Les fidèles du Boukornine

dimanche 8 juin 2008

الصمت!


القلب حزين والعين تذرف دمعاً و حين تعجز الكلمات على التعبير، يصبح الصمت أحلى العبارات...
كلنا ولادك يا تونس!

samedi 7 juin 2008

L'erreur de la nature


Amira se rend pour la énième fois à son lycée pour assister à un cours d’éducation civique avec le même désintéressement qu’elle a su garder tout au long de sa scolarité. Une journée ordinaire qui ne semble nullement aspirer à sectionner le rythme soporifique de sa vie.
Elle rentre en salle de cours, se place au fond de la salle en parfait cancre de sa classe. La prof débute sa leçon. Il semble qu’il y a un problème de son car notre élève n’entend rien à ce qui se dit, ne saisit aucune phrase. En fait, elle n’arrive à percevoir que le son de la voix de sa maîtresse qui ne fait que conforter ses interrogations à propos de l’utilité d’avoir quitté son lit en cette matinée hivernale.
Quelques minutes plus tard, un surveillant fait irruption dans la salle, prévient la responsable qu’un contrôle sanitaire ordinaire allait commencer et qu’il fallait qu’un nombre d’élèves l’accompagnent à l’infirmerie. Le nom d’Amira fut cité.
Arrivé à bon port, le médecin effectuait méthodiquement son examen scolaire, appareil par appareil. Puis, il lui donna une feuille lui confiant qu’elle devait l’utiliser pour prendre l’avis d’un endocrinologue, « un simple examen de routine » lui avait-il promis.
Le lendemain sa mère l’emmenait, comme prévu à ce deuxième docteur qui avait l’air tellement chagriné en lisant le maudit bout de papier.
Il avait décidé de lui faire un prélèvement sanguin pour doser les DHT et les testostérones après lui avoir administré du HCG en 1500 unités/ 2 jours à répéter sept fois de suite.
Les résultats étant prêts, le professeur agrégé appela la dame et lui demanda d’arriver seule à l’hôpital. Elle était toute confuse, toute inquiète pour sa fille.
Arrivée, il lui déclara d’un air grave que sa fille était atteinte d’un déficit en 5 alpha réductase de type 2. Elle ne comprit rien du tout. C’est alors qu’il lui expliqua que sa fille était en fait un garçon qui était atteint d’une maladie rare appelée pseudohermaphrodisme masculin et que, comble de la malchance, sa maladie était passée inaperçue pendant toutes ces années alors que le plus souvent le diagnostic se faisait à la naissance.
La brave femme était anéantie. Comme allait-elle expliquer à sa fille unique ce fait inavouable. Devrait-elle tout lui cacher ? Comment cette maladie rarissime a-t-elle pu préférer a tous les autres enfants du monde. Le ciel s’était abattu sur elle.
Amira ayant entendu parler de cette affaire. Ayant compris qu’on aurait du l’appeler Amir. Elle était fort confuse et on peut très bien la comprendre après tout. Toutes ces années passées vainement à vénérer les barbies et les trousses à maquillage. Ce rêve qu’elle cultivait dés son jeune âge comme ses congénères, de voir un jour ce prince charmant apparaître et la délivrer de cette routine qui ne correspondait pas à ses aspirations. Mais là, c’est elle qui s’était transformée soudainement en prince charmant et elle n’avait ni l’expérience ni la préparation psychologique pour jouer ce rôle ô combien angoissant. Amir se devra aussi désormais de porter un plus grand intérêt au football et au sport en général pour être le plus masculin possible, pour essayer de s’imprégner de cette culture qui fait des hommes ce qu’ils sont.
Il allait subir dans quelque temps une intervention chirurgicale visant à le classer définitivement parmi les porteurs des chromosomes sexuels XY. En attendant, Il restait chez lui ne sachant plus ce qu’il devait faire ni où il devait aller. Il espérait de toutes ses forces que ses voisins n’en sachent rien car il était convaincu que s’il laissait s’échapper même une bribe d’information, le monde s’acharnerait à lui pourrir la vie davantage.
L’opération était programmée pour la semaine prochaine. Mais sa mère ne s’était pas retenue. Il fallait qu’elle aille voir sa voisine et tout lui raconter. Le secret devenait trop grand pour elle. Le lendemain tout le quartier était déjà au courant comme chez nous les médisances circulent à une vitesse nettement supérieure à celle de la lumière.
Amir était démoli par ce regard méprisant. Il l’avait compris tout seul en remarquant que tout le monde lui tournait le dos et que même sa meilleure amie Amina avait tiré un rire sournois en le voyant passer. Il n’attendait plus rien de personne. Il était fini. Et finalement tout cet espoir porté sur la chirurgie était infondé selon lui, car même si en apparence il allait ressembler un peu plus à un garçon et avoir par conséquent un sexe définitif à cocher sur les demandes administratives mais il resterait vraisemblablement stérile. Il sera privé de tellement de joies. Et qui voudra de lui comme prince charmant maintenant qu’on sait tous que c’est un garçon contrefait par la nature. Il avait le morale à zéro comme la coupe de cheveux qu’il s’était faite qui montre bien qu’il ne s’acceptait pas tel qu’il était. Comment pouvait-il donc espérer être accepté par les autres ?
La veille de l’opération la mère de notre cher Amir tapa à la porte de son fils pour le réveiller et l’emmener à l’hôpital où il passera la veille du jour J en observation. Mais personne n’ouvrait, elle força la porte et trouva une mare de sang tout prés du lit de son fils.
Toute affolée, elle emmena son rejeton d’urgence à l’hôpital où on lui confia dés le départ que son fils était déjà mort.
Il aura donc préféré se donner la mort par un coup de lame dans son poignet se vidant tranquillement de son sang et se libérant avec une célérité grandissante de ces regards qui refusent à tout être humain sa différence. Il avait eu tout simplement le tort de n’être pas comme ses amis. Il était COUPABLE. Il méritait bien ce qu’il lui est arrivé selon cette société maudite qui considérait sa mort comme un châtiment légitime face à l’accusation qui lui incombait.


P.S : La maladie est bien réelle. La haine de la société pour ces gens l’est tout aussi. L’histoire part de faits réels. Cette même réalité qui dépasse largement la fiction.

vendredi 6 juin 2008

L’Algérie, la grande !


On est le cinq juin. Premières journées ensoleillées d’un mois de juin qui s’annonce plus chaud que prévu. La journée s’écoule inéluctablement calme jusqu’à ce qu’en fin d’après midi, vers 17 heures deux détonations retentissent dans nos cœurs. Deux kamikazes se sont fait explosé dans l’est d’Alger, la ville martyre et plus exactement dans le quartier du Lido. « Où sommes-nous papa ? Nous survolons le ciel, mon fils ! », « Nous sommes des anges maintenant ! »
Le bilan fait état de trois morts et quatre blessés. Encore des êtres chers qui nous quittent. Encore des frères qui s’envolent gratuitement mais sûrement vers le paradis le plus proche. Je te plains mon Algérie, ma grande. La souffrance de 150 ans de colonisation fut grande mais pas autant que ton agonie face à tes propre fils qui t’attaquent sans répit. Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi ils te veulent du mal ? Pourquoi toute cette haine ?
Algérie ! Réveille toi ! Tu as tout ce dont rêverait un pays. Tu es belle et garnie de merveilles, tu as une histoire et tu as des hommes qui sont prêts à se sacrifier pour ta gloire.
Algérie je suis peiné de te voir ainsi ! Réveille toi ma belle ! Sèche tes larmes ! Il est temps que tu dessines sur les lèvres de tes fils le sourire qu’ils méritent !
Nous sommes tous solidaires de notre voisin meurtri par cette guerre civile qui ne veut toujours pas s’éteindre. Nous prions tous pour ton salut ma grande !

mercredi 4 juin 2008

Tête brûlée au 3ème degré

Sur les plages pourries d'Hammam-Lif et à cette heure tardive aucun être sensé n'ose s'aventurer. C'est surement pour cela qu'Ahmed s'était retrouvé seul à contempler cette mer-patrie. Tout fier, il écoutait le murmure des vagues qui ferait, sous peu, de lui un être riche, un homme comblé et surtout européen, un détenteur fortuné d'une grosse cylindrée. Mais à quel prix ? Ce voyage périlleux risquait bien entendu de lui coûter la vie. Mais il s'accordait à dire que sa vie à lui n'était pas vraiment cher payé pour se retrouver outre méditerranée... De toute façon, sous terre on vivait au chaud toute l'année, il ne pouvait vraiment pas en dire autant pour sa vie actuelle... Le décès était donc en soi, une ascension sociale, d'un certain angle. Pourtant, il avait la curieuse impression que sa mère ne saurait voir le monde sous cet angle là. Elle était la bouée de sauvetage, qui l'empêchait de se noyer dans l'océan de ses vicissitudes. Elle était vraisemblablement la seule à avoir foi en sa personne.L'émotion commençait à se faire sentir, quand il songeait que c'était peut-être la dernière fois que ses pieds sales s'enfonçaient dans ce semblant de sable. Mais la tristesse n'était pas au rendez-vous pour cette ultime étreinte avec son passé. C'était un peu son jubilé qu'il fêtait aujourd'hui. Il se devait alors de bannir toute mélancolie de son esprit. Après tout il en avait rêvé depuis sa tendre enfance. Et pour la première fois de sa vie il allait réaliser un rêve. Et même sa mère finirait sûrement un jour par comprendre sa démarche. Il s'imaginait déjà à s'exhiber le long des magnifiques plages siciliennes. Il frémissait même à l'idée qu'il serait accueilli quand il sera enfin arrivé par un panneau de bienvenue, écrit en italien,s'il vous plaît!L'appel à la prière interrompît soudain ses réflexions signalant aux fidèles que le temps de la première prière de la journée était venu. Il fît alors le triste constat qu'il n'allait sûrement pas retrouver cette spiritualité en abondance qui résonnait dans l'atmosphère de l'autre côté de la méditerranée.Il allait finalement sceller son destin. Devenir riche ou euthanasier définitivement sa souffrance.Un étrange sentiment lui faisait croire que la deuxième option était plus apte à se réaliser vu la guigne qui l'a toujours poursuivie.
Deux semaines plus tard,dans la rubrique des faits divers du plus grand journal du coin parût un article faisant état de 25 mort dans le large d'Hammam-Chott,le point de départ culminant de l'immigration clandestine tunisienne. Dans la liste des naufragés figurait le nom d'Ahmed qui avait raison de penser que la vie n'allait jamais lui sourire et aussi de croire que sa mère ne verrait pas les fait avec philosophie, surtout son cœur qui n'a su tenir face à l'annonce macabre. Ahmed repose actuellement bien au chaud dans l'immense cimetière d'el Jallez. A côté de lui sont allongés d'autres malchanceux qui ont vu leurs rêves trop fragiles pour tenir face à des vagues de 2 mètres de hauteur s'écarteler à jamais.


P.S: J'ai décidé de reposter ce texte qui était le premier que j'ai envoyé sur ce blog et qui n'a donc pas eu la chance d'être lu et pour parler encore plus de ce fléau surtout avec la sortie du court métrage Aéroport Hammam-Lif.

Court métrage: Aéroport Hammam-Lif


J'ai eu l'occasion d'admirer ce court métrage de 23 minutes réalisé par Selim Ben Chiekh qui a réussi à décrocher la médaille d'or en 2007 au FIFAK un festival national consacré aux films amateurs qui se déroule à Kelibia.
L'histoire comme son nom peut l'évoquer, c'est l'immigration clandestine, "El harka" pour les intimes.
Ce document est un véritable mode d'emploi pour ceux qui voudraient se diriger vers l'autre rive de cette mer qui nous sépare du "paradis". On y parle notamment de ces container où se cachent les "heureux élus" se retrouver après un périlleux voyage en Allemagne, en France ou ailleurs avec comme compagnons de galère des cartons, des oranges ou des dattes.
Selim, l'enfant du coin, a d'ailleurs donné la parole à ses jeunes qui veulent à tout prix quitter le pays et qui en attendant noient leur chagrin dans des bouteilles de bière fraîche assaisonnée avec des fruits secs.
On a eu droit à des images très émouvantes avec notamment ces gamins qui répondent à la question: "Veux tu brûler?" par un "naturellement" qui nous glace le sang. Quand on voit des anges qui n'ont encore rien vu de ce monde et qui rêvent déjà de partir, on se dit que ça cloche sûrement quelque part.
Pour le reste je vous laisse découvrir.
Ce documentaire sur fond de VHS Kahloucha a été à la hauteur de mess attentes. Moi qui l'attendais depuis plus d'une année maintenant.
Bonne continuation à ce jeune cinéaste amateur et on espère de le voir très prochainement dans d'autres productions.

mardi 3 juin 2008

GAZA , à la vie à la mort!


Je suis un enfant de GAZA. J’ai eu l’enchantement de voir toute ma famille sous les décombres de notre maison tombée en ruine après le passage de l’armée israélienne.

A quatorze ans j’étais le plus aîné de mes orphelins de frères et sœurs. J’ai quitté l’école pour pouvoir répondre aux exigences de la vie. Je travaille comme mécanicien. C’est en effet l’un des rares métiers qui rapporte encore quelques sous pour ne pas mourir de faim. Malgré tout à chaque fin de mois je suis obligé d’envoyer mon tout petit frère Hassan qui a huit ans demander l’aumône car il a une gueule de mendiant. D’ailleurs, même moi je n’arrive à lui refuser aucune requête tant il a cette capacité d’apitoyer les gens. Il faut dire qu’il a grandi dans la misère et que ce n’est finalement pas du cinéma.

Depuis mes débuts dans ce monde, j’ai choisi d’épouser la religion de la pierre. Je ne fais confiance ni au HAMAS ni à FATH ni à aucune institution d’ailleurs. Je m’en fous de savoir que le conseil de sécurité s’indigne de nous voir renfermé dans ce petit patelin. Ils n’ont jamais rien fait pour nous sauver du naufrage. Et maintenant je ne suis même pas sur que je vis encore.

J’ai comme hobbie principal de tirer des pierres en prenant pour cible des chars de « tsahal » et je me sens tellement fort quand je m’oppose à ce tas de mécanique invulnérable. Quand je réussis à toucher le véhicule, au meilleur des cas, j’arrive à laisser une égratignure sur une des portes ou sur le toit. Vous pourriez comparer cet effort monstre que je livre et ce risque impensable que je prends à la légende de Sisyphe tellement c’est chimérique de penser qu’on va arrêter la plus grande puissance militaire mondiale avec de simples calculs. Mais dans ma tête, c’est suffisant. Je ne crois plus en rien. Ni à la paix d’Itzhak Rabin, ni à la belle vie ni à ce monde. Je ne crois qu’en moi. Quand je me lève et que je fais face à ces chars, je sens le monde m’appartenir. Et même s’ils avaient la lâcheté de tirer, je ne serais qu’un mort de plus dans le registre des victimes de cette révolution perdue d’avance. C’est fou comme on a pu s’engager dans cette impasse tête baissée sans penser à l’avenir de ces bambins. Maintenant on y est jusqu’au coup. Personne n’est prêt d’en sortir d’ici la fin des temps. Vous me parlez de paix ? Il n’y aura jamais de paix. Je ne sais même pas ce que c’est. Je suis un enfant de la guerre. Ce sont les tirs de mortiers qui m’ont élevés et je ne vous garanti pas que je ferais bon usage de cette paix éventuelle. Je serais perdu ne sachant plus comment agir.

Ils pourront tous nous inhumer. Ils pourront déverser du napalm et carboniser nos corps, user de bombes à fragmentation, d’uranium et de tout ce qu’ils voudront. L’essentiel c’est que je ne quitterai jamais mon pays. Ma patrie la terre où ma famille, mes joies, mes peines et ma vie sont enterrées côte à côte.

dimanche 1 juin 2008

Je blogue à ma façon pour le grand maghreb


Je joins ma voix à celles de tous les bloggeurs tunisiens en ce jour bénit pour écrire un texte en faveur de cette union qu'on a toujours attendu et qu'on risque d'attendre encore pour longtemps.
Le principe est donc simple: Cinq pays adjacents qui se complètent: certains se démarquent par leurs ressources naturelles, d'autres par leur organisation exemplaire. I have a dream...
Je rêve de ce jour où je circulerai sans aucune contrainte de Tripoli à Nwadibou en Mauritanie en passant par la Tunisie, l'Algérie puis le Maroc.
En ayant vécu quelques années au Maroc, je m'étais imprégné de la culture marocaine. Je voulais tout savoir « d'eux »... J'achetais plein de magazines, de livres... J'écoutais leurs musiques. J’essayais toujours de comparer entre « Nous » et « Eux ». Je ne peux nier l’évidence que quelques différences caractérisent chacune de nos cultures. Mais la ressemblance reste troublante entre les deux frères marocain et tunisien. Tellement de blagues, de proverbes, d’expressions, de traditions de manières de voir et d’être qui dénotent de l’unicité de la provenance. On dirait même qu’on est dans le même pays mais dans des régions différentes. J’ai aussi côtoyé au Maroc des mauritaniens, et toujours la même constatation de cette proximité des traits culturels avec il faut dire plus de conservatisme (par exemple des métiers comme chanteur et footballeurs sont encore marginalisés et l’esclavagisme bien qu’aboli des échanges commerciaux reste encore présent dans les esprits).
Il m’a donc fallu de me passionner pour le groupe mythique de Nass el Ghiwane (gens de la errance) et leur inégalables« allah ya moulana » et « Sinia » entre autres, Abdelwahab Doukali et le rap marocain avec l’éternel Bigg comme chef de file. Je dévorais les magazines « tel quel » et « Nichane » pour ne citer qu’eux… j’ai adoré le cinéma marocain si fertile et si touchant avec notamment la symphonie marocaine, Marock et tellement d’autres…
Et ce serait pure injustice si je ne terminais pas mon texte en parlant de Marrakech la ville rouge avec ses palmeraies, son ciel bleu et sa montagne l’Okaimden visible au loin enneigé même pendant le mois de mai. Plus exotique tu meurs ! (Je maintiens quand même et toujours que le Boukornine reste la plus belle montagne au monde.)
C'est donc seulement après cela que j'ai commencé à réaliser que dans une certaine mesure
« nous » étions « eux ».
Bref, nous aspirons tous à voir cette parcelle de terre unie à jamais pour le bien de toute la communauté maghrébine ne perdant tout de même pas de vue que là haut ce n’est pas aussi facile. Les responsables n’ont pas tous eu la chance de comprendre que nous dérivons tous de la même mère et que sans union nous dériverions tous non pas de cet ancêtre commun mais vers un avenir tellement moins beau que prévu. Heureusement qu’il est permis de rêver particulièrement en ce jour de célébration. Vive l’UMA. I still having the same dream…

يالي تزمر... برا زمر



صادفت هذه الأيام مع فوز النادي الافريقي ببطولة هذا الموسم نادي الشعب والحاصل على آخر بطولة قبل أثناش سنة. تنجموا تتصوروا إذن فرحة أهل الصباغين بهذا اللقب إلي جاء بعد تعب كبير. وكالعادة رصاتنا نتحملوا في تزمير وصياح الجماهير الهائجة نهار ثم نهارين ثم جمعة كاملة و في الوقت إلي نكتب فيه في هذه الأسطر مازالت الأفراح قائمة.
هذه الظاهرة متاع التزمير ظاهرة متجذرة فينا منذ زمان ما يحلاش عرس من غير ما نراو "ألكورتيج" متاع الكراهب إلي ترافق كرهبة العروسة يزمر كما يحلو له.
وربما لو كان ما جاش فما هذا الإختراع العظيم راهم نسب الزواج طايحة أكثر بكثير ونسب الطلاق طالعة لأن البركة ما تنزلش على زواج لم يقم منذ البداية على التزمير.
هذا كلو يتعدى، فرحة العمر واللازم لازم. ولكن إلي قاعد يصير هذه الأيام مش مقبول جملة. منذ توا عامين ولا الشعب التونسي يرى أن العرس لم يعد مناسبة كافية باش يفتق فيها مواهبو في التزمير فولى كل ما فما مناسبة هكة ولاهكةينزل بكل أفرادو إلى الشارع وتبدى الأهازيج والناس تزغرد وشيء كبير . والمشكل الكبير حسب رأيي يتمثل في أنهم نفس العباد اللي يخرجوا يصيح بعد ما يربح النجم يخرجوو يزمرو كي تربح الترجي ولا صفاقس ولا حتى بنزرت. معنتها ولات الحكاية مرض على حالو. الناس الكل تشد رواحها وتبدى تستنى في النهار إلي يصير فيه هدف جميل ولا تماس باش تخرج تعيط.
أنا اليوم نطالب بحقي في أن يسعفنا الشعب الكريم بالسكات وانقصنا من الريق البارد والهيجة والكلب الفارغين. وأناشد مصنعي السيارات باش يقلعوا علينا هذه الأداة إلي ما تصلحش بمجتمع كيف متاعنا إلي إذا عمل حاجة يعيفك فيها.
مع إيماني العميق انو ما فما حتى مصنع كراهب باش يقرى هذه الأسطر وذلك لأسباب جغرإقتصادية بحتة.
أيا حمدلله على السلامة وانشالله هذاك حد البأس .

samedi 31 mai 2008

رجعنا

بعد طول غياب وبعد الشدة... رجعنا. يسخايبونا مشينا... وفينا... ردمونا مع الأيام.
أما هانا جينا و شكون يقدر علينا؟
قولوا للهمهاما هاني جيت. قولوا للجبل ذات القرنين إلي راني ما نعيشش من غيرو، إلي عمري ما نخليه. خليهم يطغاو ويهيجو مازالت الأيام ويعمل الله .

mardi 13 mai 2008

Mon ami le roublard... On ne dit pas "vieillard"!

Je m’insurge contre l’usage intempestif du nom « vieillard » en médecine. On sait tous la connotation dépréciative du suffixe « -ard » comme par exemple dans les adjectifs froussard, trouillard, vantard... (Et la liste est longue)
Mais on utilise quand même ce terme à outrance… Que ce soit dans des cas cliniques, dans des données épidémiologiques ou dans des polycopiés, vous trouverez toujours les vieux malmenés par ce suffixe dévalorisant comme si leur âge et leurs tares qui se décompensent n’étaient pas assez pour meubler leur vies tranquilles.
Rien que pour les aléas vécues, rien que pour cette brillante existence qui vire doucement vers l’ennui et au moins face à ce compteur qui affiche indécemment autant d’années, On se doit de virer le « -ard » définitivement de notre langage.
Je ne suis pas dupe non plus, je sais pertinemment que l’utilisation de ce mot relève plus d’un abus de langage que d’un mépris…
Faisons quand même un effort et reconnaissons notre tort…
Dans l’espoir qu’un jour, ce terme ingrat fasse à jamais partie de l’oubli…

Extrait du livre Inoubliable Hammmam-Lif de Tijani Azzabi


"Véritable bercail de religions et de nationalités différentes, juxtaposition étonnante de civilisations, Hammam-Lif était une ville viable, agréable, adorable.
Tout ce beau monde vivait en symbiose avec une nature prodigieuse qui les rassemblait en permanence avc leurs traits communs et leurs différences.La procastination aidant,les hammam-lifois avaient une certaine fureur de vivre paisiblement l'instant qui passe...
Quant au reste,on verra bien plus tard,inchallah!... les hammam-lifois surent, de tous temps, transformer leurs différences, notables pourtant,en de véritables fondations communes!
Selon Mr Mahmoud M'hirsi, il n'y avait pratiquement pas de vol dabs cette cité et lorsqu'un petit quelque chose disparaissait, le lendemain toute la ville en parlait, car à Hammam-Lif, ce genre d'évènements était plutôt rarissime!
la plupart des livres et documents consultés ne tarissent pas d'éloges sur cette merveilleuse cité qui a réussi à marier l'émeraude à l'opaline dans une ambiance intime,une ambiance crée en fait par des habitants nobles,bien dans leur tête,bien dans leur peau et bien dans leur espace.Même le temps ne s'empressait guère de raccourcir le bonheur des hammam-lifois dont la plupart faisait et font encore de bons vieux os!
"C'est dans cette plus belle baie du monde, sur le plus beaux des chapiteaux, que trois générations de migrateurs se sont chauffées au soleil, à flanc de BouKornine, comme des Romulus perdus mais bons à tout faire.(...) Dans cette merveilleuse cité,l'imprévoyance et le fatalisme ont fait bon ménage en inventant un bonheur particulier". C'est aussi là "qu'un beau jour, les esprits malins de cette méditerranée avait décidé de collecter les plus beaux échantillons du bassin.Ils ont puisé dans les villes de tous les rivages pour nous permettre de construire la ville des villes (Hammam-Lif)."
"Hammam-Lif offre ses sources chaudes qui jaillissent du flanc du BouKornine.Fort en honneur chez les romains,des thermes y étaient alors dédiés à Esculade.
Le palais d'hiver, résidence du Bey,renferme des piscines.Un établissement thermal modeste, mais,moderne,est accessible au public. Le village bien abrité des vents du Sud constitue aussi un admirable séjour d'été par sa plage au sable fin très étendue.
L'ascension, facilitée par une route carrossable, du sommet du BouKornine ne sera point regrettée du voyageur.
Un panorama magnifique récompensera sa promenade sous un bois de pins et d'autres essences variées qui ont transformé très heureusement depuis un demi-siècle une montagne aride en un superbe massif éternellement vert. Du haut de la montagne de Bâl,le paysage s'étend vers l'Ouest et le Sud à perte de vue sur la plaine où les bois d'oliviers,d'orangers et de figuiers succèdent aux vignes. "


Inoubliable...Hammam-Lif! de Tijani Azzabi



Ce livre est disponible dans plusieurs librairies de H-Lif, si vous êtes intéressés... Un livre à lire absolument pour les adorateurs de la ville beylicale.

dimanche 11 mai 2008

قالك شنوا كنت نكون ؟

قبل كل شيء نحب نشكر بصفة خاصة الطفلة ضحى والسلط المعنية وزادة إلي ما يهمهاش
...إن كنت شجرة فما هي ؟ زيتونة فارعةٌ جذورها... ما يحركهاش الزمان...
إن كنت أكلة فما هي ؟ صحين كفتاجي إلي ينجم يكون خير سفير لتونس في أي بلاد في العالم
ان كنت زهرة فما هي ؟ زهرة السيكلمان رمز من رموز الهمهاما وجبال بوقرنين.
إن كنت قرية او دشرة او حارة فما هي؟ الهمهاما بالطبيعة... مدينة البايات سابقاً... و أحلى بر في تونس كلها...
ان كنت قصيدة فما هي؟ قصيدة الشابي إلي يقول فيها:
سوف أتلو على الطُّيور أناشيدي، وأُفضي لها بأشواق نَفْسي
فَهْي تدري معنى الحياة ، وتدري أنّ مجدَ النُّفوسِ يَقْظَة ُ حِسِّ
ان كنت شخصية تاريخية فمن تكون؟ الحبيب بورقيبة
ان كنت شخصية خرافية فمن تكون؟ غول لا يتقيد بزمان ولا مكان
ان كنت شخصية قصصية فمن تكون؟ دون كيشوط...
ان كنت حيوانا فما هو؟ أسد... آهوكا ديما راكش وقالوا شنوا ملك الغابة...
ن كنت حليا فما هو؟ نكون سلسلة ذهب في رقبة أحد ولاد حمام الأنف إلي حرقوا إلى جينوفا...
ان كنت لباسا فما هو؟ نكون سروال بالقندليسة لأنه إلى يومنا هذا لم يتم إكتشاف سروال ارتاح منو...
ان كنت رائحة فما هي؟ نكون ريحة البلاد إلي ما تشمها حقاً إلا إذا غابت عليك ورجعتلها بعد غياب طويل.
ان كنت موقعا؟ نكون قصر الباي في حمام الأنف إلي تم إهماله بعد الإستقلال عوض أن يصنف كمعلم أثري...

نوجه بدوري الدعوة إلى كل من: مهدي
لا بانتار روز
قنزو،

jeudi 8 mai 2008

نزار ولا غير نزار



من أجمل القصائد وأكثرها تأثيراً رغم أنها موش معروفة برشة هذه القصيدة للشاعر الكبير نزار قباني إلي يحكي فيها على إبنو توفيق إلي توفى الله يرحمه عندما كان في بداية المشوار في دراسة الطب... و بالمناسبة نشكر زميلتي فاتن إبنة السودان البارة إلي عرفتني بهذه الأبيات الجميلة... وخرجتني ولو بقدر من الظلمات إلى النور
"


إلى الأمير الدمشقي توفيق قباني

مكسرة كجفون أبيك هي الكلمات..
ومقصوصة ، كجناح أبيك، هي المفردات
فكيف يغني المغني؟
وقد ملأ الدمع كل الدواه..
وماذا سأكتب يا بني؟
وموتك ألغى جميع اللغات..
2
لأي سماء نمد يدينا



ولا أحدا في شوارع لندن يبكي علينا..


يهاجمنا الموت من كل صوب..


ويقطعنا مثل صفصافتين


فأذكر، حين أراك، عليا


وتذكر حين تراني ، الحسين


3


أشيلك، يا ولدي ، فوق ظهري


كمئذنة كسرت قطعتين..


وشعرك حقل من القمح تحت المطر..


ورأسك في راحتي وردة دمشقية .. وبقايا قمر


أواجه موتك وحدي..


وأجمع كل ثيابك وحدي


وألثم قمصانك العاطرات..


ورسمك فوق جواز السفر


وأصرخ مثل المجانين وحدي


وكل الوجوه أمامي نحاس


وكل العيون أمامي حجر


فكيف أقاوم سيف الزمان؟


وسيفي انكسر..


4


سأخبركم عن أميري الجميل


سأخبركم عن أميري الجميل


عن الكان مثل المرايا نقاء، ومثل السنابل طولا..


ومثل النخيل..


وكان صديق الخراف الصغيرة، كان صديق العصافير


كان صديق الهديل..


سأخبركم عن بنفسج عينيه..


هل تعرفون زجاج الكنائس؟


هل تعرفون دموع الثريات حين تسيل..


وهل تعرفون نوافير روما؟


وحزن المراكب قبل الرحيل


سأخبركم عنه..


كان كيوسف حسنا.. وكنت أخاف عليه من الذئب


كنت أخاف على شعره الذهبي الطويل


... وأمس أتوا يحملون قميص حبيبي


وقد صبغته دماء الأصيل


فما حيلتي يا قصيدة عمري؟


إذا كنت أنت جميلا..


وحظي جميلا..


5


لماذا الجرائد تغتالني؟


وتشنقني كل يوم بحبل طويل من الذكريات


أحاول أن لا أصدق موتك، كل التقارير كذب،


وكل كلام الأطباء كذب.


وكل الأكاليل فوق ضريحك كذب..


وكل المدامع والحشرجات..


أحاول أن لا أصدق أن الأمير الخرافي توفيق مات..


وأن الجبين المسافر بين الكواكب مات..


وأن الذي كان يقطف من شجر الشمس مات..


وأن الذي كان يخزن ماء البحار بعينيه مات..


فموتك يا ولدي نكتة .. وقد يصبح الموت أقسى النكات


6


أحاول أن لا أصدق . ها أنت تعبر جسر الزمالك،


ها أنت تدخل كالرمح نادي الجزيرة، تلقي على الأصدقاء التحيه،


تمرق مثل الشعاع السماوي بين السحاب وبين المطر..


وها هي شفتك القاهرية، هذا سريرك، هذا مكان


جلوسك، ها هي لوحاتك الرائعات..


وأنت أمامي بدشداشة القطن، تصنع شاي الصباح،


وتسقي الزهور على الشرفات..


أحاول أن لا أصدق عيني..


هنا كتب الطب ما زال فيها بقية أنفاسك الطيبات


وها هو ثوب الطبيب المعلق يحلم بالمجد والأمنيات


فيا نخلة العمر .. كيف أصدق أنك ترحل كالأغنيات


وأن شهادتك الجامعية يوما .. ستصبح صك الوفاه!!


7


أتوفيق..


لو كان للموت طفل، لأدرك ما هو موت البنين


ولو كان للموت عقل..


سألناه كيف يفسر موت البلابل والياسمين


ولو كان للموت قلب .. تردد في ذبح أولادنا الطيبين.


أتوفيق يا ملكي الملامح.. يا قمري الجبين..


صديقات بيروت منتظرات..


رجوعك يا سيد العشق والعاشقين..


فكيف سأكسر أحلامهن؟


وأغرقهن ببحر الذهول


وماذا أقول لهن حبيبات عمرك، ماذا أقول؟


8


أتوفيق ..


إن جسور الزمالك ترقب كل صباح خطاك


وإن الحمام الدمشقي يحمل تحت جناحيه دفء هواك


فيا قرة العين .. كيف وجدت الحياة هناك؟


فهل ستفكر فينا قليلا؟


وترجع في آخر الصيف حتى نراك..


أتوفيق ..


إني جبان أمام رثائك..


فارحم أباك...

"

samedi 3 mai 2008

La mi-temps des spectateurs



On dit toujours que la première mi-temps est celle des joueurs et que la deuxième dénote de l’emprunte de l’entraîneur. Cette semaine ce qu’on a vu à El Fahs dépasse l’entendement. Il ne s’agissait en effet, ni de l’une ni de l’autre mais de la troisième mi-temps… Celle où les météorites s’abattent sur la planète terre… Celle où les pare-brises se fracassent à la pelle… Celle où les images sont dignes de la Fallouja

Je rappelle bien sûr que le match en question était un derby qui opposait l’Union de Makther à l’Etoile de el Fahs et durant lequel la rivalité et les duels musclés livrés sur le terrain en début de partie se sont continués même après le coup de sifflet final de l’arbitre en dehors du terrain et même dedans… Ils ont tout cassé tout anéanti… Ils n’ont rien laissé… Ni le camp n’a pu résister… Ni le banc des remplaçants n’a su garder sa posture habituelle… Ni même les voitures des particuliers qui étaient venus assister tout simplement à un match de foot.

La bêtise humaine a encore frappé… Et hélas, cette dernière fois, elle a frappé en force.

La sentence tomba quelques jours plus tard avec des interdictions d’exercer pour bon nombre de joueurs et de (ir)responsables. Je ne sais pas vraiment si c’est une décision suffisante face à l’ampleur de « la guerre » à la quelle on a assisté.

Le stade qui s’était transformé en arène pour l’occasion nous mène à nous poser plein de questions à propos du football en Tunisie et de la banalisation de ce genre d’actes dans nos stades…

Pas une saison ne s’écoule sans que la violence n’élise domicile dans les cœurs de supporters ou de joueurs inconscients de ce qu’ils projètent comme image à ceux qui n’avaient rien de mieux à faire que de regarder le résumé de leurs match à la télé.

Pourquoi toute cette haine ? Pourquoi tout cet acharnement ? Ce n’est pas seulement une question d’argent vu que les sommes mises en jeu dans le derby des deux équipes de D3 (Makther et el Fahs) n’étaient pas faramineuses et pourtant les pierres qu’ils se lançaient étaient bien réelles et les dégâts occasionnés bien plus importants que tout les budgets de ces clubs réunis.

Il est vrai que je suis amoureux fou du sport le plus populaire dans le monde mais ce que je suis en train de voir n’a rien à voir avec le football… C’est plutôt un sport de combat sans normes ni lois et il faut dire, dans toute ma vie, je n’ai jamais été fan de ce genre de jeux…

jeudi 1 mai 2008

العيد العالمي للبطالة


فما عيد الإستقلال وفما عيد الشهداء وعيد الشجرة وحتى السيدا عملولو عيد تبركاً بإسمه الغالي ثمناً ومقاماً... أما أقوى عيد على الإطلاق وبدون حتى منازع ولا لغة خشبية يبقى عيد الشغل أو ما يعبر عنه بصفة أفضل وأدق بعيد البطالة... و هو في حد ذاتو حركة نبيلة من إلي طلع بهذه الفكرة لأنها تخلينا نفكر ولو مرة واحدة في العام في الناس إلي ما حالفهمش الحظ أو الحالة الكلبة باش يعثرو على عمل يليق ولا حتى ما يليقش...
وفي الحقيقة مفهوم البطالة هذا يتعدى تماماً المعنى اللفظي متاعو ليشمل شريحة أكبر وأهم بكثير من المجتمع التونسي، إلي على الورق تخدم و تخلص و لكن ماهي قاعدة تعمل في حتى أدنى شيء وانما قاعدة فقط في إنتظار التقاعد. إذن هذا العيد الكريم موجه في الأصل لعدد غفير جداً من المجتمع التونسي وكيما في جل أعيادنا نحتفلو بطريقتنا الخاصة (مرة كسكسي ومرة عصيدة ومرة ملوخية...)، فإني نتوجه بصفة خاصة للشعب التونسي بفكرة متواضعة انشالله تلقى إعجاب كل الشرائح والطبقات ألا وهي أن يشترك الجميع في هذا اليوم السعيد بشرب الإكسبريس والكابوسان بصفة تليق بشعب يصنع في البطالة بكميات تخولو باش يصدر منهم شوية للوخيان في الضفة الأخرى من المتوسط... وزادة ماذا بينا نركزو على لعب الورق من صنف الرامي أو ألبولوط حتى نعيشو ولو ليوم واحد قدر صغير مما يعيشه برشة ناس إلي حياتهم خالية تماماً من أي نكهة للعمل...
أيا عيدكم مبروك وانشالله كل عيد شغل وانتوما شادين خدمة!