Les fidèles du Boukornine

Affichage des articles dont le libellé est tunistan. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tunistan. Afficher tous les articles

dimanche 24 avril 2011

Tunistan 2050



Assalamou alaykom !
A tous mes frères et sœurs qui ont choisi le chemin du Très-Haut, passez votre chemin en paix et à tous les autres, il est écrit que je vous combattrai jusqu'à la dernière goutte de sang qui circulera dans mes veines.
Ce jour est le mardi 19 Joumada Awal, un jour ensoleillé par la grâce du miséricordieux.

Je sors de chez moi à l'instant après avoir utilisé de l'écorce de noyer, plus connu sous le doux nom de Souak pour blanchir mes dents et imprégner ma bouche d'une magnifique haleine. C'est la méthode ancestrale, celle de l'homme le plus complet que cette terre ait pu porter. Je cite le prophète Mohammed, messager de Dieu.

Je porte une djellaba. J'adore cet habit. Au départ, quand Ennahdha au pouvoir depuis presque un demi-siècle ont imposé aux hommes de la porter, je n'étais pas très convaincu. Maintenant, je  commence à apprécier.
Mis à part que la djellaba est parfois trainée dans la boue par temps pluvieux et cela  cause quelques désagréments à nous autres, pieux qui vont dans les mosquées cinq fois par jour au minimum.

Je dis au minimum, parce que les mosquées ne ferment plus leurs portes. On peut y aller à tout moment.
Pour lire le coran, discuter, implorer Dieu ou se reposer. Certains viennent même y manger. Mais le plus clair de notre temps on le passe à discuter de politique et des moyens dont on pourrait user pour contrer la franc-maçonnerie internationale dans son projet planétaire diabolique visant à éloigner les Hommes de la religion de Dieu, l'islam.

Cela fait des décennies qu'il n'y a plus de football en Tunisie. Le sport, véritable opium du peuple a été banni des stades devenus depuis, le lieu de rendez-vous hebdomadaire  incontournable où l'on vient à souhait assister non sans délectation à la lapidation d'une femme infidèle ou à la décapitation d'un meurtrier ou à une autre partie du corps qui vole en éclats à la mesure de la décadence de leur détenteur.

J'ai un voisin qui s'est avant hier aventuré, que l'enfer l'héberge à jamais, à parler à une fille qu'il ne connaissait pas dans la rue. Elle qui se protégeait de ce genre d'énergumènes en portant le niqab, n'était tout de même pas à l'abri de ces âmes malades.
Le voisin en question qui est au passage un jeune de 19 ans a été émasculé par un groupe de frères qui veillent au grain face à cette menace de débauche qui tente vainement, par la grâce divine, de mettre à mal tous nos efforts révolutionnaires islamiques bénis de Dieu depuis un certain 14 janvier où notre guide spirituel Rached Ghannouchi a chassé de ce pays qui est le nôtre, le sanguinaire Ben Ali qui nous torturait dans son "septième".

Aujourd'hui, nous vivons dans un havre de paix où l'alcool est strictement interdit ainsi que le tourisme. Ce n'est pas que l'on soit xénophobes... Mais le tourisme a le méfait de pulvériser les principes. Et notre religion n'est pas à vendre pour une somme misérable en devise.

Nous sommes tous devenus depuis, des agriculteurs. Nous semons, nous récoltons, nous cultivons. Nous vivons bien.
Il reste, cependant, encore des rats qui vendent l'alcool au marché noir. Mais machaâllah, dés qu'on en attrape un, il paie pour tout le monde. Le dernier en date, c'est Larbi qui sous-couvert d'une barbe,  vendait à ces dépravés ce poison prohibé par Dieu et son prophète.
Il a été corrigé par une balle en pleine tête en pleine rue par la brigade des mœurs. Qu'il pourrisse en enfer !

Par ailleurs, la femme tunisienne a repris sa place habituelle au sein de la société. En d'autres termes, elle reste chez elle, elle s'occupe des enfants, elle prépare à manger, elle fait la vaisselle... En bonne mère de famille.
C'est à elles qu'on devra la renaissance du monde arabomusulman. Ce sont elles qui donneront un jour naissance au prochain Salaheddine.
Elles sont de ce fait dispensées d'études et de travail.
Quand elles sont dans leurs foyers. Les femmes sont autorisées à quitter leurs beaux niqabs même si dans la religion de Dieu, les oulamas se sont accordés à dire que c'est haïssable.
C'est à dire qu'il est préférable qu'elle le garde 24/24. Il est vrai que pour faire pipi, ce n'est pas la joie.
Mais Dieu nous gratifie de "hasanat" à mesure que l'on donne de soi.


Il n'y a plus de musique mis à part les anachids, plus de cinémas sauf les films de propagande, plus de Nouri Bouzid, plus de Moufida Tlatli, plus de sales mécréants qui nous foutent la honte devant nos voisins musulmans...

On a aboli la médecine moderne et concentré nos efforts sur les méthodes de guérison par le coran et la méthode du prophète qui vise à guérir tous les maux par la saignée connue du temps de Sayedna Mohammed sous le terme "Hijama".

C'est le bonheur ! L'identité retrouvée !

Je n'oublierai jamais un certain 24/7/11 date à laquelle Dieu a permis à ses fidèles de s'emparer du pouvoir face à des laïques renégats de la pire des races qui n'avaient d'yeux que pour l'occident.
Mais Allahou akbar ! Gloire à l'islam ! Vive notre éternel guide spirituel : Rached Ghannouchi Al Afghani !