face à ce compteur qui affiche indécemment autant d’années, On se doit de virer le « -ard » définitivement de notre langage.
Je ne suis pas dupe non plus, je sais pertinemment que l’utilisation de ce mot relève plus d’un abus de langage que d’un mépris…
Faisons quand même un effort et reconnaissons notre tort…
Dans l’espoir qu’un jour, ce terme ingrat fasse à jamais partie de l’oubli…

ولا أحدا في شوارع لندن يبكي علينا..
يهاجمنا الموت من كل صوب..
ويقطعنا مثل صفصافتين
فأذكر، حين أراك، عليا
وتذكر حين تراني ، الحسين
3
أشيلك، يا ولدي ، فوق ظهري
كمئذنة كسرت قطعتين..
وشعرك حقل من القمح تحت المطر..
ورأسك في راحتي وردة دمشقية .. وبقايا قمر
أواجه موتك وحدي..
وأجمع كل ثيابك وحدي
وألثم قمصانك العاطرات..
ورسمك فوق جواز السفر
وأصرخ مثل المجانين وحدي
وكل الوجوه أمامي نحاس
وكل العيون أمامي حجر
فكيف أقاوم سيف الزمان؟
وسيفي انكسر..
4
سأخبركم عن أميري الجميل
سأخبركم عن أميري الجميل
عن الكان مثل المرايا نقاء، ومثل السنابل طولا..
ومثل النخيل..
وكان صديق الخراف الصغيرة، كان صديق العصافير
كان صديق الهديل..
سأخبركم عن بنفسج عينيه..
هل تعرفون زجاج الكنائس؟
هل تعرفون دموع الثريات حين تسيل..
وهل تعرفون نوافير روما؟
وحزن المراكب قبل الرحيل
سأخبركم عنه..
كان كيوسف حسنا.. وكنت أخاف عليه من الذئب
كنت أخاف على شعره الذهبي الطويل
... وأمس أتوا يحملون قميص حبيبي
وقد صبغته دماء الأصيل
فما حيلتي يا قصيدة عمري؟
إذا كنت أنت جميلا..
وحظي جميلا..
5
لماذا الجرائد تغتالني؟
وتشنقني كل يوم بحبل طويل من الذكريات
أحاول أن لا أصدق موتك، كل التقارير كذب،
وكل كلام الأطباء كذب.
وكل الأكاليل فوق ضريحك كذب..
وكل المدامع والحشرجات..
أحاول أن لا أصدق أن الأمير الخرافي توفيق مات..
وأن الجبين المسافر بين الكواكب مات..
وأن الذي كان يقطف من شجر الشمس مات..
وأن الذي كان يخزن ماء البحار بعينيه مات..
فموتك يا ولدي نكتة .. وقد يصبح الموت أقسى النكات
6
أحاول أن لا أصدق . ها أنت تعبر جسر الزمالك،
ها أنت تدخل كالرمح نادي الجزيرة، تلقي على الأصدقاء التحيه،
تمرق مثل الشعاع السماوي بين السحاب وبين المطر..
وها هي شفتك القاهرية، هذا سريرك، هذا مكان
جلوسك، ها هي لوحاتك الرائعات..
وأنت أمامي بدشداشة القطن، تصنع شاي الصباح،
وتسقي الزهور على الشرفات..
أحاول أن لا أصدق عيني..
هنا كتب الطب ما زال فيها بقية أنفاسك الطيبات
وها هو ثوب الطبيب المعلق يحلم بالمجد والأمنيات
فيا نخلة العمر .. كيف أصدق أنك ترحل كالأغنيات
وأن شهادتك الجامعية يوما .. ستصبح صك الوفاه!!
7
أتوفيق..
لو كان للموت طفل، لأدرك ما هو موت البنين
ولو كان للموت عقل..
سألناه كيف يفسر موت البلابل والياسمين
ولو كان للموت قلب .. تردد في ذبح أولادنا الطيبين.
أتوفيق يا ملكي الملامح.. يا قمري الجبين..
صديقات بيروت منتظرات..
رجوعك يا سيد العشق والعاشقين..
فكيف سأكسر أحلامهن؟
وأغرقهن ببحر الذهول
وماذا أقول لهن حبيبات عمرك، ماذا أقول؟
8
أتوفيق ..
إن جسور الزمالك ترقب كل صباح خطاك
وإن الحمام الدمشقي يحمل تحت جناحيه دفء هواك
فيا قرة العين .. كيف وجدت الحياة هناك؟
فهل ستفكر فينا قليلا؟
وترجع في آخر الصيف حتى نراك..
أتوفيق ..
إني جبان أمام رثائك..
فارحم أباك...
"
On dit toujours que la première mi-temps est celle des joueurs et que la deuxième dénote de l’emprunte de l’entraîneur. Cette semaine ce qu’on a vu à El Fahs dépasse l’entendement. Il ne s’agissait en effet, ni de l’une ni de l’autre mais de la troisième mi-temps… Celle où les météorites s’abattent sur la planète terre… Celle où les pare-brises se fracassent à la pelle… Celle où les images sont dignes de
Je rappelle bien sûr que le match en question était un derby qui opposait l’Union de Makther à l’Etoile de el Fahs et durant lequel la rivalité et les duels musclés livrés sur le terrain en début de partie se sont continués même après le coup de sifflet final de l’arbitre en dehors du terrain et même dedans… Ils ont tout cassé tout anéanti… Ils n’ont rien laissé… Ni le camp n’a pu résister… Ni le banc des remplaçants n’a su garder sa posture habituelle… Ni même les voitures des particuliers qui étaient venus assister tout simplement à un match de foot.
La bêtise humaine a encore frappé… Et hélas, cette dernière fois, elle a frappé en force.
La sentence tomba quelques jours plus tard avec des interdictions d’exercer pour bon nombre de joueurs et de (ir)responsables. Je ne sais pas vraiment si c’est une décision suffisante face à l’ampleur de « la guerre » à la quelle on a assisté.
Le stade qui s’était transformé en arène pour l’occasion nous mène à nous poser plein de questions à propos du football en Tunisie et de la banalisation de ce genre d’actes dans nos stades…
Pas une saison ne s’écoule sans que la violence n’élise domicile dans les cœurs de supporters ou de joueurs inconscients de ce qu’ils projètent comme image à ceux qui n’avaient rien de mieux à faire que de regarder le résumé de leurs match à la télé.
Pourquoi toute cette haine ? Pourquoi tout cet acharnement ? Ce n’est pas seulement une question d’argent vu que les sommes mises en jeu dans le derby des deux équipes de D3 (Makther et el Fahs) n’étaient pas faramineuses et pourtant les pierres qu’ils se lançaient étaient bien réelles et les dégâts occasionnés bien plus importants que tout les budgets de ces clubs réunis.
Il est vrai que je suis amoureux fou du sport le plus populaire dans le monde mais ce que je suis en train de voir n’a rien à voir avec le football… C’est plutôt un sport de combat sans normes ni lois et il faut dire, dans toute ma vie, je n’ai jamais été fan de ce genre de jeux…