Les fidèles du Boukornine

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mardi 13 avril 2010

La mascarade du siècle



Ce qui s’est passé hier au stade d’el Menzah est venu entacher à jamais l’histoire du football tunisien.
On n’a de cesse de nous narguer quant à notre incapacité à battre l’Espérance depuis plus de 25 ans et à notre présumée allégeance historique vis-à-vis du club de Beb Souika.
La réponse vous l’avez maintenant :
Il est visiblement interdit que le CSHL triomphe face aux « sang et or » et cela dépasse largement le domaine footballistique.

Revenons au match, qui en lui-même fut exemplaire de la part des protégés de Gérard Buscher.
Des gladiateurs qui ont su défendre corps et âme les couleurs de la ville mythique d’Hammam-Lif en dignes héritiers des Sleh Bey, Ali Chehimi, Chiarenza, Ali Zegouzi et autres légendes du CSHL.

Une première mi-temps pleine de joie, de rebondissements et d’abnégation qui s’est soldée par trois buts exceptionnels dont un doublé de Maatouk et un but de Saber Khelifa.

Suite à ces trois buts, l’EST semblait assommée, nous pensâmes à tort que nous tenions notre match.
C’était sans compter sur la sauvagerie du public espérantiste et sur les manigances d’un club dont nous pensions le plus grand bien.

Maher Kanzari qui opère un marquage strict sur le juge de touche, Faouzi Benzarti qui insulte tout le corps arbitral et qui fait intrusion sur la pelouse dés que ce geste impardonnable lui semble justifié.

Le public espérantiste déchainé, insatisfait de la prestation de son équipe le fait savoir à coups d’objets volants non-identifiés en direction de la police.
Les forces de l’ordre interviennent pour ramener le calme et là tout s’enchaine.

Un jeune supporter espérantiste descend sur le terrain pour déstabiliser l’adversaire avant d’être neutralisé.

Premier but espérantiste précédé d’une main indiscutable de Michael Eneramo, non signalée par un Laguem hésitant, sifflant totalement en faveur de l’EST n’ayant pas pu digérer les menaces des dirigeants espérantistes dans les vestiaires.

Puis le deuxième but vient jeter une pression énorme sur nos gladiateurs à qui on refuse même le principe de battre l’espérance.
Le sentiment d’injustice est énorme. N’avons-nous donc pas le droit d’avoir notre heure de gloire ? Notre quart d’heure au soleil quand l’adversaire se prénomme Espérance ?

Cette impression est ensuite consolidée par un fait exceptionnel dans notre championnat. On vient de couper le courant et d’éteindre les projecteurs du stade d’el Menzah.
Peut-être pour donner l’occasion à l’espérance de souffler, un temps-mort nécessaire pour achever les rêves innocents et trop candides d’une équipe hammamlifoise qui donne sans compter.
Curiosité, les commanditaires de cette opération ont oublié de stopper l’alimentation du nouveau panneau publicitaire animé.

Non ! Le stade d’el Menzah ne se trouve pas à Conakry ! Oui ! La Tunisie est un état de droit !
Mais le championnat tunisien est ainsi fait pour servir les riches et aliéner davantage les moins riches.

Le jeu reprend après un bon bout de temps.
L’espérance égalise par un but précédé d’un hors-jeu encore une fois indiscutable. Mais le juge de touche n’a pas vu ou a simplement omis de voir.

On cède parfois aux intimidations, laissant de côté ses principes et crachant sur l’honneur de ces « petites équipes »…

Pour couronner le tout, l’arbitre ajoute six minutes à l’Espérance pour qu’ils puissent enfin s’imposer.
Dommage pour eux nous résistâmes jusqu’au bout.
Parce qu’un gladiateur meurt mais ne se rend jamais.
Parce qu’un hammamlifois est une personne digne avant tout.
Tout le monde songeait un match gala qui opposait l’Espérance à son filleul le Club Sportif d’Hammam-Lif.
Mais il se trouve qu’on adore jouer aux trouble-fêtes.
Que tout le monde sache à présent qu’on n’a de religion à part le Boukornine, que les seules couleurs que nous tolérons sont le vert et le blanc et que notre seul slogan demeurera à jamais « vive le CSHL ! »


P.S: Je viens de publier cet article sur le site officiel du CSHL.

lundi 21 juillet 2008

عنا البوقرنين جيبو أمريكا



في يوم 10 أوت إنشالله سوف تعطى صافرة بداية البطولة الوطنية المحترفة للموسم الجديد بما فيه من لكم وضرب مبرح وطرد ومقابلات بدون حضور جمهور وأعمال عنف شديد وإنعدام للروح الرياضية... وزادة باش ما نظلموش الناس، شوية كرة قدم.
الهمهاما كيما كل موسم تحسها داهمة على جبل بقدومة نظراً لموارد المدينة الضعيفة وإلي نذكركم تتقتصر على تحركات سكانية ليلية نحو بالرمو أو جينوفا أو غيرهم على متن سفن غير مريحة بالمرة وشوية بطاطا وشوية قناريا إلى جانب، والحق يقال مزروعات كبيرة من النعناع موجودة رغم كل الغرابة على حافة ميدان الملعب البلدي بحمام الأنف.
حسب آخر الأخبار المنجي بحر باقي على رأس النادي. وما نكذبش عليكم حبيتو يمشي خاطرني لتوة ما هظمتش إنتقال العربي الماجري حارسنا الكبير إلي علقنا عليه آمال كبيرة وإلي تباع بإخ تف للترجي ومن دون ما يعلم حتى حد.
المدرب العائد رضا عكاشة لاهي بالأمور الفنية ونتمناولو باش بعد الجولة السادسة يكون مازال حاضر.
بعد ما مشى الحارس العملاق محمد الزوابي إلى حمام سوسة جبنا من النادي الإفريقي الحارس القصير والموش دوني أنيس الزيتوني.
سينون انتدابات بودورو قادمين من فرق بودورو من أعماق الدنيا.
المهم مشينا حجزنا بطاقة علاج في إنتظار الكارطة متاع الجمعية وبقدرة ربي رغم الفلوس إلي ما عناش والفاتورات إلي موش خالصة والإنتدابات التي لا تستحق الذكر ستظل الهمهاما صامدة شامخة كشموخ الجبل المطل على بحرها.
وانشالله السنة نطلعوا برشة ملاعبية من فروخنا باش كي العادة نعقدو برشة جمعيات وما نطيحوش وعلاش لا نهزو حتى كويس صغير كان موش متاع تونس متاع تاي والا كابوسان موش مشكلة.

mercredi 9 juillet 2008

Le prince Si Slaheddine Bey

photo de Lamine Bey (le père de Slaheddine Bey)


Comment parler d’Hammam-Lif sans faire l’éloge de ce personnage emblématique de la ville ?

Ce fils de Lamine Bey était passionné de sport et particulièrement de football et en meneur d’homme invétéré il avait su conjuguer les talents de jeunes venus de toute part pour former l’une des équipes les plus redoutables qu’ait jamais connu la Tunisie à savoir le CSHL des années quarante et cinquante.

Si Slah avait alors instauré les premiers bourgeons du professionnalisme au pays, même si plus de soixante ans après, on n’en est pas vraiment très loin. En effet, il fut le premier à faire des entraînements une activité biquotidienne. Il fut aussi un avant-gardiste en ramenant des joueurs étincelants dans leurs pays d’origine comme le libyen Ali Zegouzi ou le maltais Fanfan Cassar à titre d’exemple. Il y mettait les moyens, les résultats avaient suivi, naturellement.

Ce qui a sûrement compté dans les deux médailles ramenées aux JO de 1964 et de 1968 par la Tunisie. Il avait littéralement révolutionné le sport dans le pays de l’harissa.

Mais comme le succès attise toujours l’envie des plus faibles. Les mauvaises langues n’en demandaient pas autant pour se lancer.

On n’avait eu aucun scrupule à cracher sur l’histoire et à transgresser toutes les règles pour catapulter le grand homme dans le box des accusés. On affirmait qu’il usait de moyens peux orthodoxes pour arriver à ses fins et qu’il avait même un pistolet qu’il posait impunément sur la tempe de tous ceux qui avaient la mauvaise idée d’essayer de le freiner dans sa conquête du football tunisien.

Heureusement que les chiens ont aboyé et que la caravane est passée et qu’elle passera toujours par la grâce de dieu.

Après l’indépendance, Bourguiba, pris dans un élan de vengeance personnelle, a jeté Lamine Bey et son fils Slaheddine en prison. Dans une des pages de l’histoire moderne de la Tunisie dont on est le moins fier.

Slah Bey s’en était sorti avec la dignité des grands hommes.

Plus tard, en 2001, quand le CSHL a inauguré par la meilleure des manière le Stade de Radés en privant l'ESS d'un sacre qui leur semblait acquis d'avance. Les joueurs et dirigeants de l'époque dans un geste digne de la grandeur d'âme de cette ville avaient ramené la coupe au domicile de Slah Bey qui était alors mourant depuis quelques temps déjà. Une image qu'on n'oubliera pas de sitôt, celle du Bey heureux de voir l'objet de sa passion encore au rendez-vous même après des décennies de vaches maigres.

Pour nous et pour tous les sportifs et historiens objectifs « si Slah » demeurera toujours un homme qui a marqué son époque et la moindre des reconnaissances pour la ville d’Hammam-Lif serait de donner son nom au stade municipal.
En tout cas, il n'y a pas de mal à espérer.

lundi 10 mars 2008

Hamhamiste jusqu’au bout !

Quand la vie nous entraîne dans ces vicissitudes, rien de tel finalement, que de se passionner pour n’importe quoi, pourvu que l’on aboutisse à l’effet escompté à savoir faire taire son spleen pour ne jamais perdre le sourire de tous les jours.

Ma passion à moi a toujours été le Club Sportif d’Hammam-Lif. Un club au passé glorieux et au présent livide.

Dés mon jeune âge, on m’a inculqué les clichés à sortir à chaque fois que l’on me reprochait de supporter un club du bas de tableau du genre : « Nous avons instauré le professionnalisme en Tunisie », « Nous sommes le premier club à avoir représenté la Tunisie dans une compétition internationale (Coupe d’Afrique du Nord) », « en 1953, nos avons battu l’Etoile du Sahel par huit buts à zéro »…

Après l’indépendance, mon club n’a récolté que deux titres de coupe de Tunisie. Et les années de vaches maigres se suivent et se ressemblent. Et au début de chaque saison, au moment de se procurer son abonnement, on se demande vraiment si le club ne devrait pas fournir à tout supporter ayant le courage de s’abonner une carte de soins gratuits dans la plus proche des institutions médicales. Car il faut le reconnaître, les matchs de mon équipe sont souvent à caractère hyperglycémiant et parfois même dyslipémiant.

Quand les autres équipes faisaient des recrutements de l’ordre des millions de dinars, nous les faisions à des centaines de dinars. Tel est le cas de la vedette actuelle Anis Ben Chouikha qui a été échangé avec l’équipe voisine d’Ez-Zahra contre des équipements sportifs.

Néanmoins ma vie de fervent supporter n’en est pas tranquille pour autant. La course au maintien a toujours occupé une grande partie de ma pensée. Il fallait toujours s’enquérir en plus du résultat de l’Olympique de Béja et de la jeunesse sportive kairouanaise. Et à la fin de la saison, on savait enfin si on allait enfin respirer tout en espérant que la prochaine saison allait être meilleure, ou alors pousser un long soupir et déprimer pendant tout l’été juste à l’idée de penser qu’on allait côtoyer les Djebel Jloud, Ariana et compagnie.

J’ai toujours regardé les grands matchs de la saison avec beaucoup d’objectivité et non moins de désintéressement vu que je n’étais jamais concerné par les grands rendez-vous. Mon équipe joue presque toujours le maintien et à force mes nerfs lâchent bien souvent.

J’aurais bien pu choisir comme le plus commun des mortels de supporter un club qui gagne, un club qui joue pour les titres… Mais mon cœur a toujours penché pour la couleur verte, et j’ai toujours préféré le Chalet Vert à « Kobbet el hwé », j’ai toujours admiré cette équipe sympathique qui vivait au jour le jour et qui n’avait d’ambitions que de jouer. La relégation me fait peut-être souvent faire des cauchemars mais chacun sa dimension et ses aspirations.
Vive le CSHL !